La transparence financière à travers l’attestation de diligence en débat en Tunisie



APA-Tunis La transparence financière est au coeur des débats en Tunisie entre experts qui ont préconisé vendredi l’institution d’une "attestation de diligence" come bréviaire de bonne gouvernance dansles entreprises, a constaté APA à tunis.

"L’attestation de diligence" est ainsi une déclaration de la direction d’une entreprise pour accroître la transparence financière queles expert veulent vulgariser et généraliser à l’échelle du pays.


Appelée également "lettre d’affirmation", l’attestation, qui a été rendue obligatoire par la loi d’octobre 2005, sert à garantir l’exhaustivité et la cohérence des états financiers d’une entreprise, selon les avis des intervenants au cours d’un séminaire organisé par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), basé à Tunis.

Par cette lettre, les dirigeants d’entreprises confirment qu’ils ont mis à la disposition des commissaires aux comptes, des données fiables et crédibles pour le contrôle de l’état financier de leurs entreprises.

Les experts ont tenu à préciser que cette lettre vient compléter les autres procédés de vérification mais ne les remplacent pas pour autant.

Ils rappellent qu’elle s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la transparence de la gestion de l’entreprise après les multiples scandales financiers enregistrés au plan international.

Pour M. Chekib Nouira, Président de l’IACE, les pratiques de transparence financière doivent être appréhendées selon la nature de l’entreprise, industrielle ou financière.

Selon lui, "certaines informations (d’une entreprise industrielle) ne peuvent être divulguées afin de ne pas servir la concurrence".

En revanche pour une entreprise financière, telle une banque, « la divulgation de l’information revêt une toute autre importance » d’où la nécessité pour ce genre d’établissement de favoriser « une culture de conseil d’administration ».

Lequel conseil doit être doté de personnes compétentes et indépendantes et compter parmi ses membres des administrateurs capables d’apprécier la pertinence de l’information financière et du travail fait par les auditeurs compétents chargés du contrôle interne et de la gestion financière de l’entreprise.

M. Abdessattar Mabkhout, Commissaire aux Comptes tunisien, a indiqué que le respect des normes internationales en matière de comptabilité et de transparence financière dépend de la volonté des autorités.

Elle doit être exigée des entreprises qui recourent à l"argent d’autrui" (marché financier, banques), a-t-il défendu au coursde ce séminaire.

« L’Etat n’a pas à exiger le contrôle financier de 80 % des entreprises tunisiennes », a plaidé M. Mabkhout.

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