C’est une success story au vrai sens des termes. L’histoire d’un jeune Tunisien mordu d’informatique mais qui en a fait usage à d’autres fins encore plus utiles. Et à commencer par lui même qui aurait pu rester informaticien sans plus s’il n’y avait pensé à temps. En fait, il y a eu avant deux autres expériences, ce qui l’aurait classé aujourd’hui troisième dans la branche. Mais avec leur départ, il s’est retrouvé à la première place. Et le seul.
Cela a commencé vers le milieu de 2002 avec un constat : l’artisanat tunisien, malgré tout le bien qu’on en dit, reste quasiment un secteur tuniso-tunisien, assez fermé sur lui même si on fait abstraction du fait touristique chez nous.
Faire miroiter ses particularités à l’étranger y nécessiterait sa présence physique, ce qui n’est pas tellement évident en dehors des foires internationales auxquelles, de toute façon, très peu d’artisans peuvent participer. Si on ajoute
la rude concurrence que lui oppose le Maroc (pour ne citer que ce pays), on réalise l’exiguïté de l’arène où il se bat tout seul.
L’idée donc de Lyès était de s e forger un site Web en vue de représenter l’artisanat tunisien à l’extérieur. Pas si compliqué. Sauf que le plus dur l’attendait à chaque tournant.
D’abord le scepticisme, voire le refus simple et net des artisans qui ne voyaient pas pourquoi placarder des images de leurs produits sur Internet au risque d’être imités et, donc, trahis. Surtout, ils ne voyaient pas l’impact de l’opération sur leur commerce.
Les convaincre, au départ, était déjà en soi un combat pour Lyès. Et une fois les premiers récalcitrants revenus à la raison, et que leurs produits produisirent l’effet escompté à l’étranger, demeura la question casse-tête du paiement. Lyès n’y vit qu’une seule solution : avancer à l’artisan 30% de la valeur de la commande et s’acquitter du reste à la livraison. Il fallait donc des reins solides. Mais bien que ce soit dans la douleur, la manoeuvre s’avéra payante à l’arrivée. Les premiers clients de France, notamment ne tardèrent pas à signaler leur intérêt pour tel ou tel produit de Tunisie. Mieux : ils dictèrent leurs propres suggestions (taille, couleur, matériau,
forme...).
Aujourd’hui, et au bout de quatre petites années, le site « didon.com », qui enregistre la bagatelle de quelque 700 visites (ou entrées) par jour, intéresse
de plus en plus, avec la France, le Portugal, les Iles Mayotte, l’Italie et le Canada. Et cette expérience a révélé la nature des produits les plus prisés, en l’occurrence: ceux de décoration, la poterie, la céramique, le cuivre, le verre soufflé et...le fer forgé qui se démarque nettement de celui des Marocains par sa robustesse.
Entre clients ponctuels, occasionnels et habituels, le site en question a
pu fidéliser quelque deux cents personnes physiques ou morales. Une
situation qui autorise d’estimer qu’il est devenu un précieux tremplin pour
l’artisanat tunisien. Sauf qu’il y a cette petite fausse note. Le client étranger ne badine pas avec la finition que semblent encore négliger de nombreux artisans. Or, pour Hammouda Lyès, gagner la confiance des clientèles d’outremer suppose tout simplement une qualité irréprochable, mais aussi le
respect de l’originalité et du délai de livraison, avec tout de même une bonne dose d’innovation. Autrement dit, une tout autre mentalité à devoir s’en imprégner. Et observer rigoureusement. L’essor du secteur en dépend intimement.
didon.com
M. Bouamoud
Cela a commencé vers le milieu de 2002 avec un constat : l’artisanat tunisien, malgré tout le bien qu’on en dit, reste quasiment un secteur tuniso-tunisien, assez fermé sur lui même si on fait abstraction du fait touristique chez nous.
Faire miroiter ses particularités à l’étranger y nécessiterait sa présence physique, ce qui n’est pas tellement évident en dehors des foires internationales auxquelles, de toute façon, très peu d’artisans peuvent participer. Si on ajoutela rude concurrence que lui oppose le Maroc (pour ne citer que ce pays), on réalise l’exiguïté de l’arène où il se bat tout seul.
L’idée donc de Lyès était de s e forger un site Web en vue de représenter l’artisanat tunisien à l’extérieur. Pas si compliqué. Sauf que le plus dur l’attendait à chaque tournant.
D’abord le scepticisme, voire le refus simple et net des artisans qui ne voyaient pas pourquoi placarder des images de leurs produits sur Internet au risque d’être imités et, donc, trahis. Surtout, ils ne voyaient pas l’impact de l’opération sur leur commerce.
Les convaincre, au départ, était déjà en soi un combat pour Lyès. Et une fois les premiers récalcitrants revenus à la raison, et que leurs produits produisirent l’effet escompté à l’étranger, demeura la question casse-tête du paiement. Lyès n’y vit qu’une seule solution : avancer à l’artisan 30% de la valeur de la commande et s’acquitter du reste à la livraison. Il fallait donc des reins solides. Mais bien que ce soit dans la douleur, la manoeuvre s’avéra payante à l’arrivée. Les premiers clients de France, notamment ne tardèrent pas à signaler leur intérêt pour tel ou tel produit de Tunisie. Mieux : ils dictèrent leurs propres suggestions (taille, couleur, matériau,
forme...).
Aujourd’hui, et au bout de quatre petites années, le site « didon.com », qui enregistre la bagatelle de quelque 700 visites (ou entrées) par jour, intéresse
de plus en plus, avec la France, le Portugal, les Iles Mayotte, l’Italie et le Canada. Et cette expérience a révélé la nature des produits les plus prisés, en l’occurrence: ceux de décoration, la poterie, la céramique, le cuivre, le verre soufflé et...le fer forgé qui se démarque nettement de celui des Marocains par sa robustesse.
Entre clients ponctuels, occasionnels et habituels, le site en question a
pu fidéliser quelque deux cents personnes physiques ou morales. Une
situation qui autorise d’estimer qu’il est devenu un précieux tremplin pour
l’artisanat tunisien. Sauf qu’il y a cette petite fausse note. Le client étranger ne badine pas avec la finition que semblent encore négliger de nombreux artisans. Or, pour Hammouda Lyès, gagner la confiance des clientèles d’outremer suppose tout simplement une qualité irréprochable, mais aussi le
respect de l’originalité et du délai de livraison, avec tout de même une bonne dose d’innovation. Autrement dit, une tout autre mentalité à devoir s’en imprégner. Et observer rigoureusement. L’essor du secteur en dépend intimement.
didon.com
M. Bouamoud





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