Kirghizstan: le président Bakiev, en fuite, refuse de démissionner



Le président kirghiz Kourmanbek Bakiev, qui a fui mercredi la capitale suite aux manifestations de l'opposition, affirme qu'il refuse de démissionner.

"Je n'abandonnerai pas mon mandat présidentiel", a déclaré le chef de l'Etat cité par l'agence d'information kirghize 24.kg. Le Kirghizistan  pour les nuls


Il reconnaît toutefois n'avoir aucune possibilité d'influer sur les événements.

"Tout en restant président de la République kirghize, je n'ai aucune possibilité d'influer sur la situation dans le pays", lit-on dans sa déclaration.

M. Bakiev a confirmé le fait que l'armée et les forces de l'ordre étaient passées sous le contrôle de l'opposition.

"Bien que la nouvelle administration ait pris le contrôle de l'armée et de la police, elle n'est pas en mesure de rétablir l'ordre dans le pays", affirme le président en fuite.

Il a accusé l'opposition d'être à l'origine des troubles.

"Garant de la constitution kirghize, je déclare que la responsabilité de la déstabilisation du pays incombe aux leaders de l'opposition qui répondront devant la loi", indique le message présidentiel transmis à l'agence par courrier électronique.

Depuis mardi, le Kirghizstan est en proie à des troubles qui ont fait au moins 75 morts et des centaines de blessés.

L'opposition, qui a déjà formé de nouveaux organes du pouvoir, a annoncé que le gouvernement avait démissionné et que le président Bakiev se trouvait à Djalalabad (ouest du Kirghizstan) où il tentait d'organiser la résistance.(Novosti)



Le Kirghizistan



Le Kirghizistan ou Kirghizstan ou Kirghizie est un pays d’Asie centrale. Extrêmement montagneux, peuplé à l’origine par des populations nomades, ancienne république de l’URSS, le Kirghizistan a obtenu son indépendance avec l’effondrement de cette dernière, en 1991. Les habitants s’appellent les Kirghiz.

La région correspondant au Kirghizistan fut peuplée aux XVe siècle et XVIe siècle par les Kirghizes, un peuple nomade turcique originellement situé, il y a 2000 ans, dans le nord-est de la Mongolie et qui se serait d’abord déplacé vers le sud de la Sibérie entre le VIe siècle et le VIIIe siècle, puis vers la région de Touva jusqu’au XIIIe siècle. L’Islam devint la religion principale de la région vers le XIIIe siècle ; la plupart des Kirghizes sont des musulmans sunnites de l’école hanafite.
Au début du XIXe siècle, le sud du territoire tomba sous le contrôle du Khanat de Kokand. Il fut formellement incorporé à l’empire russe en 1876. La répression de plusieurs révoltes poussa un certain nombre d’habitants à émigrer vers l’Afghanistan ou la Chine.




En 1918, un soviet fut fondé dans la région et l’oblast autonome Kara-Kirghiz fut créé en 1924au sein de l’URSS. En 1926, il devint la République socialiste soviétique autonome de Kirghizie. En 1936, la République socialiste soviétique de Kirghizie fut intégrée comme membre à part entière de l’URSS.
Lors des bouleversements politiques survenus à partir de la fin des années 1980 en Union soviétique, des élections libres furent organisées au Kirghizistan en 1991 qui virent la victoire d’Askar Akaïev au poste de président en octobre de la même année. Le pays changea de nom et devint la République du Kirghizistan en décembre 1991, tandis que Frounzé, la capitale, fut rebaptisé par son nom pré-soviétique de Bichkek en février 1991.

Après l’échec du coup d’État à Moscou qui marqua la fin de l’URSS, le Kirghizistan vota son indépendance de l’URSS le 31 août 1991. La Kirghizie adhéra cependant à la Communauté des États indépendants à la fin de la même année.

Au cours des années suivantes, le pouvoir, toujours détenu par Askar Akaïev, devint visiblement de plus en plus autoritaire. Les élections législatives du 27 février et du 13 mars 2005 furent dénoncées comme frauduleuses, particulièrement par les observateurs de l’OSCE. Des troubles débutèrent vers la fin mars qui se transformèrent rapidement dans le sud du pays en manifestations appelant à la démission du gouvernement en place. Le 24 mars, 15 000 manifestants partisans de l’opposition venus du sud du pays se heurtèrent à la police à Bichkek et prirent d’assaut l’immeuble abritant la présidence après des rumeurs faisant état de la fuite du président Akaïev hors du pays. C’est la « Révolution des Tulipes ».




Les chefs de l’opposition ont établi un gouvernement intérimaire et ont promis de mettre en place rapidement de nouvelles élections afin de prétendre à une légitimité définitive. Les luttes internes à l’opposition ont été réglées rapidement, Kourmanbek Bakiev prenant les postes de président et de premier ministre.
Kourmanbek Bakiev a ensuite remporté l’élection présidentielle organisée trois mois après le soulèvement populaire qui a provoqué la fuite de l’ancien président, Askar Akaïev.(Wikipedia)

Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 27315

Med  (Tunisia)  |Jeudi 08 Avril 2010 à 09h 14m |           
ça me rappelle le film de tom hanks le terminal.