Le crash de dimanche, un nouvel épisode de la série noire au Nigéria



APA - Lagos (Nigeria) Avec le énième crash survenu dimanche à Abuja, la série noire de l’aviation continue au Nigéria, cela malgré les multiples déclarations et actions annoncées et effectives dans le sens de l’amélioration de la sécurité aérienne, dans le pays et sur le continent.

Il y a quelques jours, le 22 octobre dernier, des familles de victimes commémoraient l’anniversaire d’un crash de la compagnie Bellview Airlines, qui avait fait 117 morts à Lagos, en 2005.


Moins d’un mois auparavant, un Donnier 228 s’écrasait a Benue (700 km au nord-est de Lagos) tuant 13 officiers supérieurs, dont 8 généraux de l’armée nigériane.

Le 10 décembre 2005, l’accident d’un DC9 de Sosoliso Airlines avait fait 87 morts.

Des années plus tôt, en 1992, l’armée avait payé un autre lourd tribut à ces accidents, avec la mort de 192 militaires, tous des officiers, lorsque leur appareil s’est écrasé dans les marécages de Lagos, quelques minutes après son décollage.

La liste est loin d’être close. Beaucoup de compagnies nigérianes sont inscrites au nombre de celles dont les avions sont interdits d’espace européen, rappelle-t-on. Mais elles ne sont pas les seules en Afrique.

Ainsi, les experts aéronautiques ayant pris part, le 19 septembre dernier, à Lagos, à une Conférence africaine sur la sécurité aérienne, avaient recommandé aux autorités de l’aviation civile du continent de chercher à bénéficier d’un statut autonome qui les libéreraient des contingences politiques et contraintes financières, notamment.

Les participants avaient estimé qu’un tel statut devait être en phase avec les résolutions de l’Organisation de l’aviation civile internationale, et permettre la mise en œuvre d’un Plan de sécurité aérienne, comme il a été indiqué et adopté par l’OACI.

La Conférence avait débouché sur plusieurs recommandations au nombre desquelles, la mise en œuvre de palliatifs pour combler le manque de main-d’œuvre qualifiée et d’institutions et de formation.

Elle avait été demandé aux Chefs d’Etat, de mettre en oeuvre une politique de planification efficace des ressources, à travers des programmes de recrutement et de formation.

« Les Etats africains (...) doivent créer un fonds spécial pour des investissements dans l’infrastructure à partir des services aéronautiques pour prendre en compte les problèmes de sécurité aérienne », avait indiqué le document final.

En ce qui concerne les vieux avions, les participants avaient demandé à tous les Etats africains membres de ratifier et d’adhérer à la Convention du Cap, pour permettre à leurs opérateurs aériens d’accéder aux financements au niveau international et acquérir des avions modernes.

La Conférence avait insisté sur la nécessité de faire valoir la transparence et de partager les informations relatives à la sécurité aérienne en vue de protéger le continent des pratiques instables.

S’agissant de l’environnement des compagnies aériennes, les participants à la Conférence avaient exhorté les Etats africains à développer des plans stratégiques pour l’environnement dans le secteur de l’aviation, à auditer les compagnies aériennes, les équipements et les infrastructures pour réduire leurs impacts sur l’environnement.

Commentaires


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Ahmed_ba  (ahmed_ba_info@yahoo.fr)  |Lundi 30 Octobre 2006 à 10h 59m |           
Quel malheure