Depuis que le célèbre /fabriquant de stars/ libanais Simon Asmar a annoncé, le mois dernier, que son émission populaire de concours de talents "Studio El Fan'" déménagerait en Tunisie, l'idée excite des réactions extrêmement divergentes sur la scène musicale tunisienne.
Nawal Al Zoghbi, Assi El Hellani. Elissa, Majida El Roumi, Walid Toufic, Ragheb Alama, Wael Kfoury, Myriam Fares, Mouin Cherif et la chanteuse aujourd'hui décédée Suzan Tamim font partie des artistes arabes qui ont été catapultés au rang de stars par l'émission depuis sa première diffusion en 1972 .
Dès que les intentions d'Asmar ont été connues, les producteurs de concerts tunisiens ont publié un communiqué dénonçant l'émission et ses objectifs lucratifs présumés.
"De tels spectacles qui n'ont guère été des succès chez eux, ne servent pas nos objectifs, qui cherchent à améliorer nos identités artistiques et culturelles", dit Lassaad El Ghaib, président des organisateurs de concerts. Cette déclaration, faite le 29 juin, met en garde les médias tunisiens contre la diffusion de l'émission dans un document intitulé "le studio libannais El Fan pour plus de marginalisation artistique et de chômage importé dans les arts en Tunisie".
La version libanaise de ce programme de recherche de stars, selon les critiques, n'est rien de plus qu'un moyen employé pour tromper de jeunes chanteurs de Beyrouth, pour qu'ils viennent se produire dans le restaurant appartenant à Asmar, le "Nahr el Funun" (Rivière des Arts).
De tels programmes en Tunisie, comme "Tariq Al-Nojoum," ont permis de faire découvrir au public de nombreuses stars actuelles. Doria Fourti, qui a débuté sa carrière dans l'émission, soutient pleinement l'arrivée dans son pays du "Studio El Fan".
"Nous sommes heureux d'accueillir de telles émissions en Tunisie parce qu'elles nous font du bien. La chaîne tunisienne qui va diffuser le programme attirera les téléspectateurs. Le spectacle sera également une scène pour les jeunes talents, qui pourront y montrer ce qu'ils sont vraiment, et ce qui, en retour, ne pourra qu'enrichir la musique tunisienne et la scène culturelle", dit Fourti à Magharebia
"Studio El Fan" sera diffusé pour la première fois le 7 novembre sur la chaîne nationale et sur les chaînes satellites. La date a été choisie pour marquer le 23ème anniversaire du Changement. Le casting se déroulera au cours du Ramadan à Sousse, à Djerba, à Sfax, à Kef et à Tunis.
"Le public de la télévision tunisienne ayant montré une préférence pour les chaînes arabes, le nouveau spectacle pourrait insuffler une nouvelle vie à la scène nationale médiatique", dit à Magharebia la journaliste Wided Grami.
Elle ajoute que si le nouveau programme devait être un succès, ce sont d'autres producteurs tunisiens qui pourraient suivre.
Le lancement de cette émission cause beaucoup d'excitation chez les jeunes qui recherchent la célébrité en tant que chanteurs ou animateurs.
"Je pense que j'ai vraiment du talent en tant qu'animateur de télé. Participer à ce casting est une chance excellente, parce que cette émission est la seule dans tout le monde arabe qui comporte un concours de talents dans l'animation télé", dit Manal Rhimi à Magharebia.
Simon Asmar a défendu son programme lors d'une conférence de presse au début du mois de juin, disant qu'il a choisi la Tunisie parce qu'elle est proche du Liban en termes de culture et d'arts.
Asmar a également maintenu que l'édition de cette année sera exclusivement consacrée aux talents tunisiens. Le comité d'arbitrage, le personnel, les studios et le cadre de l'émission seront tous définis en Tunisie. Le spectacle entier sera adapté à la culture du pays hôte.
Un journaliste a évoqué les inquiétudes des organisateurs tunisiens de concerts, qui craignent que le programme n'ait d'autre objectif que celui de recruter des talents susceptibles de travailler dans le restaurant d' Asmar.
Asmar a répondu que cet établissement avait brûlé il y a quatre ans. Il ajoute que, par ailleurs, "le Liban rengorge de talents, et que le pays n'a donc pas besoin d'en importer depuis la Tunisie".
Monia Ghanmi(Magharebia)
Nawal Al Zoghbi, Assi El Hellani. Elissa, Majida El Roumi, Walid Toufic, Ragheb Alama, Wael Kfoury, Myriam Fares, Mouin Cherif et la chanteuse aujourd'hui décédée Suzan Tamim font partie des artistes arabes qui ont été catapultés au rang de stars par l'émission depuis sa première diffusion en 1972 .
Dès que les intentions d'Asmar ont été connues, les producteurs de concerts tunisiens ont publié un communiqué dénonçant l'émission et ses objectifs lucratifs présumés.
"De tels spectacles qui n'ont guère été des succès chez eux, ne servent pas nos objectifs, qui cherchent à améliorer nos identités artistiques et culturelles", dit Lassaad El Ghaib, président des organisateurs de concerts. Cette déclaration, faite le 29 juin, met en garde les médias tunisiens contre la diffusion de l'émission dans un document intitulé "le studio libannais El Fan pour plus de marginalisation artistique et de chômage importé dans les arts en Tunisie".
La version libanaise de ce programme de recherche de stars, selon les critiques, n'est rien de plus qu'un moyen employé pour tromper de jeunes chanteurs de Beyrouth, pour qu'ils viennent se produire dans le restaurant appartenant à Asmar, le "Nahr el Funun" (Rivière des Arts).
De tels programmes en Tunisie, comme "Tariq Al-Nojoum," ont permis de faire découvrir au public de nombreuses stars actuelles. Doria Fourti, qui a débuté sa carrière dans l'émission, soutient pleinement l'arrivée dans son pays du "Studio El Fan".
"Nous sommes heureux d'accueillir de telles émissions en Tunisie parce qu'elles nous font du bien. La chaîne tunisienne qui va diffuser le programme attirera les téléspectateurs. Le spectacle sera également une scène pour les jeunes talents, qui pourront y montrer ce qu'ils sont vraiment, et ce qui, en retour, ne pourra qu'enrichir la musique tunisienne et la scène culturelle", dit Fourti à Magharebia

"Studio El Fan" sera diffusé pour la première fois le 7 novembre sur la chaîne nationale et sur les chaînes satellites. La date a été choisie pour marquer le 23ème anniversaire du Changement. Le casting se déroulera au cours du Ramadan à Sousse, à Djerba, à Sfax, à Kef et à Tunis.
"Le public de la télévision tunisienne ayant montré une préférence pour les chaînes arabes, le nouveau spectacle pourrait insuffler une nouvelle vie à la scène nationale médiatique", dit à Magharebia la journaliste Wided Grami.
Elle ajoute que si le nouveau programme devait être un succès, ce sont d'autres producteurs tunisiens qui pourraient suivre.
Le lancement de cette émission cause beaucoup d'excitation chez les jeunes qui recherchent la célébrité en tant que chanteurs ou animateurs.
"Je pense que j'ai vraiment du talent en tant qu'animateur de télé. Participer à ce casting est une chance excellente, parce que cette émission est la seule dans tout le monde arabe qui comporte un concours de talents dans l'animation télé", dit Manal Rhimi à Magharebia.
Simon Asmar a défendu son programme lors d'une conférence de presse au début du mois de juin, disant qu'il a choisi la Tunisie parce qu'elle est proche du Liban en termes de culture et d'arts.
Asmar a également maintenu que l'édition de cette année sera exclusivement consacrée aux talents tunisiens. Le comité d'arbitrage, le personnel, les studios et le cadre de l'émission seront tous définis en Tunisie. Le spectacle entier sera adapté à la culture du pays hôte.
Un journaliste a évoqué les inquiétudes des organisateurs tunisiens de concerts, qui craignent que le programme n'ait d'autre objectif que celui de recruter des talents susceptibles de travailler dans le restaurant d' Asmar.
Asmar a répondu que cet établissement avait brûlé il y a quatre ans. Il ajoute que, par ailleurs, "le Liban rengorge de talents, et que le pays n'a donc pas besoin d'en importer depuis la Tunisie".
Monia Ghanmi(Magharebia)





Houyam Younes - ما بالهو
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