Par Samira Krichen - Pour vérifier de façon pratique les impressions ou les idées qu’on croit avoir sur certains sujets, il est habituel de recourir à certaines comparaisons qui placent de façon réaliste les dits sujets sur une échelle de classement.
Cette approche devrait permettre de mieux comprendre et apprécier aujourd’hui la situation véritable de Sfax, elle qui reste citée et encore considérée comme étant la deuxième ville du pays après la Capitale. Cela sous-entend une comparaison et on est en droit de se demander dès lors si ce classement correspond encore à la réalité.
Cependant à ce jour, mis à part la superficie de l’agglomération et le nombre de ses habitants, aucun critère ne permet de continuer à comparer valablement Sfax à Tunis. En toute objectivité, on ne se compare pas à la Capitale sans tenir compte des avantages qui lui sont dus. Mais même en tenant compte de ces facteurs, le déséquilibre est si manifeste que toute comparaison en devient déplacée.
Prenons l’exemple de l’évolution de l’infrastructure. Il suffit de s’absenter de Tunis un mois pour perdre ses repères, par la rapidité et l’ampleur des changements. Par les voies élargies, par les ponts et les superbes échangeurs qui poussent à vue d’œil, la circulation devient fluide et s’améliore de jour en jour. Le problème des embouteillages à Tunis est déjà pratiquement résolu.
Plutôt que d’envisager une solution de ce genre, à Sfax on a préféré la solution à bas prix ; on a ainsi installé une longue série de ronds-points (giratoires) rapprochés et qui n’ont fait qu’aggraver les problèmes de la circulation, surtout aux heures de pointe.
Entre temps, l’unique pont (une demi-portion d’échangeur) de la route de Tunis traîne depuis 2005 à l’état de chantier et ne semble guère vouloir s’achever…
A-t-on idée sur le nombre d’échangeurs effectués à Tunis -dans des délais record- durant cette même période ???
Les retards dans l’exécution des travaux semblent être un « privilège » exclusif réservé à la ville de Sfax, à l’instar de l’autoroute (tardive), de l’aéroport (inactif) et du projet Taparura (la rengaine), sans compter l’interminable liste de ce qui traîne en "études sans fin" et en projets fantômes.
Pour revenir au projet Taparura, il serait opportun de rappeler qu’il aura mis vingt ans pour démarrer et qu’il semble vouloir continuer maintenant à trainer en longueur, comme pour « faire durer le plaisir » et servir de « sucette » pour les braves Sfaxiens. On ne peut continuer de vouloir nous faire croire que ce projet fut à notre intention un généreux cadeau. Nous ne pouvons oublier aussi facilement que notre ville est côtière et qu’elle avait jadis une plage « propre » où nous nous allions nous baigner en toute tranquillité avant qu’on vienne condamner sans appel notre ville à devenir aussi polluée.
A Sfax, la liste des anomalies et des négligences est longue.
Pour exemple, savez-vous que des experts étrangers ont prouvé depuis des années que l’Avenue des Martyrs (elle porte bien son nom) au niveau du rond-point du 7 novembre, représente un site où le taux de pollution est extrême, sans qu’aucune mesure ne vienne mettre un terme au danger que cela représente ?
Que faudrait-il de plus pour que l’on consente à réagir et mettre fin au martyre des
« survivants » de Sfax ?
On devait déjà veiller, pour limiter la pollution, à ce que la circulation soit plus fluide dans le secteur.
On devait aussi empêcher la SORETRAS d’utiliser Bab El Jebli comme parking à ses véhicules (vétustes et hautement polluants) ou comme un terminus ou les bus stationnent de façon prolongée et souvent le moteur en marche.
On doit mettre fin à cette invasion ravageuse du béton, de ces immeubles qui poussent comme des champignons au détriment des zones vertes.
On n’aura pas fini de subir les conséquences néfastes de Sfax el Jadida telle qu’elle fut conçue. Le cas dulot 23 A est un exemple éloquent de la voracité des promoteurs et du laxisme des responsables locaux, encore insensibles à l’appel des citoyens. Ce cas précis du lot 23 A sur lequel on s’entête à vouloir construire « un immeuble de trop » nous interpelle comme une offense faite "aux intérêts de la collectivité" et à nous citoyens" ; nous nous sentons arbitrairement privés de notre droit de regard sur notre cadre de vie et sur les affaires de notre Cité.

Pour revenir aux situations actuelles de Tunis et de Sfax, il est clair qu’on ne peut comparer que ce qui est comparable.
Entre « la Capitale » privilégiée et en pleine expansion et « la deuxième ville » mise en veilleuse et qui peine, "il n’y a pas photo".
Il serait plus opportun de parler à présent de la place de Sfax par rapport à d’autres villes du pays, et là on ne peut pas "ne pas comparer" et ne pas se poser des questions…
Il nous reste à trouver la force d’espérer et de nous consoler…
N’arrivons-nous pas encore à arracher de temps à autre quelques rares trophées sportifs pour nous remonter le moral ?
N’avons-nous pas aussi la satisfaction de voir nos enfants se distinguer « assez souvent » par des résultats scolaires réconfortants ?
Nous savons déjà où nous en sommes.
Quant à savoir "où nous allons", cela dépend encore de nous !!!
Demain verra…
Écrit par Samira Krichen sfaxonline.com
Cette approche devrait permettre de mieux comprendre et apprécier aujourd’hui la situation véritable de Sfax, elle qui reste citée et encore considérée comme étant la deuxième ville du pays après la Capitale. Cela sous-entend une comparaison et on est en droit de se demander dès lors si ce classement correspond encore à la réalité.
Cependant à ce jour, mis à part la superficie de l’agglomération et le nombre de ses habitants, aucun critère ne permet de continuer à comparer valablement Sfax à Tunis. En toute objectivité, on ne se compare pas à la Capitale sans tenir compte des avantages qui lui sont dus. Mais même en tenant compte de ces facteurs, le déséquilibre est si manifeste que toute comparaison en devient déplacée.
Prenons l’exemple de l’évolution de l’infrastructure. Il suffit de s’absenter de Tunis un mois pour perdre ses repères, par la rapidité et l’ampleur des changements. Par les voies élargies, par les ponts et les superbes échangeurs qui poussent à vue d’œil, la circulation devient fluide et s’améliore de jour en jour. Le problème des embouteillages à Tunis est déjà pratiquement résolu.
Plutôt que d’envisager une solution de ce genre, à Sfax on a préféré la solution à bas prix ; on a ainsi installé une longue série de ronds-points (giratoires) rapprochés et qui n’ont fait qu’aggraver les problèmes de la circulation, surtout aux heures de pointe.
Entre temps, l’unique pont (une demi-portion d’échangeur) de la route de Tunis traîne depuis 2005 à l’état de chantier et ne semble guère vouloir s’achever…
A-t-on idée sur le nombre d’échangeurs effectués à Tunis -dans des délais record- durant cette même période ???
Les retards dans l’exécution des travaux semblent être un « privilège » exclusif réservé à la ville de Sfax, à l’instar de l’autoroute (tardive), de l’aéroport (inactif) et du projet Taparura (la rengaine), sans compter l’interminable liste de ce qui traîne en "études sans fin" et en projets fantômes.
Pour revenir au projet Taparura, il serait opportun de rappeler qu’il aura mis vingt ans pour démarrer et qu’il semble vouloir continuer maintenant à trainer en longueur, comme pour « faire durer le plaisir » et servir de « sucette » pour les braves Sfaxiens. On ne peut continuer de vouloir nous faire croire que ce projet fut à notre intention un généreux cadeau. Nous ne pouvons oublier aussi facilement que notre ville est côtière et qu’elle avait jadis une plage « propre » où nous nous allions nous baigner en toute tranquillité avant qu’on vienne condamner sans appel notre ville à devenir aussi polluée.
A Sfax, la liste des anomalies et des négligences est longue.
Pour exemple, savez-vous que des experts étrangers ont prouvé depuis des années que l’Avenue des Martyrs (elle porte bien son nom) au niveau du rond-point du 7 novembre, représente un site où le taux de pollution est extrême, sans qu’aucune mesure ne vienne mettre un terme au danger que cela représente ?
Que faudrait-il de plus pour que l’on consente à réagir et mettre fin au martyre des
« survivants » de Sfax ?
On devait déjà veiller, pour limiter la pollution, à ce que la circulation soit plus fluide dans le secteur.
On devait aussi empêcher la SORETRAS d’utiliser Bab El Jebli comme parking à ses véhicules (vétustes et hautement polluants) ou comme un terminus ou les bus stationnent de façon prolongée et souvent le moteur en marche.
On doit mettre fin à cette invasion ravageuse du béton, de ces immeubles qui poussent comme des champignons au détriment des zones vertes.
On n’aura pas fini de subir les conséquences néfastes de Sfax el Jadida telle qu’elle fut conçue. Le cas dulot 23 A est un exemple éloquent de la voracité des promoteurs et du laxisme des responsables locaux, encore insensibles à l’appel des citoyens. Ce cas précis du lot 23 A sur lequel on s’entête à vouloir construire « un immeuble de trop » nous interpelle comme une offense faite "aux intérêts de la collectivité" et à nous citoyens" ; nous nous sentons arbitrairement privés de notre droit de regard sur notre cadre de vie et sur les affaires de notre Cité.

Pour revenir aux situations actuelles de Tunis et de Sfax, il est clair qu’on ne peut comparer que ce qui est comparable.
Entre « la Capitale » privilégiée et en pleine expansion et « la deuxième ville » mise en veilleuse et qui peine, "il n’y a pas photo".
Il serait plus opportun de parler à présent de la place de Sfax par rapport à d’autres villes du pays, et là on ne peut pas "ne pas comparer" et ne pas se poser des questions…
Il nous reste à trouver la force d’espérer et de nous consoler…
N’arrivons-nous pas encore à arracher de temps à autre quelques rares trophées sportifs pour nous remonter le moral ?
N’avons-nous pas aussi la satisfaction de voir nos enfants se distinguer « assez souvent » par des résultats scolaires réconfortants ?
Nous savons déjà où nous en sommes.
Quant à savoir "où nous allons", cela dépend encore de nous !!!
Demain verra…
Écrit par Samira Krichen sfaxonline.com





Saber - عز الحبايب
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