Les Tunisiens espèrent que les élections apporteront des emplois et des avancées démocratiques



Créations d'emplois et réformes démocratiques arrivent en tête des souhaits des Tunisiens à l'approche des élections présidentielle et législatives.

A l'approche des élections présidentielle et législatives en Tunisie, les citoyens, notamment les jeunes, espèrent que les résultats auront une incidence positive sur la vie quotidienne, des médias aux opportunités d'emploi.
Alors que se rapproche la date du dimanche 25 octobre pour l'élection présidentielle, les électeurs observent les navettes des quatre candidats entre Tunis et les autres villes du pays pour rencontrer leurs partisans et présenter leurs programmes. Les candidats aux élections à la Chambre des députés sont également engagés dans des campagnes de dernière minute à l'approche des élections législatives de vendredi.

Les quatre candidats à la présidentielle – le Président sortant Zine El Abidine Ben Ali (Rassemblement démocratique constitutionnel), Ahmed Innoubli (Union démocratique unioniste), Mohamed Bouchiha (Parti de l'unité populaire) et Ahmed Ibrahim (Mouvement Ettajdid) – s'engagent à faire avancer la démocratie, à créer des emplois et à prendre en compte les aspirations de la jeunesse.
Trouver un emploi reste la priorité pour les jeunes électeurs.
"Quel que soit le vainqueur, mon principal souci reste de trouver un emploi", explique Nizar Ben Amna, diplômé de la faculté de droit de Tunis.
Sirin, titulaire d'un diplôme en géographie, se fait l'écho des propos de Ben Amna. "Je suis au chômage depuis trois ans", explique-t-elle. "Ma principale priorité est de trouver un emploi."
Les chiffres publiés par le gouvernement tunisien montrent que le chômage se situe aux alentours de 14 pour cent de la population. Lors de son discours de lancement de campagne, le Président Ben Ali avait affirmé que la création d'emplois était sa priorité absolue.

Au-delà des préoccupations en matière d'emploi, certains Tunisiens se disent préoccupés par les changements énormes qui touchent la jeunesse d'aujourd'hui, et expliquent que le gouvernement doit se pencher plus sur les besoins de la jeune génération.




Radia Mouelhi estime que les jeunes sont confrontés à des influences étrangères qu'ils doivent assimiler, comme le port du hijab pour les femmes, qui modifient la société tunisienne.
"Malgré le grand nombre d'études et de statistiques sur la jeunesse et ses attentes, nous constatons encore de nombreux phénomènes qui sont étrangers à la société tunisienne", explique-t-elle. "Cela montre que le gouvernement n'a pas été en mesure de trouver des solutions. Nous espérons donc que les candidats… adopteront des stratégies bien définies pour répondre à ces questions."


D'autres estiment que les infrastructures tunisiennes et les secteurs essentiels, comme la santé, devraient être la priorité.
"Je crois qu'il aurait été mieux que les fonds de campagne aient été dépensés à construire des hôpitaux et des centres pour améliorer la vie des gens et employer des jeunes", affirme Fattah, salariée dans une usine.
A l'approche des élections, des groupes de jeunes Tunisiens se rassemblent sur les lieux d'affichage, consultant les affiches et les programmes. D'autres groupes sont approchés par des groupes de militants des partis, qui s'arrêtent et expliquent leurs positions.

"En fait, je me préoccupe plus d'un match de football de mon équipe favorite, ou d'une soirée dans un café", explique Nizar, un jeune homme d'une vingtaine d'années. "Le reste, je m'en fiche totalement. Je ne connais même pas la date des élections."
L'accent mis par tous les candidats sur la nécessité de faire avancer la démocratie attire l'attention de nombreux électeurs.
"J'espère qu'il ne s'agit pas simplement de slogans qui disparaîtront une fois l'élection passée", affirme Jalal Rafiq, employé dans une société entreprise de Tunis. "Chacun semble parler de la même chose, comme le développement des médias. Nous espérons simplement que ces objectifs seront atteints."
Mona Yahia /Magharebia
Photo & Vidéo /babnet

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