L'Algérie va rendre à la Russie 15 chasseurs MiG achetés en 2006-2007. Il s'agit de la première réclamation sérieuse avancée au matériel aéronautique russe. Les experts estiment que les raisons de ce renvoi sont politiques et font allusion aux intrigues des dirigeants français, lit-on vendredi dans le journal Gazeta.ru.
L'accord sur le renvoi de matériel militaire déjà livré a été signé la semaine dernière par des représentants des forces aériennes algériennes, de la corporation MiG et de Rosoboronexport (entreprise publique russe chargée de l'exportation d'armements) à la veille de la visite du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Moscou. Malgré les dessous politiques évidents de ce renvoi, l'unanimité fait pour l'instant défaut sur le marché concernant l'éventualité d'une rupture totale du contrat, ou de sa modification. Certaines sources du secteur craignent que l'intérêt exagéré manifesté par les médias ne complique les négociations.
Le contrat sur la livraison à l'Algérie de 26 avions monoplaces MiG-29SMT et de six biplaces MiG-29UB a été signé en mars 2006. La transaction s'élève au total à environ 1,3 milliard de dollars. Le matériel devait être entièrement livré à l'acheteur avant fin février 2008, mais en mai 2007, l'Algérie a arrêté la réception et suspendu tous les paiements dans le cadre des contrats militaires. La Russie n'a reçu qu'un acompte de 250 millions de dollars. La condition posée pour reprendre pleinement la réalisation des autres contrats devait être le renvoi à la Russie de 15 MiG déjà livrés.
Les experts notent que, en cherchant bien, on peut trouver des défauts dans n'importe quels types d'équipements, et à plus forte raison lorsqu'il s'agit de matériel militaire aussi compliqué que les avions de chasse. "Si c'est ce que l'on souhaite, une exploitation incorrecte peut provoquer n'importe quelles déficiences, estime Oleg Panteleïev, chef du service analytique de l'agence Aviaport. Si un acheteur est intéressé par un type de matériel, il trouvera en commun avec le constructeur des mécanismes en vue d'y remédier. Mais si l'acheteur cherche à provoquer une rupture et à discréditer le producteur, alors, c'est une autre question".
Les spécialistes qualifient unanimement les actions de l'Algérie de politiques et voient un lien évident entre ce renvoi et l'activité intense du président français Nicolas Sarkozy. La pression politique s'accompagne de la promotion des chasseurs français Rafale. "Les motifs politiques prévalent manifestement et on voit nettement le rôle joué par la France", estime Oleg Panteleïev. D'après lui, les choses sont allées si loin que l'intervention des ministères des Affaires étrangères semble nécessaire pour trouver une solution.
Si le contrat avec l'Algérie n'est pas appliqué intégralement, les avions trouveront d'autres acheteurs. Il y a de nombreux clients potentiels, par exemple, l'Inde, le Yémen, l'Erythrée, le Soudan, l'Egypte, la Syrie ou encore la Libye. Bref, la Russie ne subira pas de pertes importantes. En revanche, la réputation de l'Algérie sera compromise, estiment les experts.
En cas de rupture du contrat, la Russie pourrait rayer l'Algérie de la liste des acheteurs potentiels de matériel militaire pour de nombreuses années.
(Gazeta.ru)
L'accord sur le renvoi de matériel militaire déjà livré a été signé la semaine dernière par des représentants des forces aériennes algériennes, de la corporation MiG et de Rosoboronexport (entreprise publique russe chargée de l'exportation d'armements) à la veille de la visite du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Moscou. Malgré les dessous politiques évidents de ce renvoi, l'unanimité fait pour l'instant défaut sur le marché concernant l'éventualité d'une rupture totale du contrat, ou de sa modification. Certaines sources du secteur craignent que l'intérêt exagéré manifesté par les médias ne complique les négociations.
Le contrat sur la livraison à l'Algérie de 26 avions monoplaces MiG-29SMT et de six biplaces MiG-29UB a été signé en mars 2006. La transaction s'élève au total à environ 1,3 milliard de dollars. Le matériel devait être entièrement livré à l'acheteur avant fin février 2008, mais en mai 2007, l'Algérie a arrêté la réception et suspendu tous les paiements dans le cadre des contrats militaires. La Russie n'a reçu qu'un acompte de 250 millions de dollars. La condition posée pour reprendre pleinement la réalisation des autres contrats devait être le renvoi à la Russie de 15 MiG déjà livrés.
Les experts notent que, en cherchant bien, on peut trouver des défauts dans n'importe quels types d'équipements, et à plus forte raison lorsqu'il s'agit de matériel militaire aussi compliqué que les avions de chasse. "Si c'est ce que l'on souhaite, une exploitation incorrecte peut provoquer n'importe quelles déficiences, estime Oleg Panteleïev, chef du service analytique de l'agence Aviaport. Si un acheteur est intéressé par un type de matériel, il trouvera en commun avec le constructeur des mécanismes en vue d'y remédier. Mais si l'acheteur cherche à provoquer une rupture et à discréditer le producteur, alors, c'est une autre question".
Les spécialistes qualifient unanimement les actions de l'Algérie de politiques et voient un lien évident entre ce renvoi et l'activité intense du président français Nicolas Sarkozy. La pression politique s'accompagne de la promotion des chasseurs français Rafale. "Les motifs politiques prévalent manifestement et on voit nettement le rôle joué par la France", estime Oleg Panteleïev. D'après lui, les choses sont allées si loin que l'intervention des ministères des Affaires étrangères semble nécessaire pour trouver une solution.
Si le contrat avec l'Algérie n'est pas appliqué intégralement, les avions trouveront d'autres acheteurs. Il y a de nombreux clients potentiels, par exemple, l'Inde, le Yémen, l'Erythrée, le Soudan, l'Egypte, la Syrie ou encore la Libye. Bref, la Russie ne subira pas de pertes importantes. En revanche, la réputation de l'Algérie sera compromise, estiment les experts.
En cas de rupture du contrat, la Russie pourrait rayer l'Algérie de la liste des acheteurs potentiels de matériel militaire pour de nombreuses années.
(Gazeta.ru)





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