Tunisie- Ukraine:0-1 : Que de regrets



Les joueurs tunisiens ne doivent s’en prendre qu’à eux même d’avoir raté encore une fois leur Coupe du Monde et
cette fois-ci, ils ont déçu tant par la manière de jouer que par leur état d’esprit et les résultats négatifs n’étaient finalement qu’un aboutissement logique à leurs méconnaissables sorties en Allemagne. Hier encore, ils sont passés à côté de leur sujet.
Incapables d’imposer leur rythme et leur personnalité face à une sélection d’Ukraine pourtant prenable, ils ont commis beaucoup de maladresses et ont joué de malchance. Trop de malchance à partir du carton rouge brandi aux yeux de leur seul attaquant (Jaziri à la 44’) et comme l’arbitre, encore une fois, s’est dressé contre les nôtres, par ses décisions assez bizarres (les cartons jaunes, le penalty et l’expulsion n’étaient pas évidents) et comme M. Lemerre n’a pas osé procéder au moindre changement jusqu’à douze minutes de la fin. C’était encore bizarre et incompréhensible comme décision, nous voilà bouté hors compétition, sans avoir laissé une bonne impression et sans avoir fait oublier les précédentes éditions de 98, 2002 (même bilan: un nul et deux défaites).


C’est avec un goût d’inachevé donc que nos sélectionnés quittent le Mondial et pourtant leur destin était entre leur main, hier pour forcer le destin, croire en leur chance, batailler jusqu’au bout, puiser dans leurs dernières ressources et jouer avec l’énergie du désespoir.
Le début du match parut timide et lent et la prudence excessive des deux côtés firent que les occasions étaient presqu’inexistantes exceptés quelques tentatives de Namouchi (18’), Chedly (33’), Jaziri (39’) sans trop de danger
pour le gardien adverse alors que Boumnijel eut à intervenir aux (21’, 43’) et le comble de se produire à la 44’ avec l’expulsion de Z. Jaziri pour somme d’avertissements et les arbitres étaient impitoyables envers nous, avec les cartons lors de ce mondial.
A dix et face à un adversaire qui cherchait beaucoup plus à gérer ce score de parité qu’à aspirer au K.O. face à un rival diminué, les Tunisiens s’en allèrent s’aventurer sans ligne directrice, sans trop de réussite et ce malgré le fait d’avoir évolué sans le moindre attaquant potentiel..
Le danger est venu des deux arrières latéraux (Trabelsi et Ayari) résolus à aller le provoquer et à le créer, ils auraient pu d’ailleurs marquer chacun à une reprise (coup franc dévié de la main par un défenseur pour Ayari (65’) et tir croisé après un slalom pour H. Trabelsi (85’) mais entre-temps Schevtchenko très malin, a su s’infiltrer entre Boumnijel et Hagui pour trébucher et bénéficier d’un penalty que le ralenti des caméras prouva l’inexistence.
C’était le (1-0) qui tua complètement le match et découragea les nôtres, persuadés qu’à dix, sans le moindre renfort en attaque, et condamnés à remonter deux buts, ils étaient K.O. debout. Même les changements tardifs et le semblant
de réveil enregistré en fin de match (Santos aurait pu voir sa reprise de tête faire mouche à la 90’) mais Boumnijel a dû faire aussi appel à son métier pour éviter un second but, tout cela ne plaida guère en faveur de la bande à Lemerre
laquelle, manquant de fraîcheur, d’audace et d’inspiration, a mérité au bout du compte… les résultats auxquels elle est parvenue. Loin des promesses et des attentes du grand public. Dommage!

Dérouiche





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