L’ouverture ainsi que la clôture de la sixième session des Rencontres Cinématographiques de Hergla seront consacrées cette année à deux films dont les principaux acteurs sont les enfants, conformément à la tradition du cinéma qui a souvent confié ses messages les plus forts aux enfants. D’ailleurs la présence des enfants dans la petite ville de Hergla et l’intérêt qu’ils portent à cette manifestation culturelle, constitue pour les organisateurs de cette manifestation la véritable motivation leur pousse à continuer, malgré toutes les difficultés.
Cette édition est un peu un hommage de plus à chacun d’eux.
Le vol, film d’ouverture réalisé par Wim Wenders, est une oeuvre extraordinaire. Le réalisateur allemand avait d’abord conçu le film comme une fiction de 7 minutes, mais au cours de son travail, il l’a transformé en un film documentaire où les figurants sont devenus les
protagonistes. L’antique nostalgie du Sud relatée par Goethe dans ses journaux de voyage, a conduit Wenders en Calabria, dans le sud de l’Italie, là où des villages comme
Riace abandonnés par ses habitants ont retrouvé la vie grâce a l’arrivée des immigrés des pays du sud. Ce sont, d’ailleurs, les enfants de ses réfugiés irakiens et afghans qui ont poussé Wenders à laisser de côté le sujet initial pour le consacrer finalement a leurs vies. Le résultat est une oeuvre très touchante, entre fiction et documentaire, qui a offert au réalisateur une nouvelle occasion de réfléchir sur les possibilités du cinéma.
Cette session rend également hommage à Sotigui Kouyaté, qui nous a quittés cette année, au programme la projection du film La genèse de Cheick Oumar Sissoko. Les Rencontres de Hergla, qui ont eu l’honneur en 2006 de l’avoir pour invité avec toute sa famille, en 2009 ont présenté en ouverture le film de Nouri Bouzid Errance, un court métrage de treize minutes dans lequel Sotigui transmet à des jeunes enfants tunisiens les leçons de sagesse héritées des anciens : la mémoire, le savoir, l’histoire, l’identité.
Enfin, le programme de clôture présente Aniki-Bóbó, le premier long métrage du grand maître du cinéma Manoel de Oliveira. Ce film, précurseur du Néoréalisme, est sorti en 1942 et a été remarqué immédiatement comme un film novateur qu’inaugure le réalisme poétique portugais. Aniki Bobo (le titre est tiré d’une cantine pour enfants), suit les tribulations de deux petits garçons d’un quartier pauvre de Porto qui sont épris de la même petite fille. De Oliveira met ici en métaphore les préoccupations portugaises de l’époque a travers les pleurs, les joies, les rêves et les désillusions des ces enfants. Interdit par le régime Salazarien qui n’appréciait pas la représentation de la misère portugaise, le film est un appel à la liberté. La ville de Porto, qui nous rappelle un peu les petites ruelles de Hergla, est un infini terrain de jeu où tout devient possible où tout est promesse comme l’enfance.
Cette édition est un peu un hommage de plus à chacun d’eux.
Le vol, film d’ouverture réalisé par Wim Wenders, est une oeuvre extraordinaire. Le réalisateur allemand avait d’abord conçu le film comme une fiction de 7 minutes, mais au cours de son travail, il l’a transformé en un film documentaire où les figurants sont devenus les
protagonistes. L’antique nostalgie du Sud relatée par Goethe dans ses journaux de voyage, a conduit Wenders en Calabria, dans le sud de l’Italie, là où des villages comme Riace abandonnés par ses habitants ont retrouvé la vie grâce a l’arrivée des immigrés des pays du sud. Ce sont, d’ailleurs, les enfants de ses réfugiés irakiens et afghans qui ont poussé Wenders à laisser de côté le sujet initial pour le consacrer finalement a leurs vies. Le résultat est une oeuvre très touchante, entre fiction et documentaire, qui a offert au réalisateur une nouvelle occasion de réfléchir sur les possibilités du cinéma.
Cette session rend également hommage à Sotigui Kouyaté, qui nous a quittés cette année, au programme la projection du film La genèse de Cheick Oumar Sissoko. Les Rencontres de Hergla, qui ont eu l’honneur en 2006 de l’avoir pour invité avec toute sa famille, en 2009 ont présenté en ouverture le film de Nouri Bouzid Errance, un court métrage de treize minutes dans lequel Sotigui transmet à des jeunes enfants tunisiens les leçons de sagesse héritées des anciens : la mémoire, le savoir, l’histoire, l’identité.
Enfin, le programme de clôture présente Aniki-Bóbó, le premier long métrage du grand maître du cinéma Manoel de Oliveira. Ce film, précurseur du Néoréalisme, est sorti en 1942 et a été remarqué immédiatement comme un film novateur qu’inaugure le réalisme poétique portugais. Aniki Bobo (le titre est tiré d’une cantine pour enfants), suit les tribulations de deux petits garçons d’un quartier pauvre de Porto qui sont épris de la même petite fille. De Oliveira met ici en métaphore les préoccupations portugaises de l’époque a travers les pleurs, les joies, les rêves et les désillusions des ces enfants. Interdit par le régime Salazarien qui n’appréciait pas la représentation de la misère portugaise, le film est un appel à la liberté. La ville de Porto, qui nous rappelle un peu les petites ruelles de Hergla, est un infini terrain de jeu où tout devient possible où tout est promesse comme l’enfance.





Fayza Ahmed - تعالى وشوف
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