Alors que les candidats en Tunisie utilisent Facebook pour leurs campagnes, les observateurs s'interrogent sur l'effet que cette initiative aura sur les élections du mois d'octobre.
Par Jamel Arfaoui (Magharebia)
Facebook est devenu la nouvelle plateforme sur laquelle les partis politiques tunisiens développent leurs campagnes électorales. Chaque parti dispose désormais d'un profil sur ce site, espérant toucher les quelque 600 000 abonnés tunisiens à l'approche des élections présidentielles et législatives du 25 octobre.
De nombreux observateurs admettent qu'il est encore trop tôt pour savoir si le recours à ce site aura un impact déterminant pour les partis politiques à l'approche des élections, au cours desquelles cinq candidats se présentent à la présidence et huit partis sont à la lutte pour des sièges au parlement tunisien.

"Aujourd'hui, à l'ère des communications globalisées, il n'est plus possible d'ignorer lnternet si vous souhaitez faire passer un message, défendre une idée, une opinion ou un point de vue", a déclaré Jalila Jandli, membre active du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir. "Il serait bête de ne pas avoir recours à ce site et de ne pas profiter des fruits de la connectivité."
Jandli explique que le RCD a créé un groupe sur Facebook pour soutenir son candidat, le président sortant Zine El Abidine Ben Ali, qui se présente pour un cinquième mandat. "Au départ, j'espérais que le nombre de partisans atteindrait les cinq mille, mais aujourd'hui, leur nombre dépasse six mille, ce qui m'encourage à tenter d'attirer dix mille partisans d'ici le 11 octobre", explique-t-elle.
Pour sa part, le correspondant de Reuters Tarek Emara ne pense pas que Facebook aura une forte influence sur les élections. "Même si des dizaines de milliers de jeunes consultent ce site web, la plupart ne semblent pas très intéressés par ces élections", explique-t-il. "Même dans le cas de groupes sur Facebook, la plupart des jeunes s'y inscrivent par politesse, pour ne pas décliner les invitations de leurs amis."
Le journaliste Mbarka Laamari doute quant à lui que les campagnes sur Facebook permettent d'initier un véritable débat électoral, affirmant qu'en Tunisie "Facebook pourrait certes avoir une petite influence sur les élections, mais cela ne signifie pas que le site soit devenu un lieu de joutes électorales".
"N'oublions pas qu'il existe ici un problème appelé 'l'aversion des jeunes pour la politique'", explique le journaliste. "La plupart des inscrits sur Facebook étant des jeunes, nous nous retrouvons dans la même situation."
"Toutefois, la minorité des jeunes engagés en politique aura plus de chances de faire passer ses idées", ajoute Laamari. "Mais cet espace lui sera réservé, ainsi qu'aux amis de ces jeunes intéressés par la politique."
D'autres espèrent que Facebook pourra susciter des débats plus passionnés.
"Facebook est devenu, lors de chaque grande occasion, une arène de controverse et de concurrence politique et intellectuelle", explique Taoufik Ayachi, journaliste au quotidien Attarik Aljadid. "C'est devenu un espace alternatif pour certains des partis qui participent aux élections, pour lancer leurs campagnes et présenter leurs nouvelles plateformes et leurs candidats."
"Alors que se rapproche la date des élections, les campagnes des candidats se font plus intenses, et l'espace virtuel est devenu un lieu de mobilisation", ajoute Ayachi, qui précise néanmoins que Facebook ne saurait remplacer les médias traditionnels.
"Cet espace n'est pas destiné à la réelle campagne, qui doit être lancée sur des médias réalistes assurant les conditions nécessaires d'équité et d'égalité des chances pour toucher les citoyens par des formes de communication de masse plus populaires, comme la télévision, la radio et la presse écrite", explique le journaliste. "Mais Facebook est devenu une nécessité au vu de l'étroitesse des grands médias et du monopole exercé par un seul des partis participant à cette bataille électorale."
Par Jamel Arfaoui (Magharebia)
Facebook est devenu la nouvelle plateforme sur laquelle les partis politiques tunisiens développent leurs campagnes électorales. Chaque parti dispose désormais d'un profil sur ce site, espérant toucher les quelque 600 000 abonnés tunisiens à l'approche des élections présidentielles et législatives du 25 octobre.
De nombreux observateurs admettent qu'il est encore trop tôt pour savoir si le recours à ce site aura un impact déterminant pour les partis politiques à l'approche des élections, au cours desquelles cinq candidats se présentent à la présidence et huit partis sont à la lutte pour des sièges au parlement tunisien.

"Aujourd'hui, à l'ère des communications globalisées, il n'est plus possible d'ignorer lnternet si vous souhaitez faire passer un message, défendre une idée, une opinion ou un point de vue", a déclaré Jalila Jandli, membre active du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir. "Il serait bête de ne pas avoir recours à ce site et de ne pas profiter des fruits de la connectivité."
Jandli explique que le RCD a créé un groupe sur Facebook pour soutenir son candidat, le président sortant Zine El Abidine Ben Ali, qui se présente pour un cinquième mandat. "Au départ, j'espérais que le nombre de partisans atteindrait les cinq mille, mais aujourd'hui, leur nombre dépasse six mille, ce qui m'encourage à tenter d'attirer dix mille partisans d'ici le 11 octobre", explique-t-elle.
Pour sa part, le correspondant de Reuters Tarek Emara ne pense pas que Facebook aura une forte influence sur les élections. "Même si des dizaines de milliers de jeunes consultent ce site web, la plupart ne semblent pas très intéressés par ces élections", explique-t-il. "Même dans le cas de groupes sur Facebook, la plupart des jeunes s'y inscrivent par politesse, pour ne pas décliner les invitations de leurs amis."
Le journaliste Mbarka Laamari doute quant à lui que les campagnes sur Facebook permettent d'initier un véritable débat électoral, affirmant qu'en Tunisie "Facebook pourrait certes avoir une petite influence sur les élections, mais cela ne signifie pas que le site soit devenu un lieu de joutes électorales".
"N'oublions pas qu'il existe ici un problème appelé 'l'aversion des jeunes pour la politique'", explique le journaliste. "La plupart des inscrits sur Facebook étant des jeunes, nous nous retrouvons dans la même situation."
"Toutefois, la minorité des jeunes engagés en politique aura plus de chances de faire passer ses idées", ajoute Laamari. "Mais cet espace lui sera réservé, ainsi qu'aux amis de ces jeunes intéressés par la politique."
D'autres espèrent que Facebook pourra susciter des débats plus passionnés.
"Facebook est devenu, lors de chaque grande occasion, une arène de controverse et de concurrence politique et intellectuelle", explique Taoufik Ayachi, journaliste au quotidien Attarik Aljadid. "C'est devenu un espace alternatif pour certains des partis qui participent aux élections, pour lancer leurs campagnes et présenter leurs nouvelles plateformes et leurs candidats."
"Alors que se rapproche la date des élections, les campagnes des candidats se font plus intenses, et l'espace virtuel est devenu un lieu de mobilisation", ajoute Ayachi, qui précise néanmoins que Facebook ne saurait remplacer les médias traditionnels.
"Cet espace n'est pas destiné à la réelle campagne, qui doit être lancée sur des médias réalistes assurant les conditions nécessaires d'équité et d'égalité des chances pour toucher les citoyens par des formes de communication de masse plus populaires, comme la télévision, la radio et la presse écrite", explique le journaliste. "Mais Facebook est devenu une nécessité au vu de l'étroitesse des grands médias et du monopole exercé par un seul des partis participant à cette bataille électorale."





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