Notre planète devrait s’appeler Mer, plaisantent les géographes, en gardant à l’esprit que l’océan mondial occupe les deux tiers de la surface terrestre. Son " comportement " incontrôlable est l’un des thèmes de la Conférence des Nations Unies sur les problèmes des changements climatiques, qui se tiendra du 29 novembre au 10 décembre à Cancun, au Mexique. La question principale ressemble au scénario d’un film-catastrophe : quelles villes seront les premières à être submergées si le niveau de l’océan mondial s’élève d’un mètre à la fin du XXIe siècle?
Saint-Pétersbourg, la péninsule de Iamal, l’Allemagne du Nord, les Pays-Bas, les deltas du Nil et du Gange, prédit Sergueï Dobrolioubov, titulaire de la chaire d’océanologie de la faculté de géographie de l’Université de Moscou. Les régions du globe dont les surfaces terrestres sont très peu élevées entrent également dans une zone dangereuse. Si l’océan mondial montait d’un mètre et demi, pratiquement tout le Bangladesh (selon les calculs, 17 millions de victimes) serait inondé. La Floride et les Maldives se retrouveraient dans une zone à haut risque.
Selon les études de l’équipe orbitale et spatiale et les mesures côtières, actuellement l’océan monte de 2-3 millimètres par an. Il existe deux raisons à cela.
La première cause est la fonte des glaciers continentaux. Selon Alexandre Kislov, titulaire de la chaire de météorologie et climatologie de la faculté de géographie de l’Université de Moscou, les glaciers de montagne reculent partout dans le monde. Le Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique (5.895 mètres) a déjà perdu sa calotte glacière. Il n’y a pas si longtemps il possédait encore sa " coiffe " glaciaire.
La seconde raison de la montée du niveau de l’océan mondial est l’expansion de l’eau suite au réchauffement climatique (selon les lois de la physique, la taille d’un corps augmente avec la chaleur). La montée de l’océan d’un mètre à la fin du XXIe siècle n’est pas un chiffre si important à première vue. Surtout au regard de la montée du niveau de la mer Caspienne. Depuis 1997, le niveau de cette dernière s'est élevé de 2,5 mètres. Mais c’est un problème local.
Or la montée de l’océan mondial dans l’ensemble est un problème mondial qui concerne un grand nombre de pays.

Pour l’instant ce ne sont que des prévisions. Les océanologues poursuivent des études complexes et coûteuses, autonomes (4.000 balises maritimes, fonctionnant avec des batteries solaires dans l’océan mondial) et satellitaires, ainsi que des expéditions sur des navires océanologiques (Akademik Ioffe, Mstislav Keldych et Akademik Sergueï Vavilov). D’une manière ou d’une autre, grâce à une surveillance constante du comportement de l’océan, les scientifiques font remarquer que le ralentissement du processus de montée du niveau de l’océan mondial est pratiquement impossible.
Le système climatique de l’océan est inertiel, et étant donné que les rejets importants de CO2 continuent de réchauffer l’atmosphère (au cours des 100 dernières années, la température moyenne sur Terre a augmenté de 0,76°C), l’expansion de l’eau se poursuit. Par conséquent, le niveau de l’océan mondial poursuivra sa croissance.
Les conclusions des scientifiques sont unanimes : il est temps pour l’humanité de s’adapter aux nouvelles réalités et de construire des installations de protection pour se prémunir contre les " attaques " de l’océan.
Saint-Pétersbourg, la péninsule de Iamal, l’Allemagne du Nord, les Pays-Bas, les deltas du Nil et du Gange, prédit Sergueï Dobrolioubov, titulaire de la chaire d’océanologie de la faculté de géographie de l’Université de Moscou. Les régions du globe dont les surfaces terrestres sont très peu élevées entrent également dans une zone dangereuse. Si l’océan mondial montait d’un mètre et demi, pratiquement tout le Bangladesh (selon les calculs, 17 millions de victimes) serait inondé. La Floride et les Maldives se retrouveraient dans une zone à haut risque.
L’océan " grandit "
Selon les études de l’équipe orbitale et spatiale et les mesures côtières, actuellement l’océan monte de 2-3 millimètres par an. Il existe deux raisons à cela.
La première cause est la fonte des glaciers continentaux. Selon Alexandre Kislov, titulaire de la chaire de météorologie et climatologie de la faculté de géographie de l’Université de Moscou, les glaciers de montagne reculent partout dans le monde. Le Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique (5.895 mètres) a déjà perdu sa calotte glacière. Il n’y a pas si longtemps il possédait encore sa " coiffe " glaciaire.
La seconde raison de la montée du niveau de l’océan mondial est l’expansion de l’eau suite au réchauffement climatique (selon les lois de la physique, la taille d’un corps augmente avec la chaleur). La montée de l’océan d’un mètre à la fin du XXIe siècle n’est pas un chiffre si important à première vue. Surtout au regard de la montée du niveau de la mer Caspienne. Depuis 1997, le niveau de cette dernière s'est élevé de 2,5 mètres. Mais c’est un problème local.
Or la montée de l’océan mondial dans l’ensemble est un problème mondial qui concerne un grand nombre de pays.

La nature continuera de se venger de l’homme
Pour l’instant ce ne sont que des prévisions. Les océanologues poursuivent des études complexes et coûteuses, autonomes (4.000 balises maritimes, fonctionnant avec des batteries solaires dans l’océan mondial) et satellitaires, ainsi que des expéditions sur des navires océanologiques (Akademik Ioffe, Mstislav Keldych et Akademik Sergueï Vavilov). D’une manière ou d’une autre, grâce à une surveillance constante du comportement de l’océan, les scientifiques font remarquer que le ralentissement du processus de montée du niveau de l’océan mondial est pratiquement impossible.
Le système climatique de l’océan est inertiel, et étant donné que les rejets importants de CO2 continuent de réchauffer l’atmosphère (au cours des 100 dernières années, la température moyenne sur Terre a augmenté de 0,76°C), l’expansion de l’eau se poursuit. Par conséquent, le niveau de l’océan mondial poursuivra sa croissance.
Les conclusions des scientifiques sont unanimes : il est temps pour l’humanité de s’adapter aux nouvelles réalités et de construire des installations de protection pour se prémunir contre les " attaques " de l’océan.





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