Taxis collectifs : Un parc national qui ne cesse d'être renforcé



«La mise en place des taxis collectifs remonte à l’année 1989. Ceux-ci assurent des navettes à l’intérieur d’un périmètre de transport urbain, sur une ou plusieurs lignes suivant un itinéraire déterminé avec un tarif calculé en fonction de la distance parcourue», indique Mme Sarra Rjab Ben Amou, directrice du transport terrestre; en précisant qu’au départ, ces moyens de transport ont été introduits à l’intérieur du pays, particulièrement dans les gouvernorats de Sousse, Nabeul et Monastir pour desservir les passagers désirant se déplacer vers des régions qui souffrent d’un manque au niveau de la couverture du réseau national de transport terrestre.

«Pour le grand Tunis, une campagne de contrôle effectuée en 2003 a permis de constater l’accroissement du nombre de taxis clandestins, dû à un déficit d’offres. D’où la décision de mettre en place de manière officielle le service de taxis collectifs dans ledit district, dont l’objectif est d’augmenter l’offre réglementaire pour remédier au manque de moyens de transport en commun. Ceci est en mesure de répondre au besoin en déplacement d’une catégorie bien déterminée de notre clientèle, qui ne peut se déplacer via le taxi individuel, pour des raisons pécuniaires», ajoute-t-elle.



Partant, le parc national des taxis collectifs ne cesse d’être renforcé passant de 764, fin 2007, à 945 en 2009.
Au niveau de la région du grand Tunis, on recense actuellement 57 taxis collectifs circulant dans la capitale (contre 26 en 2007), 89 à l’Ariana (78 en 2007), 57 à Ben Arous (11 en 2007) et un seul véhicule à La Manouba.

S’agissant du choix des lignes à desservir, Mme Sarra Rjab directrice du transport terrestre indique que le ministère du Transport n’intervient pas à ce niveau, ni en matière d’itinéraire à parcourir ni au niveau du nombre de taxis à mettre en place, puisqu’il s’agit-là d’une affaire purement locale qui se présente sous forme d’un consensus établi entre le demandeur de l’autorisation d’exercice et le gouvernorat, et qui dépend essentiellement des besoins concrets des habitants de la région.

«Par contre, a-t-elle ajouté, on intervient pour fixer les tarifs du transport par personne, et on œuvre à organiser la corporation».
Dès lors, une équipe d’agents de contrôle, relevant du ministère du Transport, est mobilisée pour prendre en charge l’inspection des conditions de travail desdits taxis.

Le nombre des 56 agents actuels sera incessamment renforcé par une trentaine de contrôleurs, en vue de limiter au maximum le nombre d’infractions commises.
«On inflige une amende, dont le montant varie entre 61 et 1000 DT, à tout contrevenant aux principales règles de l’exercice de l’activité.

Parmi les infractions observées fréquemment, on peut citer le transport d’un nombre de personnes dépassant le maximum fixé dans les documents afférents à l’exploitation du véhicule, le non-respect des tarifs fixés et également de la zone de circulation autorisée…».

Finalement, la responsable a signalé qu’en vue d’organiser au mieux cette prestation, on prévoit, au cours de la prochaine période, d’orienter les efforts vers notamment la réduction du nombre de clandestins et la création de stations appropriées pour ces taxis, à l’instar de celles consacrées aux louages. C’est ainsi que le ministère s’emploie avec la municipalité de Tunis pour aménager des espaces à proximité du centre-ville, pour abriter cette prestation.
D'après le Renouveau


Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 17803

Jamel  (Tunisia)  |Vendredi 23 Octobre 2009 à 14h 53m |           
Un grand parc a manouba "une seul voiture " .

Riahi  (Tunisia)  |Mercredi 21 Octobre 2009 à 20h 20m |           
Citation ((dès lors, une équipe d’agents de contrôle, relevant du ministère du transport, est mobilisée pour prendre en charge l’inspection des conditions de travail desdits taxis.))
mme sarra n' a pas cite un chiffre sur le nombre de contravention

De l'ariana  (Tunisia)  |Mercredi 21 Octobre 2009 à 08h 59m |           
Je trouve que le taxi collectif est une bonne chose mais franchement les chauffeurs c'est des criminels rien qu'a les voir sur les routes cela donne des frissons a qlq exceptions très rares, en plus ils s'agissent en toutes impunités au vu et su des agents de la polices leurs taxis sont en surcharges dont les fenêtres sont camoufles derrières des rideaux un encadrement s’impose et une surveillance permanente et devenu une urgence