Par Fériel Berraies Guigny. Paris
Un collectif d’associations brestoises organise le premier festival du cinéma du Maghreb à Brest, du 30 janvier au 13 février 2007. Une initiative que nous devons à l’association ADeLCA. Six structures se sont retrouvées en effet autour de l’idée d’un festival du 7éme art maghrébin.
Soutenues par la Cinémathèque de Bretagne, par l’association Côté Ouest et par la Ville de Brest. ADeLCA, l’AAPRI, l’AFPS, l’AFT, France-Algérie et SOS Racisme sont les figures de proue de cet événement. Un programme d’une dizaine de films venus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie sera à l’affiche. Les organisateurs ont en effet voulu, privilégier la "dimension sociale du cinéma" en faisant du festival "une véritable plateforme d’échanges et de rencontres". Dans le climat actuel, où xénophobie, arabophobie et islamophobie battent leur plein en France et en Europe, pour ne pas dire en « Occident » une telle initiative est de bonne augure. Et comme le disait l’historien Joseph Bédier « le cinéma, c’est un œil ouvert
sur le monde » et nous rajouterons alors, qu’il pourrait en plus amener une meilleure communication entre les peuples, du moment que les différences cesseraient d’alimenter les conflits entre les civilisations. Car si la doctrine de Hunttington sévit de nos jours, c’est bien par manque d’instruction, de connaissances et surtout de communication. Le 7e Art pourrait alors reprendre le flambeau, là où la diplomatie et la religion ont échoué.
C’est donc du 30 janvier jusqu’au 13 février au cinéma Les Studios, que le public brestois, pourra découvrir un cinéma venu d’ailleurs. On annonce d’ailleurs la venue du cinéaste marocain Omar Chraïbi avec son dernier film, Rahma (Maroc, 2004).Egalement à l’affiche, What a wonderful world de Faouzi Bensaidi (France-Maroc, 2006), Allez, Yallah un film documentaire de Jean Pierre Thorn (France, 2006), L’enfant endormi de Yasmine Kassari (Belgique-Maroc, 2006) avec à l’affiche la franco algérienne la comédienne Rachida Brakni. De notre crû national, deux films
tunisiens dont Khorma de Jilani Saadi ( France Tunisie, sorti en 2002 à Tunis et en France en 2004) et le très apprécié Bab Aziz de Naceur Khemir qui a gagné plusieurs prix européens et moyen orientaux ( Tunisie-Iran-France, 2005) sorti sur les écrans français l’année dernière. De nos confrères algériens, Barakat ! de Djamila Sahraoui ( France-Algérie 2005 ) sorti en France en 2006.
Pour finir par une production Franco Allemande qui est passée directement dans les écrans parisiens en 2005 , Zeina Cavalière de l’Atlas, au même titre que le film très polémique « Marock » qui a eu la chance de sortir dans les salles parisiennes avant de se diffuser au Maroc. A signaler, bien sûr que ces productions européennes ont toujours plus de moyens que les productions locales, mais cela ne veut pas pour autant dire que nous avons du cinéma d’auteur. Les films purement maghrébins ont des spécificités culturelles que l’on ne retrouve pas toujours dans les productions à gros budget. Et le dernier film à l’affiche, mais pas le moindre, Tenja de Hassan Lejgouli, production franco-marocaine sortie en 2005 au Maroc et en 2006 en France.

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr
Un collectif d’associations brestoises organise le premier festival du cinéma du Maghreb à Brest, du 30 janvier au 13 février 2007. Une initiative que nous devons à l’association ADeLCA. Six structures se sont retrouvées en effet autour de l’idée d’un festival du 7éme art maghrébin.
Soutenues par la Cinémathèque de Bretagne, par l’association Côté Ouest et par la Ville de Brest. ADeLCA, l’AAPRI, l’AFPS, l’AFT, France-Algérie et SOS Racisme sont les figures de proue de cet événement. Un programme d’une dizaine de films venus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie sera à l’affiche. Les organisateurs ont en effet voulu, privilégier la "dimension sociale du cinéma" en faisant du festival "une véritable plateforme d’échanges et de rencontres". Dans le climat actuel, où xénophobie, arabophobie et islamophobie battent leur plein en France et en Europe, pour ne pas dire en « Occident » une telle initiative est de bonne augure. Et comme le disait l’historien Joseph Bédier « le cinéma, c’est un œil ouvert
sur le monde » et nous rajouterons alors, qu’il pourrait en plus amener une meilleure communication entre les peuples, du moment que les différences cesseraient d’alimenter les conflits entre les civilisations. Car si la doctrine de Hunttington sévit de nos jours, c’est bien par manque d’instruction, de connaissances et surtout de communication. Le 7e Art pourrait alors reprendre le flambeau, là où la diplomatie et la religion ont échoué.C’est donc du 30 janvier jusqu’au 13 février au cinéma Les Studios, que le public brestois, pourra découvrir un cinéma venu d’ailleurs. On annonce d’ailleurs la venue du cinéaste marocain Omar Chraïbi avec son dernier film, Rahma (Maroc, 2004).Egalement à l’affiche, What a wonderful world de Faouzi Bensaidi (France-Maroc, 2006), Allez, Yallah un film documentaire de Jean Pierre Thorn (France, 2006), L’enfant endormi de Yasmine Kassari (Belgique-Maroc, 2006) avec à l’affiche la franco algérienne la comédienne Rachida Brakni. De notre crû national, deux films
tunisiens dont Khorma de Jilani Saadi ( France Tunisie, sorti en 2002 à Tunis et en France en 2004) et le très apprécié Bab Aziz de Naceur Khemir qui a gagné plusieurs prix européens et moyen orientaux ( Tunisie-Iran-France, 2005) sorti sur les écrans français l’année dernière. De nos confrères algériens, Barakat ! de Djamila Sahraoui ( France-Algérie 2005 ) sorti en France en 2006.Pour finir par une production Franco Allemande qui est passée directement dans les écrans parisiens en 2005 , Zeina Cavalière de l’Atlas, au même titre que le film très polémique « Marock » qui a eu la chance de sortir dans les salles parisiennes avant de se diffuser au Maroc. A signaler, bien sûr que ces productions européennes ont toujours plus de moyens que les productions locales, mais cela ne veut pas pour autant dire que nous avons du cinéma d’auteur. Les films purement maghrébins ont des spécificités culturelles que l’on ne retrouve pas toujours dans les productions à gros budget. Et le dernier film à l’affiche, mais pas le moindre, Tenja de Hassan Lejgouli, production franco-marocaine sortie en 2005 au Maroc et en 2006 en France.

Fériel Berraies Guigny
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