L'Arabe généalogique(Chronique H Belhaj)



Le mot « arabe » est devenu au fil des années un
mot péjoratif excepté lorsqu’il s’agit de bouffe bio.

En effet, à part les œufs, le poulet et le pain « arbi
», l’adjectif « Arabe » est peu reluisant.

A commencer par le téléphone arabe, un procédé de
communication révolutionnaire au réseau toujours
parfait, à l’abonnement gratuit et aux communications
ouvertes. Présent avant Internet, le téléphone arabe
n’est pas pour autant une fierté. Il est synonyme de
mutisme, d’étouffement et de laisser-aller.
Pourtant, ce sont les Arabes qui sont les premiers
à s’auto flageller. A la moindre anomalie de
comportement, l’Arabe commencera par accuser
…L’Arabe. Un travail d’Arabe est un travail mal fait,
un raccourci arabe est chemin non bitumé qui permet
certes de gagner du temps mais aussi d’y laisser pneus
et amortisseurs.

C’est vous dire si la connotation arabe est
péjorative. Oui mais jusqu’à quand ?
Il faut dire aussi que les Arabes n’ont pas fait
trop d’efforts pour corriger le tir verbal. Il faudra
profiter de ce seuil psychologique qu’est le
millénaire pour tenter de redorer le blason arabe.
Unité des peuples, consultation des gouvernements
et unification des stratégies. Les Arabes, au fait ne
s’unissent que rarement. Une tare dont profitent les «
autres » pour les diaboliser.

Pourtant, les Arabes n’ont pas de neurones en
moins. La preuve, ils sont des maillons clés de la
chaîne du savoir et de la science.
Nous devons commencer, nous, Arabes, par exorciser
nos complexes. On devra s’affirmer et penser à notre
autodéfense dans ce nouveau monde miné de préjugés
négatifs.

Nul n’est mieux servi que par lui-même. Sinon, il
restera pour longtemps un minus qui vole au gré des
vents. Je suis Arabe, fier de l’être et heureux de le
rester.

Hatem Belhaj

Le temps

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