Par Fériel Berraies Guigny. Paris
Après son premier roman, Le Ventre de l’Atlantique, en 2003, Fatou Diome, auteur sénégalaise vivant en France depuis 1994, revient avec Kétala. Fatou Diome est née en 1968 à Niodior, une petite île du Sénégal. Elle vit actuellement (2006) en France, à Strasbourg.

Au Sénégal, le Kétala c'est le partage de l'héritage. Quand un proche meurt, toute la famille se réunit et se partage ses biens. Mémoria n’est plus mourir, et ses meubles attristés, se remémorent la vie de leur ancienne patronne. Récit original et émouvant qui fait parler les objets. Masque, Montre, Mouchoir ou encore Canapé, qui retracent les moments vécus de celle qui n’est plus.
A travers les mots de Fatou Diome, on y croit presque et le charme opère. L’auteur a trouvé les mots et les descriptions sonnent juste. A travers les souvenirs de tous ces objets et donc de la vie de Mémoria, Fatou Diome traite de sujets divers mais non moins importants, du mariage, de l'immigration, de l'amour et de ses désillusions, des liens aliénants de la famille qui poursuivent jusqu'après votre mort.
"Lorsque quelqu'un meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles".
Cette citation nous émeut et nous fait réfléchir sur le temps qui passe et le vide inexorable qui nous attend.
"objets inanimés avez-vous donc une âme ? » voici une question que nous ne manquons pas de nous poser avec ce livre.
Histoire : Après la mort de Mémoria, sa famille décide de procéder, comme l’indique la tradition musulmane, au partage de ses biens, le Kétala. C’est alors que les meubles et les objets familiers de la défunte décident de lui rendre un dernier hommage avant leur éparpillement. Pendant les cinq jours et les six nuits qui les séparent de la cérémonie, ils vont donc reconstituer par la parole, la mystérieuse vie de leur maîtresse tant aimée.
Extraits du livre
La première phrase
Tout est propre : dans la chambre, le lit n'était pas défait. Dans la salle de bain, la brosse à dents penchait encore sa tête hors d'un verre mauve.
Morceau choisi
- Bon, ça va, Montre, épargne-nous ton escapade littéraire et laisse-moi continuer.
- Je te signale que je répondais à ta question ; il faut toujours que je fasse l'encyclopédie ici. N'est-ce pas, chère Coumba Djiguène ?
- Voyons, Montre, pas de familiarités, épargne-moi ton affection simulée.
- Dites-nous, ma chère Coumba Djiguène, intervint Masque, cette Tamara, était-ce en réalité une femme ou un... ?
Crédit :
Article de Presse : Courtesy of Fériel Berraies Guigny
First Sun International. Paris
Firstsuncommunication@gmail.com

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr
Après son premier roman, Le Ventre de l’Atlantique, en 2003, Fatou Diome, auteur sénégalaise vivant en France depuis 1994, revient avec Kétala. Fatou Diome est née en 1968 à Niodior, une petite île du Sénégal. Elle vit actuellement (2006) en France, à Strasbourg.

Au Sénégal, le Kétala c'est le partage de l'héritage. Quand un proche meurt, toute la famille se réunit et se partage ses biens. Mémoria n’est plus mourir, et ses meubles attristés, se remémorent la vie de leur ancienne patronne. Récit original et émouvant qui fait parler les objets. Masque, Montre, Mouchoir ou encore Canapé, qui retracent les moments vécus de celle qui n’est plus.
A travers les mots de Fatou Diome, on y croit presque et le charme opère. L’auteur a trouvé les mots et les descriptions sonnent juste. A travers les souvenirs de tous ces objets et donc de la vie de Mémoria, Fatou Diome traite de sujets divers mais non moins importants, du mariage, de l'immigration, de l'amour et de ses désillusions, des liens aliénants de la famille qui poursuivent jusqu'après votre mort.
"Lorsque quelqu'un meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles".
Cette citation nous émeut et nous fait réfléchir sur le temps qui passe et le vide inexorable qui nous attend.
"objets inanimés avez-vous donc une âme ? » voici une question que nous ne manquons pas de nous poser avec ce livre.
Histoire : Après la mort de Mémoria, sa famille décide de procéder, comme l’indique la tradition musulmane, au partage de ses biens, le Kétala. C’est alors que les meubles et les objets familiers de la défunte décident de lui rendre un dernier hommage avant leur éparpillement. Pendant les cinq jours et les six nuits qui les séparent de la cérémonie, ils vont donc reconstituer par la parole, la mystérieuse vie de leur maîtresse tant aimée.
Extraits du livre
La première phrase
Tout est propre : dans la chambre, le lit n'était pas défait. Dans la salle de bain, la brosse à dents penchait encore sa tête hors d'un verre mauve.
Morceau choisi
- Bon, ça va, Montre, épargne-nous ton escapade littéraire et laisse-moi continuer.
- Je te signale que je répondais à ta question ; il faut toujours que je fasse l'encyclopédie ici. N'est-ce pas, chère Coumba Djiguène ?
- Voyons, Montre, pas de familiarités, épargne-moi ton affection simulée.
- Dites-nous, ma chère Coumba Djiguène, intervint Masque, cette Tamara, était-ce en réalité une femme ou un... ?
Crédit :
Article de Presse : Courtesy of Fériel Berraies Guigny
First Sun International. Paris
Firstsuncommunication@gmail.com

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr





Warda - أحبك فوق ما تتصوّر