Pour leur édition 2004, les Journées Cinématographiques de Carthage ont fait fort ! Le Tout-Tunis est dans la rue, profitant des animations, participant pleinement à la fête. Celle de l'image, qui s'expose en plein centre ville, qui s'affiche en mille couleurs sur les façades. Celle du cinéma arabe et africain et de ses acteurs, invités dans notre capitale, qui s'est revêtue pour l'occasion de ses plus beaux atours. Décidément, Tunis est vraiment la plus belle !
Des images qui apparaissent comme par enchantement, qui prennent forme dans l'espace, qui s'y inscrivent, se mettent au premier plan. Comme un hologramme fantasmagorique, les films défilent sur un écran d'eau, sous une tour-horloge qui ne voit plus le temps passer. Nos sens, délicieusement mis à contribution par la musique et les chants, les paroles et les images, sont en extase. Le son est répercuté, la légère musique des génériques domine les bruits de la circulation. Les gouttes d'eau éclaboussent les piétons, comme des particules de lumière cinématographique brillantes comme un feu d'artifice. Nous voici au centre du spectacle, acteurs improvisés et plein de gaieté, tous au service des réjouissances de ces journées carthaginoises. En plein avenue Habib Bourguiba, nous voici tous acteurs, tous figurants, participant activement à cette prestigieuse fête du cinéma.
Quand nos immeubles se font grands écrans
Même le théâtre municipal, cette bonbonnière aussi blanche que baroque s'habille, se revêt de ses plus beaux atours, ceux réservés aux solennités et aux grands jours de fêtes. Voici sa façade transformée en écran, en écrin, illustration vivante du spectacle et de ses couleurs. Emerveillés, nous voilà tentant de discerner la source mystérieuse de ces flots lumineux, décrivant autant de fresques mirifiques. Quelques immeubles se font même supports aux rêves des réalisateurs. Une grise bâtisse devient affiche vive et colorée, avec en lettres de feu : « les baliseurs du désert ». Dunes et Sahara, nomades, en plein centre de Tunis, suspendus par la grâce de la technique lumineuse au dessus de nos têtes.
Un ticket pour les festivités
Joyeuses bousculades devant les cinémas, démentant définitivement les allégations pessimistes qui voudraient enterrer trop vite notre art et notre cinéma. Qui a dit que les jeunes Tunisiens ne s'intéressaient plus à la culture ? Quel jugement aussi hâtif que fallacieux ! Il a suffi qu'un film réalisé par l'un de nos talentueux cinéastes soit programmé, pour susciter l'intérêt, provoquer l'irrépressible envie de s'engouffrer dans les salles obscures ! Les voilà nombreux, faisant patiemment la queue devant les guichets, pour décrocher le fameux ticket, celui qui les fera pleinement participer aux festivités. Des cinémas affichent même complet longtemps avant la projection du film. Certains protestent car ils ne parviendront pas à voir le film élu parmi la ribambelle d'œuvres d'art proposées ! Il faut dire que l'on a parfois assisté à une véritable ruée, à laquelle certains gérants de salles n'étaient guère préparés!
Le spectacle est aussi dans la rue
Les rues de notre capitale se mettent à vivre, et c'est comme si un petit vent de folie douce se mettait à souffler sur la ville. Comme si le cheval-symbole du festival s'était échappé, pour galoper entre les voitures, danser au son de cette musique estivale. Comme si le fier étalon, retrouvé au passage dans l'un des films de nos frères Marocains, avait décider de s'ébrouer, de folâtrer dans nos principales avenues. Les terrasses des cafés retentissent des éclats de voix, les lumières scintillent tard la nuit. La fête est vraiment totale, l'événement pleinement réussi. Une réussite à laquelle participe le peuple du Tout-Tunis, qui se promène fièrement, se pavanant comme Artaban, car ces merveilles lui appartiennent ! Ce ne sont que les reflets mordorés de son génie particulier, qui lui a permis d'intégrer tant d'influences, tant de civilisations, les accommodant à sa propre personnalité, à la fois antique et pétillante de modernité, à la fois millénaire et éternellement renouvelée. Nos invités ne s'y trompent pas, et savent reconnaître notre légendaire hospitalité, celle des vieux peuples enracinés dans un terroir riche d'histoire, et de traditions séculaires.
Nos invités
Voilà nos frères d'Afrique et de la Nation Arabe, profitant de nos soirées vivantes et festives, dans une ville exubérante et gaie, comme le veut notre Méditerranée ! Les soirées tunisoises s'animent, bruissent de tous les accents arabes, ceux chantants du Levant, et ceux mâtinés de ces intonations andalouses, de l'extrême occident maghrébin. Place à la beauté ! Celle de ces magnifiques actrices d'ébène, drapées de couleurs chatoyantes et de boubous soyeux, rehaussées par leurs coiffures élégantes et sophistiquées. Celle d'une femme Arabe libre et fière, maîtresse de son image et de son destin. Tous reconnaîtront la magie de la touche tunisienne.
Tunis, pôle lumineux de la Culture
L'été prolongée dans lequel nous sommes encore plongés trouve là un fameux couronnement. Célébrations majestueuses de l'éternelle Carthage qui brille plus que jamais de ses mille feux. Toujours vivante, proclamée par la force des choses centre culturel international, Arabe et Africain, pôle magnétique optimiste et lumineux, quand tant de régions sombrent dans des difficultés sans nom... Quand les organisateurs, ingénieux concepteurs de tant d'éclats, unissent leurs efforts à l'exubérance festive des enfants de notre capitale, le succès ne se fait pas attendre. Et voici Tunis toujours plus belle.
Oualid CHINE
Le Temps de Tunisie
Des images qui apparaissent comme par enchantement, qui prennent forme dans l'espace, qui s'y inscrivent, se mettent au premier plan. Comme un hologramme fantasmagorique, les films défilent sur un écran d'eau, sous une tour-horloge qui ne voit plus le temps passer. Nos sens, délicieusement mis à contribution par la musique et les chants, les paroles et les images, sont en extase. Le son est répercuté, la légère musique des génériques domine les bruits de la circulation. Les gouttes d'eau éclaboussent les piétons, comme des particules de lumière cinématographique brillantes comme un feu d'artifice. Nous voici au centre du spectacle, acteurs improvisés et plein de gaieté, tous au service des réjouissances de ces journées carthaginoises. En plein avenue Habib Bourguiba, nous voici tous acteurs, tous figurants, participant activement à cette prestigieuse fête du cinéma.
Quand nos immeubles se font grands écrans
Même le théâtre municipal, cette bonbonnière aussi blanche que baroque s'habille, se revêt de ses plus beaux atours, ceux réservés aux solennités et aux grands jours de fêtes. Voici sa façade transformée en écran, en écrin, illustration vivante du spectacle et de ses couleurs. Emerveillés, nous voilà tentant de discerner la source mystérieuse de ces flots lumineux, décrivant autant de fresques mirifiques. Quelques immeubles se font même supports aux rêves des réalisateurs. Une grise bâtisse devient affiche vive et colorée, avec en lettres de feu : « les baliseurs du désert ». Dunes et Sahara, nomades, en plein centre de Tunis, suspendus par la grâce de la technique lumineuse au dessus de nos têtes.
Un ticket pour les festivités
Joyeuses bousculades devant les cinémas, démentant définitivement les allégations pessimistes qui voudraient enterrer trop vite notre art et notre cinéma. Qui a dit que les jeunes Tunisiens ne s'intéressaient plus à la culture ? Quel jugement aussi hâtif que fallacieux ! Il a suffi qu'un film réalisé par l'un de nos talentueux cinéastes soit programmé, pour susciter l'intérêt, provoquer l'irrépressible envie de s'engouffrer dans les salles obscures ! Les voilà nombreux, faisant patiemment la queue devant les guichets, pour décrocher le fameux ticket, celui qui les fera pleinement participer aux festivités. Des cinémas affichent même complet longtemps avant la projection du film. Certains protestent car ils ne parviendront pas à voir le film élu parmi la ribambelle d'œuvres d'art proposées ! Il faut dire que l'on a parfois assisté à une véritable ruée, à laquelle certains gérants de salles n'étaient guère préparés!
Le spectacle est aussi dans la rue
Les rues de notre capitale se mettent à vivre, et c'est comme si un petit vent de folie douce se mettait à souffler sur la ville. Comme si le cheval-symbole du festival s'était échappé, pour galoper entre les voitures, danser au son de cette musique estivale. Comme si le fier étalon, retrouvé au passage dans l'un des films de nos frères Marocains, avait décider de s'ébrouer, de folâtrer dans nos principales avenues. Les terrasses des cafés retentissent des éclats de voix, les lumières scintillent tard la nuit. La fête est vraiment totale, l'événement pleinement réussi. Une réussite à laquelle participe le peuple du Tout-Tunis, qui se promène fièrement, se pavanant comme Artaban, car ces merveilles lui appartiennent ! Ce ne sont que les reflets mordorés de son génie particulier, qui lui a permis d'intégrer tant d'influences, tant de civilisations, les accommodant à sa propre personnalité, à la fois antique et pétillante de modernité, à la fois millénaire et éternellement renouvelée. Nos invités ne s'y trompent pas, et savent reconnaître notre légendaire hospitalité, celle des vieux peuples enracinés dans un terroir riche d'histoire, et de traditions séculaires.
Nos invités
Voilà nos frères d'Afrique et de la Nation Arabe, profitant de nos soirées vivantes et festives, dans une ville exubérante et gaie, comme le veut notre Méditerranée ! Les soirées tunisoises s'animent, bruissent de tous les accents arabes, ceux chantants du Levant, et ceux mâtinés de ces intonations andalouses, de l'extrême occident maghrébin. Place à la beauté ! Celle de ces magnifiques actrices d'ébène, drapées de couleurs chatoyantes et de boubous soyeux, rehaussées par leurs coiffures élégantes et sophistiquées. Celle d'une femme Arabe libre et fière, maîtresse de son image et de son destin. Tous reconnaîtront la magie de la touche tunisienne.
Tunis, pôle lumineux de la Culture
L'été prolongée dans lequel nous sommes encore plongés trouve là un fameux couronnement. Célébrations majestueuses de l'éternelle Carthage qui brille plus que jamais de ses mille feux. Toujours vivante, proclamée par la force des choses centre culturel international, Arabe et Africain, pôle magnétique optimiste et lumineux, quand tant de régions sombrent dans des difficultés sans nom... Quand les organisateurs, ingénieux concepteurs de tant d'éclats, unissent leurs efforts à l'exubérance festive des enfants de notre capitale, le succès ne se fait pas attendre. Et voici Tunis toujours plus belle.
Oualid CHINE
Le Temps de Tunisie





Abdelhalim Hafed - موعود
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