Le Témoignage de Thierry Brésillon correspondant de Rue89 en Tunisie sur les évènement de la place Mohamed Ali a été largement partagé sur Facebook. Selon Thierry Brésillon des chaises ont été lancées depuis le toit de l’UGTT, après le début des affrontements...
Voici des extraits de son temoignage.
... Entre temps la foule a grossi et au moins 1 000, sinon plus, sympathisants d’Ennahdha occupent toute la place Mohamed Ali. Ceux de l’UGTT, qui occupaient encore une
moitié de la place, sont acculés contre les bâtiments et les manifestants ne sont qu’à quelques mètres de la porte d’une des annexes du syndicat, où des sympathisants de l’UGTT ont trouvé refuge.
A ce moment là, la situation est tendue, mais aucun signe de violence n’est visible. La foule est compacte, immobile et les manifestants brandissent une affichette sur laquelle est écrit : « Le peuple veut un syndicat neutre ! »
... A ce moment un groupe d’une dizaine de syndicalistes, vêtus de chasubles rouges, sort armés de bâtons, des locaux de l’UGTT. Ils se retrouvent presque nez-à-nez avec les militants d’Ennahdha. Cette sortie, dans ce contexte chauffé à blanc par une heure d’invectives et d’insultes, fait l’effet d’une allumette dans un baril de poudre.
La situation dégénère immédiatement. Le service d’ordre de l’UGTT frappe, des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un manifestant dans les rangs d’Ennahdha utilisant une bombe lacrymogène contre les syndicalistes.
Rapidement les deux blocs se séparent, mais bouteilles en plastique, puis bâtons sont lancés contre les syndicalistes qui tentent de contenir les manifestants les plus agressifs.
Peu après, des images diffusées à la télévision montrent un syndicaliste à terre, violemment frappé par un groupe de manifestants.
Puis des militants d’Ennahdha, munis d’une barrière, se précipitent vers la porte d’entrée principale du syndicat. La porte résiste à l’assaut, mais ils molestent violemment un syndicaliste qui n’a pas eu le temps de rentrer, avant qu’un membre d’Ennahdha ne s’interpose pour le protéger.
Aussitôt, pierres, bâtons, bouteilles en plastique volent contre la façade de l’UGTT. Puis du toit de l’UGTT, deux jeunes gens masqués, dont on ne sait pas s’ils sont des sympathisants du syndicat, lancent des pierres sur les manifestants, et même une chaise que deux sympathisants d’Ennahdha reçoivent en pleine figure.
Après vingt minutes de violences, la police s’est interposée pour protéger le local de l’UGTT, puis pour séparer les deux groupes alors quedes centaines de sympathisants de l’UGTT appelés à en renfort, ont afflué vers la place Mohamed Ali.
On décompte une vingtaine de blessés du côté de l’UGTT, dont deux membres du bureau exécutif et certains manifestants nahdhouis ont également été blessés au crâne par des objets lancés sur eux.
Un des membres du bureau exécutif de l’UGTT, Hfaeidh Hfaeidh, fait porter la responsabilité au ministère de l’Intérieur qui aurait tardé à intervenir.
« Nous avons prévenu le ministère de l’Intérieur de ce qui se passait, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’après une heure ! »
Voici des extraits de son temoignage.

... Entre temps la foule a grossi et au moins 1 000, sinon plus, sympathisants d’Ennahdha occupent toute la place Mohamed Ali. Ceux de l’UGTT, qui occupaient encore une
moitié de la place, sont acculés contre les bâtiments et les manifestants ne sont qu’à quelques mètres de la porte d’une des annexes du syndicat, où des sympathisants de l’UGTT ont trouvé refuge.A ce moment là, la situation est tendue, mais aucun signe de violence n’est visible. La foule est compacte, immobile et les manifestants brandissent une affichette sur laquelle est écrit : « Le peuple veut un syndicat neutre ! »
... A ce moment un groupe d’une dizaine de syndicalistes, vêtus de chasubles rouges, sort armés de bâtons, des locaux de l’UGTT. Ils se retrouvent presque nez-à-nez avec les militants d’Ennahdha. Cette sortie, dans ce contexte chauffé à blanc par une heure d’invectives et d’insultes, fait l’effet d’une allumette dans un baril de poudre.
La situation dégénère immédiatement. Le service d’ordre de l’UGTT frappe, des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un manifestant dans les rangs d’Ennahdha utilisant une bombe lacrymogène contre les syndicalistes.
Rapidement les deux blocs se séparent, mais bouteilles en plastique, puis bâtons sont lancés contre les syndicalistes qui tentent de contenir les manifestants les plus agressifs.
Peu après, des images diffusées à la télévision montrent un syndicaliste à terre, violemment frappé par un groupe de manifestants.
Puis des militants d’Ennahdha, munis d’une barrière, se précipitent vers la porte d’entrée principale du syndicat. La porte résiste à l’assaut, mais ils molestent violemment un syndicaliste qui n’a pas eu le temps de rentrer, avant qu’un membre d’Ennahdha ne s’interpose pour le protéger.
Aussitôt, pierres, bâtons, bouteilles en plastique volent contre la façade de l’UGTT. Puis du toit de l’UGTT, deux jeunes gens masqués, dont on ne sait pas s’ils sont des sympathisants du syndicat, lancent des pierres sur les manifestants, et même une chaise que deux sympathisants d’Ennahdha reçoivent en pleine figure.
Après vingt minutes de violences, la police s’est interposée pour protéger le local de l’UGTT, puis pour séparer les deux groupes alors quedes centaines de sympathisants de l’UGTT appelés à en renfort, ont afflué vers la place Mohamed Ali.
On décompte une vingtaine de blessés du côté de l’UGTT, dont deux membres du bureau exécutif et certains manifestants nahdhouis ont également été blessés au crâne par des objets lancés sur eux.
Un des membres du bureau exécutif de l’UGTT, Hfaeidh Hfaeidh, fait porter la responsabilité au ministère de l’Intérieur qui aurait tardé à intervenir.
« Nous avons prévenu le ministère de l’Intérieur de ce qui se passait, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’après une heure ! »




Megri - ليلي طويل
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