Le Major de l'armée tunisienne Hamdi Ben Bechir Ouerghi se trouvait parmi les 18 victimes du double attentat suicide perpétré vendredi dernier contre l'Acamédie militaire de Cherchell. Il s'agit de l'attaque la plus meutrière qu'ait connu l'Algérie depuis des années.
Pour sa famille accablée de tristesse, cette perte n'est pas simplement personnelle : elle est perçue comme "un acte contraire à toutes les valeurs humaines et à la religion", a déclaré son frère Nejib à Magharebia.
Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) a revendiqué l'attaque, mentionnant lors d'une déclaration à l'AFP au Maroc que "le coeur de l'armée algérienne…le symbole le plus important du régime algérien" en constituait la véritable cible.
Pour le frère de la victime, ce raisonnement dépasse toute compréhension.
"Si c'était Al Qaïda, je me demande bien quelle était leur cible," dit-il. "S'il s'agissait des infidèles comme ils le clament, alors j'ajouterais que mon frère craignait Dieu et qu'il s'acquittait de tous ses devoirs religieux, Dieu merci."
L'officier tunisien décédé se trouvait en Algérie depuis le 5 août, dans le cadre d'un programme d'échange et de formation d'un an. Deux officiers syriens – les lieutenant-colonels Ahmad Ahmad et Anouar Saad – ont également été tués.
Le gouvernement tunisien par intérim condamne" avec une profonde tristesse l'attaque terroriste ignoble" visant "la sécurité et la stabilité de l'Algérie sœur", a déclaré le ministère des affaires étrangères selon TAP.
"La Tunisie exprime sa compassion et sa solidarité avec le peuple algérien frère dans ces douloureuses circonstances," ajoute le ministère.
Selon le journaliste et analyste politique Mohamed Bou Oud, le moment choisi pour cet attentat n'a pas été décidé au hasard. Il "coïncide avec deux événements importants : l'entrée des
révolutionnaires à Tripoli d'une part et l'attaque contre l'ambassade d'Algérie en Libye d'autre part".
"Il ne fait aucun doute que ces deux événements ont provoqué un choc important pour le gouvernement algérien, qui craint naturellement que son tour n'arrive," dit-il.
L'élément "inhabituel" concernant la déclaration d'AQMI, mentionne Bou Oud, réside dans l'explication de "ses motivations : une vengeance contre le régime algérien, non parce que ce dernier ne se conforme pas à la Sharia, mais en raison de son alliance avec Kadhafi".
"C'est la première fois qu'une telle question est soulevée depuis la création de l'organisation, sans oublier le fait que cette déclaration ne contenait aucun nom," ajoute-t-il. "Les jours à venir risquent d'être durs ; le tourbillon de la violence a été ravivé."
"Peu importe les motifs : rien ne peut justifier de tels actes terroristes qui tuent des innocents," déclare Yassine Bouabdallah, 25 ans. "Les jeunes habitants du Maghreb doivent bien comprendre que rejoindre des groupes terroristes commettant de tels attentats est interdit par toutes les religions et est contraire à toutes les valeurs humaines."
Mondher Kharouf, 32 ans, lance un avertissement : "Ce chaos touchant la sécurité dans la région est favorable à l'idéologie jihadiste, qui peut alors se répandre sans encombres".
"Le Maghreb tout entier est visé par la tentative des membres d'Al Qaïda d'instaurer un califat," ajoute-t-il.
"Je pense que les récents attentats en Algérie représentent une menace pour le Maghreb tout entier," explique Jamila Mohamed, 34 ans. "C'est le signe d'une forte recrudescence d'Al Qaïda au Maghreb, et les événements en Libye en sont probablement un des motifs."
Houda Trabelsi
( Magharebia)
Pour sa famille accablée de tristesse, cette perte n'est pas simplement personnelle : elle est perçue comme "un acte contraire à toutes les valeurs humaines et à la religion", a déclaré son frère Nejib à Magharebia.
Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) a revendiqué l'attaque, mentionnant lors d'une déclaration à l'AFP au Maroc que "le coeur de l'armée algérienne…le symbole le plus important du régime algérien" en constituait la véritable cible.
Pour le frère de la victime, ce raisonnement dépasse toute compréhension.
"Si c'était Al Qaïda, je me demande bien quelle était leur cible," dit-il. "S'il s'agissait des infidèles comme ils le clament, alors j'ajouterais que mon frère craignait Dieu et qu'il s'acquittait de tous ses devoirs religieux, Dieu merci."
L'officier tunisien décédé se trouvait en Algérie depuis le 5 août, dans le cadre d'un programme d'échange et de formation d'un an. Deux officiers syriens – les lieutenant-colonels Ahmad Ahmad et Anouar Saad – ont également été tués.
Le gouvernement tunisien par intérim condamne" avec une profonde tristesse l'attaque terroriste ignoble" visant "la sécurité et la stabilité de l'Algérie sœur", a déclaré le ministère des affaires étrangères selon TAP.
"La Tunisie exprime sa compassion et sa solidarité avec le peuple algérien frère dans ces douloureuses circonstances," ajoute le ministère.
Selon le journaliste et analyste politique Mohamed Bou Oud, le moment choisi pour cet attentat n'a pas été décidé au hasard. Il "coïncide avec deux événements importants : l'entrée des
révolutionnaires à Tripoli d'une part et l'attaque contre l'ambassade d'Algérie en Libye d'autre part"."Il ne fait aucun doute que ces deux événements ont provoqué un choc important pour le gouvernement algérien, qui craint naturellement que son tour n'arrive," dit-il.
L'élément "inhabituel" concernant la déclaration d'AQMI, mentionne Bou Oud, réside dans l'explication de "ses motivations : une vengeance contre le régime algérien, non parce que ce dernier ne se conforme pas à la Sharia, mais en raison de son alliance avec Kadhafi".
"C'est la première fois qu'une telle question est soulevée depuis la création de l'organisation, sans oublier le fait que cette déclaration ne contenait aucun nom," ajoute-t-il. "Les jours à venir risquent d'être durs ; le tourbillon de la violence a été ravivé."
"Peu importe les motifs : rien ne peut justifier de tels actes terroristes qui tuent des innocents," déclare Yassine Bouabdallah, 25 ans. "Les jeunes habitants du Maghreb doivent bien comprendre que rejoindre des groupes terroristes commettant de tels attentats est interdit par toutes les religions et est contraire à toutes les valeurs humaines."
Mondher Kharouf, 32 ans, lance un avertissement : "Ce chaos touchant la sécurité dans la région est favorable à l'idéologie jihadiste, qui peut alors se répandre sans encombres".
"Le Maghreb tout entier est visé par la tentative des membres d'Al Qaïda d'instaurer un califat," ajoute-t-il.
"Je pense que les récents attentats en Algérie représentent une menace pour le Maghreb tout entier," explique Jamila Mohamed, 34 ans. "C'est le signe d'une forte recrudescence d'Al Qaïda au Maghreb, et les événements en Libye en sont probablement un des motifs."
Houda Trabelsi
( Magharebia)





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