L'actualité tant nationale qu'internationale résonne des échos de la grande bataille médiatique. Lundi dernier, au cours d'une journée d'études organisée par le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l'enfance, et des personnes âgées, des intellectuels tunisiens se sont élevés contre « ces images que tentent d'imposer les grandes puissances ». au moment où le bouquet revenait aussi soudainement qu'il avait disparu de nos foyers, El Manar était interdite de diffusion en France. Autant d'indices annonciateurs d'une nouvelle ère de turbulences médiatiques.
Une journée d'étude a été organisée, lundi
dernier, par le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l'enfance, et des personnes âgées, sur le thème, « l'image de la famille dans les médias ». Il a été notamment question du rôle des moyens de communication et de leur impact sur l'opinion publique de notre pays. Un aréopage d'universitaires et d'hommes des médias étaient présents, et la plupart étaient d'accord sur au moins un point : le monde est devenu un village, complètement quadrillé par les mass media. Or dans ce village global (concept créé par le sociologue de la communication, Marshall Mc Luhan), les canaux d'informations et de communication sont aussi déployés pour asseoir la domination des grandes puissances. A ce sujet, l'un de nos confrères de la presse nationale, a titré : « la Tunisie peut offrir aux pays du Sud une autre alternative face à l'invasion culturelle étrangère ». Le ton est donné, et il est résolument martial. Il faut dire que l'actualité, tant tunisienne qu'internationale, foisonne d'éléments qui nous laissent penser que la guerre des images est déclarée. Le retour des chaînes satellitaires du bouquet TPS, aussi soudain que leur disparition, en serait-il un signe ?
Les amateurs des chaînes françaises ont eu la mauvaise surprise, il y a une dizaine de jours, de ne plus pouvoir les recevoir. Ruée sur les petits bricoleurs qui se faisaient fort de casser les nouveaux codes. Certains pirates auraient « réussi », et ont, en tout cas, monnayé leur trouvaille entre dix et quinze dinars par client. Ce qui est pour le moins curieux, c'est que certains téléspectateurs, qui n'ont pas pris l'initiative de « recharger » leurs cartes, et qui devaient normalement rester privés de la réception des chaînes françaises, captent de nouveau ces images qui nous viennent d'ailleurs. Comme si les responsables des bouquets TPS étaient revenus sur leur décision, et avaient opté, dans un accès de générosité, pour la gratuité en faveur de l'audience maghrébine. Certains ont vu, dans ce retour inopiné des images étrangères, la trace discrète mais ô combien insistante, des pressions exercées par les autorités françaises. Car en définitive, qui est le véritable bénéficiaire de cet « arrosage » télévisuel, dans un contexte de turbulences médiatiques ?
Source: Le Temps
Une journée d'étude a été organisée, lundi
dernier, par le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l'enfance, et des personnes âgées, sur le thème, « l'image de la famille dans les médias ». Il a été notamment question du rôle des moyens de communication et de leur impact sur l'opinion publique de notre pays. Un aréopage d'universitaires et d'hommes des médias étaient présents, et la plupart étaient d'accord sur au moins un point : le monde est devenu un village, complètement quadrillé par les mass media. Or dans ce village global (concept créé par le sociologue de la communication, Marshall Mc Luhan), les canaux d'informations et de communication sont aussi déployés pour asseoir la domination des grandes puissances. A ce sujet, l'un de nos confrères de la presse nationale, a titré : « la Tunisie peut offrir aux pays du Sud une autre alternative face à l'invasion culturelle étrangère ». Le ton est donné, et il est résolument martial. Il faut dire que l'actualité, tant tunisienne qu'internationale, foisonne d'éléments qui nous laissent penser que la guerre des images est déclarée. Le retour des chaînes satellitaires du bouquet TPS, aussi soudain que leur disparition, en serait-il un signe ? Les amateurs des chaînes françaises ont eu la mauvaise surprise, il y a une dizaine de jours, de ne plus pouvoir les recevoir. Ruée sur les petits bricoleurs qui se faisaient fort de casser les nouveaux codes. Certains pirates auraient « réussi », et ont, en tout cas, monnayé leur trouvaille entre dix et quinze dinars par client. Ce qui est pour le moins curieux, c'est que certains téléspectateurs, qui n'ont pas pris l'initiative de « recharger » leurs cartes, et qui devaient normalement rester privés de la réception des chaînes françaises, captent de nouveau ces images qui nous viennent d'ailleurs. Comme si les responsables des bouquets TPS étaient revenus sur leur décision, et avaient opté, dans un accès de générosité, pour la gratuité en faveur de l'audience maghrébine. Certains ont vu, dans ce retour inopiné des images étrangères, la trace discrète mais ô combien insistante, des pressions exercées par les autorités françaises. Car en définitive, qui est le véritable bénéficiaire de cet « arrosage » télévisuel, dans un contexte de turbulences médiatiques ?
Source: Le Temps





Abdelhalim Hafed - موعود
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