CAN 2010: Egypte Ghana, Une finale inédite



L’Egypte, six fois championne d’Afrique et le Ghana, quatre fois, ne se sont curieusement jamais rencontrée en finale ni même en demi-finale d’une Coupe d’Afrique des nations. Il aura donc fallu attendre 53 ans pour assister à cet événement. Car c’en est un, les deux pays appartenant depuis très longtemps au Gotha du football continental.
« Une finale, c’est un match différent », confie Hamada Shady, responsable des relations avec la presse de l’équipe égyptienne, « tout le monde nous donne favoris, c’est une raison de plus pour se méfier ». L’équipe va bien, ajoute- t-il, elle a préparé la finale avec minutie. Les joueurs seront tous là à l’exception du défenseur Mahmoud Fathalla qui a reçu un deuxième carton jeune lors de la demi-finale ». Le challenge est d’importance pour les Pharaons. Ils entreraient une énième fois dans l’Histoire du football africain en devenant la première équipe à gagner trois fois de suite la CAN. Elle serait une apothéose et marquerait, probablement, la fin de carrière internationale des Ahmed Hassan, Wael Gomaa, Abdelzaher El Zaka et peut-être le gardien Essam El Hadary, le plus âgé de tous avec ses 37 ans fêtés le 15 janvier. Comment mieux achever une carrière que par une victoire qui ajouterait à la gloire du football égyptien. CAN 2010: Egypte Ghana, Une finale inédite
L’équipe devrait être à peu de joueurs près celle qui a disputé les quart de finale et demi-finale. Hassan Shehata n’a aucune raison de la changer. On surveillera, toutefois, avec beaucoup d’attention le « joker gagnant » Mohamed Gedo Nagy. Jamais titulaire au coup d’envoi, entré cinq fois en jeu entre la 59e et la 72e minute et qui a marqué quatre fois. Le jeune joueur d’Al Ittihad d’Alexandrie sera peut-être la carte magistrale de Shehata…
Les Black Stars ont étonné par leur jeunesse d’abord, par leur fougue ensuite. Eux-mêmes ne se voyaient pas en finale. Faute d’avoir à sa disposition ses meilleurs joueurs expatriés, Milovan Rajevac a dû bâtir une équipe toute nouvelle autour de la sélection championne du monde junior l’année dernière en Egypte. Jusqu’à présent, après avoir encaissé trois buts lors de son premier match contre la Côte d’Ivoire, Richard Kingson n’est plus retourné une seule fois au fond de ses filets, ni contre le Burkina Faso, ni contre l’Angola, ni contre le Nigeria. Richard Kingson, le gardien, capitaine et vétéran de sa formation a réalisé un sans faute, rassurant ses partenaires et décourageant ses adversaires. L’équipe, en attaque, a fait le strict nécessaire, marquant un but à chaque sortie ce qui ui a servi trois fois sur quatre à s’imposer. Et trois de ces quatre réalisations ont été l’œuvre de l’avant-centre Asamoah Gyan qui était déjà titulaire en 2008 devant son public mais qui s’était montré décevant. « Cette année j’ai retrouvé mes sensations. Je marque dans mon club, je marque avec l’équipe nationale. Parfois, dit-il, il suffit d’un petit quelque chose d’indéfinissable pour être en réussite. Le métier d’attaquant est un travail de précision, de sensation », précise l’attaquant du Stade Rennais. Gyan et tous les Ghanéens le savent, ils n’ont rien à perdre. Ils ont déjà beaucoup gagné en maturité et en reconnaissance extérieure. Quel que soit le résultat de la finale, ils sortiront parmi les vainqueurs du tournoi à moins de six mois de la Coupe du monde, leur deuxième consécutivement.



L’Egypte a une solide expérience des finales de CAN. Sur les sept qu’elle a disputées, elle en a remporté six ne s’inclinant qu’une seule fois, en 1962 en Ethiopie face au pays organisateur, après les prolongations. Le Ghana jouera lui sa septième finale. A ce jour il a gagné quatre fois et été battu deux fois. A eux deux, l’Egypte et le Ghana ont donc disputé treize des 26 finales disputées à ce jour. Si l’Egypte s’adjuge le trophée, elle le fera pour la septième fois. Si c’est le Ghana, ce sera sa cinquième victoire, la dernière remontant à 1982.
Caf Online
Video credits Tunisie 7 TV

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