Radioscopie du comportement alimentaire du tunisien durant le mois de Ramadan



Pour bon nombre de tunisiens, Ramadan est devenu un mois de bombance et de consommation immodérée. Durant ce mois d’abstinence et de piété, rares sont ceux qui réussissent à maîtriser leurs pulsions
et savoir raison garder devant la profusion de produits alimentaires.
Consommation immodérée qui ne répond en fait à aucun besoin impérieux sauf celui peut-être du plaisir de l’œil et du palais.


Au regard des données disponibles à l’Institut national des statistiques, (INS), on relève que la consommation alimentaire des ménages au cours du mois de ramadan observe un véritable pic par rapport aux autres mois de l’année.
Les données statistiques de l’enquête nationale, sur le budget, la consommation et le niveau de vie des ménages réalisée par l’INS sont à quelques égards révélateurs du comportement du Tunisien au cours de cette période de l’année.
L’étude montre, ainsi, que la ration alimentaire durant le mois saint est plus diversifiée et plus riche sur le plan nutritionnel. Il en ressort également que la consommation des produits alimentaires d’origine animale augmente
considérablement au cours de ce mois .

On retient particulièrement les variations suivantes qui concernent la consommation des produits comme les œufs (+ 98%), la viande ovine (+ 26% )et viande bovine (+50 %), la viande de volailles (+38%) outre le triplement de la consommation des conserves de poissons (thon + 250%).
En ce qui concerne les produits laitiers, l’augmentation observée pendant ce mois est de l’ordre de 23% y compris le yaourt, qui grimpe de 70%.

Dans le même sens, on note une augmentation importante de la consommation des dattes (+330%) mais aussi de l’huile d’olive (+ 14%).
En effet, à l’exception du gros pain dont, la consommation, enregistre un fléchissement remarquable, par rapport aux autres mois de l’année -20%, tous les autres produits alimentaires, ou presque, enregistrent une nette augmentation.

Qui dit consommation effrenée , dit spéculation et hausse des prix. Mais depuis quelques années et à la
faveur de la mobilisation de tous les intervenants, cette règle a été battue en brèche.
En tout cas, pour cette année et comme à l’accoutumée, le ministère du Commerce et de l’Artisanat à d’ores et déjà pris les mesures qui s’imposent. Des stocks régulateurs de produits de première nécessité ont été constitués afin de garantir un approvisionnement régulier du marché et parer à tout imprévu.
On retient un stock de 82 millions d’œufs, de 430 mille tonnes de viande de poulet, 100 tonnes d’escalope de dinde, sans toutefois omettre un stock important de viandes ovines et bovines, 47 millions de litres de lait et environ mille tonnes de dattes.
S.M

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