Alors qu’elle eut définitivement fermé la parenthèse « Mannequinât », depuis septembre 2005, notre ex mannequin international ( qui a fait entre autre plusieurs fois des couvertures pour Nuance et Femmes et Réalités Tunisie), ce mois de mai 2006, fait la couverture d’un célèbre mensuel féminin concurrent de Sayidati ( pour qui elle avait déjà obtenu une parution en septembre 2005). Il s’agit du mensuel « Al Mar’a Al Arabiya » du groupe de presse saoudien « Arab Press House ». Interviewée par le correspondant tunisien du groupe, Karim Cherif, cinq pages lui ont été consacrées pour son parcours atypique, ses combats et sa beauté. Ambassadrice de charme et humaniste dans l’âme, Fériel Berraies Guigny a accepté de confier ses rêves de femme arabe, mais également sa vision du monde et de la justice.

Reconvertie dans le journalisme, puisqu’elle est la correspondante officielle de Réalités à Paris, Fériel collabore aussi avec des journaux étrangers, ce qui lui a valu entre autre, au cours du mois d’avril 2006, une seconde couverture mais cette fois ci sur son avant papier pour la visite du Président Chirac en Arabie Saoudite. Elle a obtenu à cette occasion, la première de couverture où figuraient les deux Chefs d’Etat.. Le reportage dans « Al Ithtithmar Al Arabi » de la visite du président Chirac en Arabie Saoudite, a en effet été co-écrit avec le directeur du siège français du groupe Arab Press House.

Interrogée sur ses réactions s’agissant du mannequinât, Fériel a avoué ne pas s’attendre à cette « notoriété » tardive, engagée pleinement dans sa carrière journalistique. Pour elle, le mannequinât est du passé et comme elle nous l’avait déclaré dernièrement avec espièglerie, « inchallah, ce sont mes enfants qui reprendront le flambeau » !
Mais avec un petit regard mystérieux elle ajoute « oui c’est vrai qu’ avec l’image on peut toujours tricher, la beauté n’a pas d’âge …» et dernièrement, des photographes célèbres comme l’iranien photographe de Stars à Londres New York et Paris, Shahram Sanai continue de la solliciter pour des reportages photos. Par ailleurs, ce mois ci une maison de Haute
Joaillerie, Loris Paris l’a également sollicitée. Fériel a refusé à cause de sa grossesse. Mais qui sait, dans le futur ?
La télévision n’est pas en reste, puisque France 2, à travers la société de production Endemol, l’a aussi approchée pour participer à un jeu de télé réalité qui l’aurait conduite cet été pendant 70 jours, à la rencontre de cultures différentes à travers le monde. Elle a éclaté de rire, elle qui déteste la télé réalité, Décidemment ! Mais bon, comme elle l’a ajouté « je laisse la place aux plus jeunes et aux plus aventuriers » et si l’on m’a contactée c’est qu’on apprécie « ma conception d’être une citoyenne du monde » alors « c’est tout de même un compliment » !

Pour l’heure, notre journaliste chouchou essaye de tempérer son hyperactivité en l’attente des bébés jumeaux et devenue « textivore » à force de faire « du sur place » ( bébés oblige) continue de produire des reportages à la grande joie de ses lecteurs .
Si la collaboration avec le groupe de presse saoudien a été une merveilleuse opportunité, il reste que Fériel souhaiterait percer davantage dans le paysage journalistique tunisien , à qui elle reproche une certaine frilosité sous bien des rapports( Petit clin d’œil ici, à la dernière chronique de son collègue et ami Zied Krishen, Rédacteur en Chef de Réalités sur « le triste sort des journalistes tunisiens). Le marché du Moyen Orient, serait aussi « intéressant, moyennant que j’écrive en anglais » ajoute-t-elle !

En effet, la grande frustration de fériel aujourd’hui, est de ne pouvoir écrire dans sa langue maternelle, mais la vocation paternelle et les écoles étrangères n’ont pas permis à cette jeune femme de maîtriser la langue arabe. « Aujourd’hui, devenue adulte, je souffre de cette lacune, mais on est également le produit de son environnement et la diplomatie y laisse peu de place, quand on doit s’inscrire dans les écoles étrangères » explique-t-elle.
Interrogée sur ses projets d’avenir, Fériel
Berraies Guigny, nous a confié que sa recherche empirique sur les enfants et la guerre était en pause du fait de son état, mais qu’elle s’activait néanmoins sur bien d’autres fronts en France, « Histoire de contrebalancer la sous représentation de la population maghrébine dans les médias, et d’essayer aussi d’offrir une image plus positive de l’immigration arabe en France » !

A plus long terme, elle espère se tailler une place dans le fonctionnariat public et international. Elle ajoute que pour elle, l’intégration dans une « France qui se cherche » est un combat douloureux et de tous les jours. Quand amalgames viennent se mélanger à inégalités des chances, il est vrai que « la donne est déjà compromise » nous confie-t-elle. Fériel est mariée à un français et sur le point d’obtenir sa naturalisation, mais elle observe avec consternation, le triste sort d’une frange de la communauté arabe de France. « Je suis consciente, d’être une privilégiée, et mon sort n’a rien à voir avec l’immigration économique, c’était un choix affectif , mais il est affolant aujourd’hui de constater que l’on vit tous avec une étiquette collée sur le front, comme une épée de Damoclés qui menace de trancher nos destins », et d’ajouter « Le Monde est malade à cause de ces étiquettes » !

Approchée par des fans lecteurs qui lui reproche son « invisibilité », elle a confié qu’au vu du marasme sociopolitique français actuel, il fallait une « politique des étapes ». Et d’ajouter « cela ne fait que deux ans que je suis en France et il ne sert à rien de se précipiter, j’étudie mon environnement pour l’instant et j’essaye de trouver mes marques… et peut être que je suis encore trop tunisienne » nous confie t-elle avec un petit sourire et d’ajouter « dans le cœur je ne cesserai jamais de l’être et jusqu’à la mort ». Mais les valeurs de Fériel ne -trompent pas, car cette jeune femme dés son plus jeune âge était une « universaliste », et une citoyenne du monde ! « C’est ainsi que je vois le monde et les hommes, je me refuse à tout communautarisme d’esprit ou de religion, car c’est bien là, la plaie de notre civilisation ». Mais aujourd’hui en France, on ne fait pas le tri on met « tout le monde dans le même panier » nous confesse-t-elle.

Aujourd’hui à travers son journalisme pour la Tunisie, elle s’efforce de préserver les ponts entre les cultures, mais que puis je faire quand des lois comme « l’immigration choisie » ou les nouvelles tarifications de Schengen, s’acharnent à creuser davantage le fossé des incompréhensions ?
Propos receuillis par MSM - Babnet Tunisie™

Reconvertie dans le journalisme, puisqu’elle est la correspondante officielle de Réalités à Paris, Fériel collabore aussi avec des journaux étrangers, ce qui lui a valu entre autre, au cours du mois d’avril 2006, une seconde couverture mais cette fois ci sur son avant papier pour la visite du Président Chirac en Arabie Saoudite. Elle a obtenu à cette occasion, la première de couverture où figuraient les deux Chefs d’Etat.. Le reportage dans « Al Ithtithmar Al Arabi » de la visite du président Chirac en Arabie Saoudite, a en effet été co-écrit avec le directeur du siège français du groupe Arab Press House.

Interrogée sur ses réactions s’agissant du mannequinât, Fériel a avoué ne pas s’attendre à cette « notoriété » tardive, engagée pleinement dans sa carrière journalistique. Pour elle, le mannequinât est du passé et comme elle nous l’avait déclaré dernièrement avec espièglerie, « inchallah, ce sont mes enfants qui reprendront le flambeau » !
Mais avec un petit regard mystérieux elle ajoute « oui c’est vrai qu’ avec l’image on peut toujours tricher, la beauté n’a pas d’âge …» et dernièrement, des photographes célèbres comme l’iranien photographe de Stars à Londres New York et Paris, Shahram Sanai continue de la solliciter pour des reportages photos. Par ailleurs, ce mois ci une maison de Haute
Joaillerie, Loris Paris l’a également sollicitée. Fériel a refusé à cause de sa grossesse. Mais qui sait, dans le futur ?
La télévision n’est pas en reste, puisque France 2, à travers la société de production Endemol, l’a aussi approchée pour participer à un jeu de télé réalité qui l’aurait conduite cet été pendant 70 jours, à la rencontre de cultures différentes à travers le monde. Elle a éclaté de rire, elle qui déteste la télé réalité, Décidemment ! Mais bon, comme elle l’a ajouté « je laisse la place aux plus jeunes et aux plus aventuriers » et si l’on m’a contactée c’est qu’on apprécie « ma conception d’être une citoyenne du monde » alors « c’est tout de même un compliment » !

Pour l’heure, notre journaliste chouchou essaye de tempérer son hyperactivité en l’attente des bébés jumeaux et devenue « textivore » à force de faire « du sur place » ( bébés oblige) continue de produire des reportages à la grande joie de ses lecteurs .
Si la collaboration avec le groupe de presse saoudien a été une merveilleuse opportunité, il reste que Fériel souhaiterait percer davantage dans le paysage journalistique tunisien , à qui elle reproche une certaine frilosité sous bien des rapports( Petit clin d’œil ici, à la dernière chronique de son collègue et ami Zied Krishen, Rédacteur en Chef de Réalités sur « le triste sort des journalistes tunisiens). Le marché du Moyen Orient, serait aussi « intéressant, moyennant que j’écrive en anglais » ajoute-t-elle !

En effet, la grande frustration de fériel aujourd’hui, est de ne pouvoir écrire dans sa langue maternelle, mais la vocation paternelle et les écoles étrangères n’ont pas permis à cette jeune femme de maîtriser la langue arabe. « Aujourd’hui, devenue adulte, je souffre de cette lacune, mais on est également le produit de son environnement et la diplomatie y laisse peu de place, quand on doit s’inscrire dans les écoles étrangères » explique-t-elle.
Interrogée sur ses projets d’avenir, Fériel
Berraies Guigny, nous a confié que sa recherche empirique sur les enfants et la guerre était en pause du fait de son état, mais qu’elle s’activait néanmoins sur bien d’autres fronts en France, « Histoire de contrebalancer la sous représentation de la population maghrébine dans les médias, et d’essayer aussi d’offrir une image plus positive de l’immigration arabe en France » ! 
A plus long terme, elle espère se tailler une place dans le fonctionnariat public et international. Elle ajoute que pour elle, l’intégration dans une « France qui se cherche » est un combat douloureux et de tous les jours. Quand amalgames viennent se mélanger à inégalités des chances, il est vrai que « la donne est déjà compromise » nous confie-t-elle. Fériel est mariée à un français et sur le point d’obtenir sa naturalisation, mais elle observe avec consternation, le triste sort d’une frange de la communauté arabe de France. « Je suis consciente, d’être une privilégiée, et mon sort n’a rien à voir avec l’immigration économique, c’était un choix affectif , mais il est affolant aujourd’hui de constater que l’on vit tous avec une étiquette collée sur le front, comme une épée de Damoclés qui menace de trancher nos destins », et d’ajouter « Le Monde est malade à cause de ces étiquettes » !

Approchée par des fans lecteurs qui lui reproche son « invisibilité », elle a confié qu’au vu du marasme sociopolitique français actuel, il fallait une « politique des étapes ». Et d’ajouter « cela ne fait que deux ans que je suis en France et il ne sert à rien de se précipiter, j’étudie mon environnement pour l’instant et j’essaye de trouver mes marques… et peut être que je suis encore trop tunisienne » nous confie t-elle avec un petit sourire et d’ajouter « dans le cœur je ne cesserai jamais de l’être et jusqu’à la mort ». Mais les valeurs de Fériel ne -trompent pas, car cette jeune femme dés son plus jeune âge était une « universaliste », et une citoyenne du monde ! « C’est ainsi que je vois le monde et les hommes, je me refuse à tout communautarisme d’esprit ou de religion, car c’est bien là, la plaie de notre civilisation ». Mais aujourd’hui en France, on ne fait pas le tri on met « tout le monde dans le même panier » nous confesse-t-elle.

Aujourd’hui à travers son journalisme pour la Tunisie, elle s’efforce de préserver les ponts entre les cultures, mais que puis je faire quand des lois comme « l’immigration choisie » ou les nouvelles tarifications de Schengen, s’acharnent à creuser davantage le fossé des incompréhensions ?
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