Rentrée scolaire 2006 :2007 : Dans l'attente du jour «j»



Les rayons des supermarchés et des libraires sont envahis de parents et d’écoliers. La rentrée scolaire, ça se prépare en août et se poursuit jusqu’à fin septembre. Mais au moment de passer à la caisse, parfois les dents grincent. C’est qu’on a l’impression d’avoir dépensé davantage que l’an dernier, même s’il n’a pas fallu cette fois remplacer la
calculette, le cartable, le compas ou la trousse. Pour Ghassen, vendeur dans un magasin, sis au centre-ville, «beaucoup de parents sont surpris que nos fournitures qui ne coûtent pas très cher. C’est le cas des cartables qui sont proposés à 7D, alors qu’on les trouve ailleurs à plus de 20D. Ces derniers jours, nous fermons tard à cause des parents qui viennent pratiquement aux heures de fermeture».

Dans l’attente du jour «j»

Les librairies sont tout aussi assaillies. Les prix des fournitures sont affichés devant les rayons, juste à côté des
caisses. Livres de mathématiques, d’anglais, de sciences et autres sont exposés et n’attendent que les clients. Malgré la disponibilité des articles, l’affluence est encore modeste. Et pour cause: la liste définitive des fournitures scolaires n’est pas encore disponible. «La tendance est à une légère anticipation des achats. Quelques parents choisissent de s’y prendre à l’avance parce qu’ils ne veulent pas connaître le rush de dernière minute et savent qu’en terme de cartables, demaroquinerie scolaire et de livres on n’a pas besoin de listes», avance Salma, responsable d’une librairie. «Toutefois, la majorité des parents préfèrent acheter les livres, les cahiers et les fournitures après la rentrée des classes pour respecter les consignes des instituteurs et des professeurs».
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Lire aussi:Rentrée 2006- 2007 : Calendrier des vacances scolaires
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Des prix à la portée
Une tendance de plus en plus poussée qui se répercute sur le chiffre d’affaires du rayon papeterie, dans les grandes surfaces et les librairies, avec des «volumes considérables» en septembre. «Nous réalisons des progressions à deux chiffres en fin août et en septembre», ajoute Ahmed, libraire. La rentrée scolaire est l’une des principales opérations de l’année pour les grands magasins et les grandes surfaces en termes de ventes, avec les périodes de l’Aïd et du Mouled.
Cinq cahiers à feuilles quadrillées, plus quatre classeurs et leur stock de feuilles, plus le papier blanc pour le dessin, et la liste est longue... selon les listes fournies par les établissements, ça finit par faire gonfler l’addition. Un dicton dit: «Qui veut aller loin, ménage sa monture». Certains parents se préparent pour cet événement depuis deux ou trois mois à l’avance.
D’autres ne se le rappellent qu’à la veille de la rentrée soit par simple habitude soit parce qu’ils viennent de rentrer de leurs vacances d’été. Mme Inès, une mère de trois enfants, entre soupir et sourire, confie: «C’est pas facile. On essaye de faire de notre mieux. Je paie tout: livres, cahiers, stylos, sacs. En dépit du fait que les prix sont généralement abordables, je dois faire attention aux dépenses pour garder un peu l’équilibre », affirme-t-elle. Selon les commerçants, un panier moyen d’achats pour les livres et les cahiers reste relativement stable par rapport à l’année dernière, «aux environs de 25D», sans compter les autres fournitures. «Les parents regardent leurs portefeuilles d’une manière un peu plus attentionnée cette année. Certains, par exemple, n’achètent pas chaque
année de nouveaux cartables tant qu’ils sont encore utilisables», mentionne M. Abdelkader, propriétaire d’une librairie.
«De manière générale, les parents composent entre les achats de marques pour les cartables ou les trousses, et les
premières nécessités de leurs enfants en matière de livres sclaires et de cahiers», explique-t-il.

La mode des dessins animés
Parmi les kits cartoons les plus en vogue, le sac à dos David Bekham, les articles Spiderman, Batman ou Titeuf se
vendent très bien pour les garçons. Parallèlement Barbie ou Fulla marchent fort pour les filles, à côté des nounours pour les plus petits.
Le cartable à roulettes, apprécié notamment pour son côté pratique pour les plus jeunes, continue également à séduire les parents. «Nous en avons vendu beaucoup. La demande de ce type de cartables progresse encore cette année», souligne Aymen, responsable du secteur rentrée des classes dans un
grand supermarché.
Nedra B.


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