Le grand peintre Zoubeir Turki est décédé vendredi à l'âge de 85 ans.
Né dans la médina de Tunis, Zoubeir Turki suit ses études à la Zitouna puis à l'Institut des hautes études et, en parallèle, à l'École des beaux-arts de Tunis.
Il est recruté comme professeur d'arabe dans les écoles françaises mais, lors des évènements violents de 1952, incite à la grève, ce qui lui vaut d'être renvoyé de son travail. Il part alors en Suède où il rejoint l'Académie des beaux-arts de Stockholm où il perfectionne son art, avant de revenir à Tunis après l'indépendance.
Adepte de l'expression figurative, il devient rapidement le porte-drapeau de la peinture tunisienne et ses œuvres acquièrent une grande renommée : elles illustrent même les ouvrages scolaires, les timbres, etc. Il occupe pendant longtemps une place privilégiée dans l'administration publique des arts et de la culture, en tant que haut responsable du ministère de la culture, et fonde l'Union nationale des arts plastiques de Tunisie, dont il assure la présidence jusqu'à son départ volontaire, ainsi que l'Union maghrébine des arts plastiques.
Il prépare également la création du Centre d'art vivant du Belvédère à Tunis et se fait élire député et conseiller municipal. Dorra Bouzid décrit son art en ces termes :
« Sans aucun doute ses paysages, ses natures mortes et ses personnages comme lui vibrent avec ce cœur. Pour les peindre, il fouille dans les couleurs millénaires de la soie ou de la laine des souks : des verts, des ocres et des rouges somptueux et profonds. Il les entoure des volutes, des voûtes et des courbes de l'architecture de la ville qui a bercé son enfance. »

Né dans la médina de Tunis, Zoubeir Turki suit ses études à la Zitouna puis à l'Institut des hautes études et, en parallèle, à l'École des beaux-arts de Tunis.
Il est recruté comme professeur d'arabe dans les écoles françaises mais, lors des évènements violents de 1952, incite à la grève, ce qui lui vaut d'être renvoyé de son travail. Il part alors en Suède où il rejoint l'Académie des beaux-arts de Stockholm où il perfectionne son art, avant de revenir à Tunis après l'indépendance.
Adepte de l'expression figurative, il devient rapidement le porte-drapeau de la peinture tunisienne et ses œuvres acquièrent une grande renommée : elles illustrent même les ouvrages scolaires, les timbres, etc. Il occupe pendant longtemps une place privilégiée dans l'administration publique des arts et de la culture, en tant que haut responsable du ministère de la culture, et fonde l'Union nationale des arts plastiques de Tunisie, dont il assure la présidence jusqu'à son départ volontaire, ainsi que l'Union maghrébine des arts plastiques.
Il prépare également la création du Centre d'art vivant du Belvédère à Tunis et se fait élire député et conseiller municipal. Dorra Bouzid décrit son art en ces termes :
« Sans aucun doute ses paysages, ses natures mortes et ses personnages comme lui vibrent avec ce cœur. Pour les peindre, il fouille dans les couleurs millénaires de la soie ou de la laine des souks : des verts, des ocres et des rouges somptueux et profonds. Il les entoure des volutes, des voûtes et des courbes de l'architecture de la ville qui a bercé son enfance. »






Saber - عز الحبايب
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