Agroalimentaire: La Tunisie prône la qualité pour imposer ses produits face à  la concurrence



Le gouvernement tunisien a appelé jeudi les opérateurs économiques, les chefs d’entreprises et l’administration du pays à assurer la promotion d’un label de qualité des produits du cru et à protéger le consommateur dans un contexte de concurrence exacerbée, a constaté APA à Tunis.

L’objectif du gouvernement, à travers cet appel, est de dynamiser les industries alimentaires et mettre en œuvre les décisions de la stratégie nationale de la promotion de ce secteur économique.


Une séance de travail s’est tenue à Tunis avec les représentants de l’industrie, les investisseurs, les responsables des structures d’appui à l’exportation et l’investissement et les représentants des ministères concernés.

Ridha Ben Mosbah, secrétaire d’Etat chargé des Industries alimentaires, a appelé à « une meilleure coordination entre les centres techniques, les laboratoires et les structures spécialisées dans l’exportation, les normes et la promotion des investissements ».

Selon lui, ces dispositions pour l’amélioration de la qualité du produit national et la protection du consommateur sont nécessaires compte tenu des mutations qui s’opèrent dans le secteur des industries alimentaires dans le monde.

L’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur « est devenue indispensable, a-t-il précisé, indiquant que le respect des normes de qualité et de sécurité sont la responsabilité de tous les intervenants et constituent des facteurs déterminants de la concurrence internationale.

Les produits concernés par les mesures spécifiques sont : l’huile d’olive, les produits de la mer, les dattes, les vins, les sardines, les conserves de tomates, les semi-conserves, le lait et ses dérivés.

L’un des objectifs poursuivis est de relever les exportations de l’huile d’olive à 700 millions de dinars à l’horizon 2011.

Parmi les nouvelles mesures prises concernant les produits de la mer, il est devenu obligatoire pour les entreprises industrielles du secteur d’avoir une certification sanitaire d’ici la fin de l’année 2009.

Il s’agit ainsi de la mise en place de systèmes certifiés d’assurance qualité (HACCP, ISO 22000) et d’un système d’information visant à faciliter l’approvisionnement des unités de transformation en sardines par des liaisons électroniques entre les conserveries et les ports de production concernés.
APA

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