« Marie Antoinette », la dernière Reine de France, filmée par une américaine



De la journaliste franco tunisienne. Fériel Berraies Guigny. Paris
Après le film « Lost in Translation », la jeune réalisatrice prodige, fille de Francis Ford Coppola, nous revient en sélection officielle au 59e Festival de Cannes, le 24 mai 2006. Cette réalisatrice très en vue depuis le succès international de Lost in Translation, nous offre avec Marie-Antoinette, l'un des films les plus attendus de l'année 2006. Le tournage -très secret- du film au Château de Versailles, au printemps dernier, était d'ailleurs l'objet de toutes les attentions et de toutes les rumeurs... L'épouse mal-aimée de Louis XVI est incarnée par Kirsten Dunst, au sein d'un casting des plus chics qui comprend Asia Argento, Marianne Faithfull, Jason Schwartzman et les frenchies Aurore Clément, Guillaume Gallienne et Mathieu Amalric.
Synopsis :
Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.

Une gageure et un défi pour une fiction qui s’inspire de l’Histoire de France, entièrement tournée en France et vue à travers la caméra d’une « américaine ».
Ce film d'époque a été aussi l'occasion pour la réalisatrice d'aborder de nouveau un thème qui lui est cher : l'adolescence. "J'ai toujours aimé l'histoire de Marie-Antoinette et de la décadence de Versailles à la veille de la Révolution, et aussi le fait qu'elle n'était qu'une teenager lorsque les circonstances l'ont obligée à jouer un rôle historique déterminant.", explique Sofia Coppola.
Venue visiter récemment le Château de Versailles, et en particulier les appartements de Marie-Antoinette, Sofia Coppola a fait une donation pour l'entretien de la demeure royale. Ajoutons que la vie de celle qu'on surnomma "L'Autrichienne" a déjà été portée à l'écran à plusieurs reprises, avec dans le rôle-titre, entre autres, l'Américaine Norma Shearer, la Française Michèle Morgan et l'Allemande Ute Lemper.

Petite leçon d’histoire:
Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l'empereur François Ier et de l'archi-duchesse d'Autriche Marie-Thérèse, et leur plus jeune fille. Née le 2 novembre 1755 au palais de la Hofburg, à Vienne, elle est baptisée Maria Antonia Josepha Johanna.
La jeune archi-duchesse reçoit une éducation relativement incomplète. Elle s'adonne peu à la lecture, apprend quelques rudiments de latin, ne bénéficie d'aucune éducation politique et parle fort mal le français, auquel elle préfère l'allemand. Après la conclusion d'un traité de paix entre la France et l'Autriche, le mariage entre le dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette est décidé. Marie-Antoinette quitte Vienne en avril 1770, à l'âge de quatorze ans.
Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits sur le trône archiducal autrichien, et le 16 mai elle épouse le dauphin à Versailles. Jeune, belle, héritière des Habsbourg et d'un arbre généalogique impressionnant, son arrivée attise aussi les jalousies du petit monde de la noblesse versaillaise aux multiples alliances douteuses. Mais, la jeune dauphine a du mal à s'habituer à sa nouvelle vie, son esprit se plie mal à la complexité et à la rouerie de la « vieille cour », au libertinage du roi Louis XV et de sa maîtresse la Du Barry. Son mari la fuit, partant très tôt chasser (le mariage n'est consommé qu'en juillet 1773), elle peine à s'habituer à l'étiquette et au cérémonial français, elle répugne à tenir sa cour.
Une véritable coterie se monte contre elle dès son accession au trône, des pamphlets circulent, on l'accuse d'avoir des amants (le comte d'Artois son beau-frère, le comte suédois Hans Axel de Fersen) ou même des maîtresses (comtesse de Polignac), de dilapider l'argent public en frivolités ou pour ses favoris.

Le reste de l’histoire, est à découvrir au travers de la fiction…


Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr

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