Fumer est l’une des rares mauvaises habitudes ‘’ à l'honneur ‘’ deux fois par an. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré le 31 mai Journée mondiale sans tabac, et chaque troisième jeudi de novembre l’Association oncologique américaine célèbre sa propre Journée sans tabac. L’humanité essaye de se défaire de cette funeste passion depuis 500 ans, mais en vain. La Russie a été particulièrement malheureuse dans la lutte contre le tabac. En tout cas, cette année, l’OMS a décerné à la Russie le titre de plus grand fumeur du monde. ‘’ Remercions ‘’ Pierre le Grand qui a introduit le tabac en Russie.
De l’inquisition à Hitler
Comme le montre l’expérience, la lutte contre le tabac est une affaire extrêmement complexe. Les premières tentatives pour ôter aux gens l'irrésistible besoin d’aspirer de la fumée ont été mises en œuvre bien avant que le tabac à pipe soit activement importé en Europe. L’un des officiers de Christophe Colomb, Rodrigo de Jerez, accoutumé au tabac, à son retour au pays s’est retrouvé en prison. L’Inquisition a estimé que seule une personne possédée par le Diable pouvait recracher de la fumée par les narines. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’Eglise catholique, puis orthodoxe, étaient les principaux adversaires du tabac. Le camp des partisans du tabac incluait principalement les commerçants et les fonctionnaires. Les gouvernements européens ont rapidement compris que l’expansion de la nouvelle source de plaisir pouvait faire rentrer beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat, et contribuaient de diverses manières à la propagation du tabac. Au début du XVIIe siècle, la propagande du tabac avait littéralement submergé l’Ancien Monde.
L’Allemagne hitlérienne fut le premier pays à avoir tenté de lutter contre le tabagisme. On y a testé la première propagande anti-tabac et on a restreint sa publicité. L’interdiction de fumer a été décrétée dans certains types de transports en commun et la consommation a été limitée dans les lieux publics, la taxe sur le tabac a été augmentée. Les tentatives des nazis n’ont pas été couronnées de succès spectaculaire, car la contrepropagande lancée par les compagnies de tabac était bien plus efficace. Néanmoins, même aujourd’hui, pratiquement toutes les campagnes anti-tabac ont recours aux mêmes méthodes que celles élaborées par les hitlériens.
Les demi-mesures anti-tabac
L’expérience mondiale montre que parmi toutes les mesures anti-tabac, la restriction de son accessibilité physique, grâce à l’augmentation considérable des prix et la réduction des lieux de vente, est la plus efficace. Mais les autorités russes n’arrivent précisément pas à se décider à l’augmentation substantielle des taxes sur le tabac.
Tout le reste, l’interdiction intégrale probable de la publicité, les inscriptions effrayantes sur la nocivité du tabac sur les paquets de cigarettes et l’interdiction de fumer dans certains lieux publics effrayent peu les compagnies de tabac. Premièrement, une partie des restrictions était déjà en vigueur avant l’adoption de la Conception, et les fabricants de tabac ont su s'y adapter. Deuxièmement, et surtout, les prix abordables en Russie compensent tout le reste.
Selon Mme Golikova, un paquet de cigarettes vendu en Russie coûte en moyenne 24,6 roubles (environ 0,58 centimes d’euro), tandis qu’une brique de pain de seigle coûte 26 roubles (environ 0,65 centimes). Un tel rapport n’existe ni en Europe, ni aux Etats-Unis. Cependant, de toute évidence, le gouvernement ne se hâte pas de changer la situation. Conformément au projet de loi, soumis en octobre 2010 par la Commission de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour le budget et les taxes, la taxe sur le tabac devrait augmenter de 30-40% par an en 2011-2013. Cela signifie que le prix du paquet de cigarettes augmentera de 7-8% par an, soit au même rythme que l’inflation, voire moins. En fait, cela signifie que les cigarettes en Russie resteront pratiquement les plus accessibles au monde.

De l’inquisition à Hitler
Comme le montre l’expérience, la lutte contre le tabac est une affaire extrêmement complexe. Les premières tentatives pour ôter aux gens l'irrésistible besoin d’aspirer de la fumée ont été mises en œuvre bien avant que le tabac à pipe soit activement importé en Europe. L’un des officiers de Christophe Colomb, Rodrigo de Jerez, accoutumé au tabac, à son retour au pays s’est retrouvé en prison. L’Inquisition a estimé que seule une personne possédée par le Diable pouvait recracher de la fumée par les narines. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’Eglise catholique, puis orthodoxe, étaient les principaux adversaires du tabac. Le camp des partisans du tabac incluait principalement les commerçants et les fonctionnaires. Les gouvernements européens ont rapidement compris que l’expansion de la nouvelle source de plaisir pouvait faire rentrer beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat, et contribuaient de diverses manières à la propagation du tabac. Au début du XVIIe siècle, la propagande du tabac avait littéralement submergé l’Ancien Monde.
L’Allemagne hitlérienne fut le premier pays à avoir tenté de lutter contre le tabagisme. On y a testé la première propagande anti-tabac et on a restreint sa publicité. L’interdiction de fumer a été décrétée dans certains types de transports en commun et la consommation a été limitée dans les lieux publics, la taxe sur le tabac a été augmentée. Les tentatives des nazis n’ont pas été couronnées de succès spectaculaire, car la contrepropagande lancée par les compagnies de tabac était bien plus efficace. Néanmoins, même aujourd’hui, pratiquement toutes les campagnes anti-tabac ont recours aux mêmes méthodes que celles élaborées par les hitlériens.
Les demi-mesures anti-tabac
L’expérience mondiale montre que parmi toutes les mesures anti-tabac, la restriction de son accessibilité physique, grâce à l’augmentation considérable des prix et la réduction des lieux de vente, est la plus efficace. Mais les autorités russes n’arrivent précisément pas à se décider à l’augmentation substantielle des taxes sur le tabac.
Tout le reste, l’interdiction intégrale probable de la publicité, les inscriptions effrayantes sur la nocivité du tabac sur les paquets de cigarettes et l’interdiction de fumer dans certains lieux publics effrayent peu les compagnies de tabac. Premièrement, une partie des restrictions était déjà en vigueur avant l’adoption de la Conception, et les fabricants de tabac ont su s'y adapter. Deuxièmement, et surtout, les prix abordables en Russie compensent tout le reste.
Selon Mme Golikova, un paquet de cigarettes vendu en Russie coûte en moyenne 24,6 roubles (environ 0,58 centimes d’euro), tandis qu’une brique de pain de seigle coûte 26 roubles (environ 0,65 centimes). Un tel rapport n’existe ni en Europe, ni aux Etats-Unis. Cependant, de toute évidence, le gouvernement ne se hâte pas de changer la situation. Conformément au projet de loi, soumis en octobre 2010 par la Commission de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour le budget et les taxes, la taxe sur le tabac devrait augmenter de 30-40% par an en 2011-2013. Cela signifie que le prix du paquet de cigarettes augmentera de 7-8% par an, soit au même rythme que l’inflation, voire moins. En fait, cela signifie que les cigarettes en Russie resteront pratiquement les plus accessibles au monde.






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