Les fous de la route (Chronique Hatem Belhaj)




La route est de plus en plus infréquentable.Les chauffards prolifèrent et le nombre croissant de voitures n’est pas pour calmer les esprits.


J’ai de moins envie de conduire a Tunis.Quand aux femmes en général elles sont dégoûtées de la circulation.Elles vivent au quotidien des incidents traumatisants.

Mardi dernier,une dame conduisait sur la route M’nihla -Le Bardo. Un chauffeur de taxi voyant une femme au volant n’a cesse de l’importuner.Dans pareils cas,mieux vaut ignorer la provocation Il y a ceux qui ont quelques restes de civismes et il y a ceux qui ne lâchent pas prise. Le chauffeur de ce taxi (numéro 794),était de ceux qui n’acceptent pas encore le fait qu’une dame puisse conduire. Profitant du feu rouge de la cite ettadhamen ,il fait une queue de poisson à la dame et sort de son véhicule pour la bombarder d’insultes, de blasphèmes et de gros mots tous calibres confondus.

Une fois sa benne à gros mots vidée, le chauffeur de taxi redémarra et s’évapora dans la circulation.La femme ne pouvait plus conduire.Elle s’est arrêtée au prochain rond-point la ou se trouvait une guérite de la garde nationale.


Voulant porter plainte pour agression verbale et insultes publiques (avec deux témoins majeurs et vaccines) l’accompagnent, elle s’est dirigée vers un agent. Ce dernier lui avait dit que tant qu’il n’y avait pas une agression physique,elle ne pouvait rien faire, ni déposer de plainte ni poursuivre le chauffeur de taxi.

C’est bien fait pour elle. Elle aurait dû se faire tabasser par le chauffard sous le regard des témoins et devant tous les passants de la rue…au moins,elle aurait eu le privilège de porter plainte.
Certains chauffards ont une haine pour la femme au volant alors que la conduite n’est pas une affaire de sexe mais de politesse et de civisme.


Hatem Belhaj

Le temps


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