Youssouf Fofana



Youssouf (ou Youssef) Fofana, né le 2 août 1980 à Paris d'une famille originaire de Côte d'Ivoire, est présenté comme le « cerveau des Barbares », un gang ultraviolent.

Ce gang serait impliqué dans l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi. M. Fofana est connu des services de la police françise (outrages et rebellions) et d'Interpol. Il aurait déjà purgé un total de près de quatre ans de prison pour divers faits.


Dans le cadre de l'enquête du meurtre d'Ilan Halimi, M. Fofana a été arrêté dans la nuit du 22–23 février à Abidjan par les gendarmes Ivoiriens après que les services de police français aient diffusé sa photo et son nom dans les medias.

Youssouf Fofana, qui s'était réfugié en Côte d'Ivoire le 15 février, revendiquait une prétendue nationalité ivoirienne pour s'opposer à son extradition vers la France. Arrêté à Abidjan le 22 février, sous le coup d’un mandat d’arrêt international - pour son rôle présumé dans l’enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, jeune Juif de 23 ans, découvert agonisant le 13 février dans l'Essonne, après avoir été séquestré et torturé pendant plus de trois semaines -, il s'était attaché les services de cinq avocats ivoiriens, qui avançaient que ce jeune Français de 26 ans, né en France, avait la double nationalité, son père étant ivoirien. Si ce fait avait été avéré, cela aurait effectivement bloqué l'extradition, la Côte d'Ivoire n'extradant pas ses ressortissants. Selon Francis Spizner - l’avocat de la famille de la victime, Ilan Halimi - il s’agit d’« une affaire très simple » : Youssouf Fofana, né dans l’Hexagone, ne s’est jamais « prévalu » de la nationalité ivoirienne, c’est « un citoyen français. Il est entré en Côte d’Ivoire avec un passeport français. Il était muni d’un visa, ce que tout étranger fait lorsqu’il veut rentrer dans un pays, et donc c’est un Français qui est en fuite ».

Le 2 mars 2006, la justice ivoirienne a autorisé l'extradition vers la France du principal suspect dans l'affaire du « Gang de Bagneux ». Aucun recours n'est possible sur la décision judiciaire, rendue par la chambre d'accusation d'Abidjan, réunie à huis clos. L'extradition sera exécutoire quand le président ivoirien Laurent Gbagbo aura signé le décret.

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