Les mots semblent vains quand il est question de reporter une soirée aussi haute en émotion. George Muostaki ne sera jamais un “has been”. Cet Ulysse musicien a embarqué le public dans les méandres de sa nostalgie, sans mélo, sans pathos, comme un poète authentique qui puise son inspiration, de la justesse des mots, de la véracité des sentiments, des souvenirs d’une vie où l’amour, la liberté, la paix, la fraternité, la justice sont l’unique valeur.
Un artiste à la sagesse incommensurable. Au regard grave parce que témoin d’un siècle en escalade, auréolé de traits sereins qui affirment que la vérité est ailleurs.
Aucune autobiographie ne pourrait atteindre ce degré de perfection. Le baroudeur. Le métèque, le juif errant, le pâtre grec. Ce polyglotte insatiable d’amour a interprété toutes les facettes de sa vie et fait saisir aux présents une parcelle de cette universalité qui conditionne la vie des hommes. George Moustaki, alias joseph, alias, Youssef est un artiste qui a fait de sa vie, une œuvre d’art. Une œuvre épurée, minimaliste qui récuse le conventionnel, le dogme aliénant et la “bêtise humaine”. Cet artiste, au cœur “Rebel” qui déclare l’état de bonheur permanent, maîtrise de toute évidence, l’art et le don de le communiquer, grâce à un répertoire qui n’est transfiguré d’aucunes rides.
Evoquant l’Alexandrie de son enfance, il affirme dans sa biographie officielle “c’était le monde en réduction avec toutes les races et toutes les religions. Je suis rarement étranger quelque part car je trouve toujours une référence à l’Alexandrie dans les langues que j’y ai entendues (arabe, italien, grec, turc, arménien ou maltais) les odeurs que j’y ai respirées ou les couleurs…”.
Ses compagnons de route, n’étaient autre que Brassens, Piaf, Reggianni, Yves Montand… et dans chaque chanson qu’il a interprété ce soir-là, sa voix, ses paroles, sa musique exultaient les sentiments d’un cœur trop plein de souvenirs, d’amour et d’émotions.
En une époque aussi trouble où les amalgames confessionnaux, les “chocs” culturels et les conflits exacerbent notre village planétaire, une aubaine, un intermède nous a été offert par les organisateurs du festival de la Médina, qui n’aura duré, certes, que le temps d’un spectacle mais qui aura redonné au mot espoir toute sa quintessence.
Espoir où la cohésion entre peuples, entre races, entre religions, entre sexes est, le temps d’une chanson presque réel.
Comme si l’Espoir s’abreuvait des cœurs qui vibrent, et s’asphyxiait des esprits qui raisonnent ?
Révérence à l’artiste.
Faten AOUADI
Le Temps
Un artiste à la sagesse incommensurable. Au regard grave parce que témoin d’un siècle en escalade, auréolé de traits sereins qui affirment que la vérité est ailleurs.
Aucune autobiographie ne pourrait atteindre ce degré de perfection. Le baroudeur. Le métèque, le juif errant, le pâtre grec. Ce polyglotte insatiable d’amour a interprété toutes les facettes de sa vie et fait saisir aux présents une parcelle de cette universalité qui conditionne la vie des hommes. George Moustaki, alias joseph, alias, Youssef est un artiste qui a fait de sa vie, une œuvre d’art. Une œuvre épurée, minimaliste qui récuse le conventionnel, le dogme aliénant et la “bêtise humaine”. Cet artiste, au cœur “Rebel” qui déclare l’état de bonheur permanent, maîtrise de toute évidence, l’art et le don de le communiquer, grâce à un répertoire qui n’est transfiguré d’aucunes rides.
Evoquant l’Alexandrie de son enfance, il affirme dans sa biographie officielle “c’était le monde en réduction avec toutes les races et toutes les religions. Je suis rarement étranger quelque part car je trouve toujours une référence à l’Alexandrie dans les langues que j’y ai entendues (arabe, italien, grec, turc, arménien ou maltais) les odeurs que j’y ai respirées ou les couleurs…”.
Ses compagnons de route, n’étaient autre que Brassens, Piaf, Reggianni, Yves Montand… et dans chaque chanson qu’il a interprété ce soir-là, sa voix, ses paroles, sa musique exultaient les sentiments d’un cœur trop plein de souvenirs, d’amour et d’émotions.
En une époque aussi trouble où les amalgames confessionnaux, les “chocs” culturels et les conflits exacerbent notre village planétaire, une aubaine, un intermède nous a été offert par les organisateurs du festival de la Médina, qui n’aura duré, certes, que le temps d’un spectacle mais qui aura redonné au mot espoir toute sa quintessence.
Espoir où la cohésion entre peuples, entre races, entre religions, entre sexes est, le temps d’une chanson presque réel.
Comme si l’Espoir s’abreuvait des cœurs qui vibrent, et s’asphyxiait des esprits qui raisonnent ?
Révérence à l’artiste.
Faten AOUADI
Le Temps





Abdelhalim Hafed - موعود
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