Au mois de ramadan, la consommation enregistre une fuite en avant incontrôlée, les chiffres, très éloquents, sont là pour montrer une situation qui ne saurait perdurer indéfiniment. S’appuyant sur des statistiques réelles, il allait s’avérer, en l’an 2000, que la consommation des ménages a connu, d’un mois ordinaire au mois saint, des hausses ainsi relevées: + 30% pour la baguette de pain, + 38% sur les viandes et les volailles, + 98% sur les œufs, + (retenez votre souffle!)... 250% sur les conserves (notamment le thon), + 14% sur les huiles (végétales ou d’olive), + 23% sur le lait, et + 69% sur les yaourts. Cette situation, qui n’est pas le propre de l’année 2000 mais, si l’on peut dire, une généralité dès qu’il s’agit du mois du jeûne, a évidemment donné lieu à bien des dépassements de la part des commerçants qui,
devant l’avidité démesurée du consommateur, vont s’approvisionner tout aussi démesurément au point de déséquilibrer le marché, mais surtout majorer les prix de la manière la plus illégale, sans parler de la qualité des produits qui laisse parfois à désirer.
….
Bien sûr, lutter contre de tels abus reste la tâche primordiale de la Direction de la concurrence et du contrôle économique et celle de l’ODC, mais il faut reconnaître que la responsabilité du consommateur y est pour beaucoup. Au consommateur, d’abord, de se maîtriser et d’être vigilant lors de tout achat.
La conduite à suivre :
Dans son programme pour Ramadan 1426 (l’année en cours), l’ODC lance un appel à :
* exiger du commerçant l’affichage des prix, un droit que le consommateur se doit de demander et sans lequel il doit s’abstenir d’acheter, sinon de dénoncer ce dépassement;
* comparer les prix entre eux et vérifier la qualité des produits ;
* dénoncer sans hésiter la vente conditionnée, le genre «pas de lait sans yaourt, ou pas de volaille sans œufs», le refus de vendre étant la plus grave des infractions ;
* éviter l’approvisionnement excessif des produits chez soi et n’acheter que ce dont on a réellement besoin pour le repas du jour, surtout que pas l’ombre d’une pénurie n’est à craindre ;
* faire en sorte que jamais la demande n’excède l’offre pour préserver son pouvoir d’achat;
* se rabattre sur des produits de substitution si vraiment quelque produit en arrivait à se faire rare ;
* éviter, quelles qu’en soient les conditions, les produits aux prix exorbitants;
* ne pas perdre de vue que la consommation effrénée peut occasionner bien des maladies.
Voici, pour information, les prix homologués de quelques produits de base :
* les prix du pain restent inchangés
* lait en bouteille : 0,680 D, en paquet : 0,720 D
* huile végétale: en vrac 0,600 D, en bouteille : 0,730 D
* huile d’olive: 2,900 D le litre
* farine : en vrac 0,445 D, à emballage : 0,510 D
* conserve de tomate : 1,400 D les 850 g, 1,450 D les 880 g, 0,760 D les 425 g, 0,788 D les 440 g.
A signaler que mille tonnes d’huile d’olive sont prévues pour le mois saint. Ce qui ne veut pas dire qu’il faudra coûte que coûte les consommer. Il faudrait que raison accompagne Ramadan.
Mohamed Bouamoud
Le Renouveau
devant l’avidité démesurée du consommateur, vont s’approvisionner tout aussi démesurément au point de déséquilibrer le marché, mais surtout majorer les prix de la manière la plus illégale, sans parler de la qualité des produits qui laisse parfois à désirer.….
Bien sûr, lutter contre de tels abus reste la tâche primordiale de la Direction de la concurrence et du contrôle économique et celle de l’ODC, mais il faut reconnaître que la responsabilité du consommateur y est pour beaucoup. Au consommateur, d’abord, de se maîtriser et d’être vigilant lors de tout achat.
La conduite à suivre :
Dans son programme pour Ramadan 1426 (l’année en cours), l’ODC lance un appel à :
* exiger du commerçant l’affichage des prix, un droit que le consommateur se doit de demander et sans lequel il doit s’abstenir d’acheter, sinon de dénoncer ce dépassement;
* comparer les prix entre eux et vérifier la qualité des produits ;
* dénoncer sans hésiter la vente conditionnée, le genre «pas de lait sans yaourt, ou pas de volaille sans œufs», le refus de vendre étant la plus grave des infractions ;
* éviter l’approvisionnement excessif des produits chez soi et n’acheter que ce dont on a réellement besoin pour le repas du jour, surtout que pas l’ombre d’une pénurie n’est à craindre ;
* faire en sorte que jamais la demande n’excède l’offre pour préserver son pouvoir d’achat;
* se rabattre sur des produits de substitution si vraiment quelque produit en arrivait à se faire rare ;
* éviter, quelles qu’en soient les conditions, les produits aux prix exorbitants;
* ne pas perdre de vue que la consommation effrénée peut occasionner bien des maladies.
Voici, pour information, les prix homologués de quelques produits de base :
* les prix du pain restent inchangés
* lait en bouteille : 0,680 D, en paquet : 0,720 D
* huile végétale: en vrac 0,600 D, en bouteille : 0,730 D
* huile d’olive: 2,900 D le litre
* farine : en vrac 0,445 D, à emballage : 0,510 D
* conserve de tomate : 1,400 D les 850 g, 1,450 D les 880 g, 0,760 D les 425 g, 0,788 D les 440 g.
A signaler que mille tonnes d’huile d’olive sont prévues pour le mois saint. Ce qui ne veut pas dire qu’il faudra coûte que coûte les consommer. Il faudrait que raison accompagne Ramadan.
Mohamed Bouamoud
Le Renouveau





Abdelhalim Hafed - موعود
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