Coupe du monde-CAN 2006: Botswana-Tunisie:1-3



La victoire d'hier fait certainement partie de ce genre de raisonnement. En dépit d’un contexte pas tout à fait favorable, la sélection est parvenue justement à s’imposer à sa manière. Cette manière qui force en quelque sorte le cours des événements. Cueillie à froid dès la 10e minute par un but de Mogogi, consécutif à une erreur défensive, elle n’a jamais douté et encore moins sombré dans la précipitation compte tenu notamment de l’importance des matches. Elle avait au contraire devant elle les solutions. Elle les puisait de la richesse de son effectif. Elle les confortait essentiellement à travers la détermination de ses joueurs.


Nafti fait partie de ces joueurs qui incarnent à la fois la rigueur et l’efficacité. Son efficacité d’hier n’était autre que cette égalisation (27’) qui permit à l’équipe de revenir rapidement dans le match. Mais pour une équipe qui en veut autant, cela ne paraissait pas suffisant. Il fallait rentrer aux vestiaires avec une avance dans le score.



Cela paraissait impératif. Et encore une fois, Santos était au rendez-vous : premier prolongement de la tête par Jaïdi et reprise (de la tête aussi) concluante du sociétaire de Sochaux.


Le Botswana ne voulut point baisser les bras. A la reprise, il essaya de se frayer un chemin. Ici et là. Un peu partout. Mais les issues étaient fermées. Et puis, qui avait dit que l’équipe de Tunisie allait s’arrêter là. Abdi, de la tête aussi, triple la marque. Cette fois, le Botswana réalisa définitivement qu’il ne pouvait justement rien face à une équipe tunisienne bien dans sa peau et plus que jamais impliquée dans le jeu.







La Presse



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