La Tunisie prend des mesures pour protéger les élèves contre la grippe porcine



Les autorités sanitaires tunisiennes préparent l'année scolaire avec une série de mesures destinées à empêcher les élèves de contracter le virus H1N1 de la grippe porcine.

Par Jamel Arfaoui (Magharebia)
Les élèves de Tunisie reprendront cette année le chemin de l'école dans un contexte de renforcement des mesures destinées à prévenir toute apparition du virus H1N1 de la grippe porcine, selon des articles parus dans la presse locale et des sources proches du gouvernement.

Ces mesures sanitaires s'inscrivent dans le cadre de l'appel lancé le jeudi 3 septembre par le Président Zine El Abidine Ben Ali en faveur de "la mobilisation de tous les moyens humains et matériels et des services nécessaires pour assurer le début de la nouvelle année scolaire et universitaire dans les meilleures conditions possibles". Elles reflètent également l'annonce faite le 18 juillet par le ministre de la Santé Mondher Zenaidi qui affirmait que le pays avait enregistré 32 cas d'infection au H1N1, tous originaires de "l'extérieur de la Tunisie".
Bien que M. Zenaidi eut ajouté que l'ensemble des patients avaient été soignés "grâce à l'attention et aux soins pris par toutes les autorités médicales et au suivi des patients et de leurs familles", et confirmé que la situation "n'est pas alarmante", les responsables du ministère de la Santé travaillent d'arrache-pied à mettre en place des mesures préventives.
Pour la troisième année consécutive, le service de médecine scolaire et universitaire du ministère de la Santé a mis en place un programme pour assurer aux élèves et aux étudiants des examens médicaux gratuits. Selon des articles parus dans la presse nationale, le dépistage concernera 161 462 élèves lors de la rentrée. Le service assurera également des inspections sanitaires des quelque 3 500 crèches et maternelles, qui accueillent plus de 70 000 enfants.
Des médecins ont été affectés dans les universités pour contrôler les cas de maladies dangereuses et chroniques chez les étudiants, afin de pouvoir suivre leur état de santé et leurs résultats universitaires. A l'autre extrémité de la pyramide des âges, les enfants de première année de maternelle sont soumis à des contrôles sanitaires plusieurs mois avant d'être inscrits à l'école. Ce dépistage a lieu de janvier à juin, et les futures élèves doivent passer des tests pour déceler d'éventuelles maladies et des problèmes de développement.
Ce programme d'examen médical est mis en oeuvre pour "soutenir la campagne de prévention et de sensibilisation au virus H1N1 dans le cadre scolaire et universitaire", a indiqué mercredi l'agence TAP citant le directeur de ce service, le Dr. Mounira Garbouj.
Selon M. Garbouj, le ministère organisera également des "ateliers sur des sujets, tels que l'arrêt du tabagisme et [la prévention] de la grippe porcine ; le maintien d'une bonne santé physique et d'une bonne hygiène ; la sensibilisation aux risques des accidents ; et l'utilisation conforme de médicaments sur prescription" tout au long de l'année avec la participation des élèves.
Parlant à Magharebia, le Dr. Faker Maalej, du ministère de la Santé, a expliqué que ces mesures étaient "nécessaires et obligatoires parce qu'elles protégeront les élèves contre toute mauvaise surprise susceptible de les empêcher de poursuivre leur année scolaire dans des conditions naturelles".
"N'oublions jamais qu'il vaut mieux prévenir que guérir", a ajouté ce médecin.

Les mesures de prévention de la grippe porcine ont un effet à la fois sur les parents et les enseignants.
"Je suis rassurée par la poursuite de ce programme ; mère de deux élèves, j'ai toujours peur que quelque chose de mauvais leur arrive", explique Manal Amri. "Le virus de la grippe porcine se répand rapidement, et nous savons que les autorités ont interdit aux Tunisiens d'effectuer l'Omra pour tenter de prévenir les risques de contamination [par des pélerins éventuellement porteurs du virus]. Cela signifie que les risques ne sont pas encore totalement nuls."
Pour sa part, Munira Al Tabib aimerait voir ces mesures étendues aux jardins d'enfants, "qui ont poussé comme des champignons ces dernières années et où se côtoient des bébés, des enfants en bonne santé et des enfants grippés."
Hadiya El Dakhli, directrice d'une crèche et d'un jardin d'enfants, a expliqué à Magharebia que les mesures de contrôle sanitaire dans son établissement sont strictes, avec au moins trois inspections surprises par an.
"J'essaie toujours d'empêcher les enfants porteurs de maladies contagieuses d'entrer en maternelle", explique-t-elle. "De plus, je fais appel à un pédiatre qui vient chaque mois examiner les enfants."

Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 17300

الاستاذة ايمان  (United Arab Emirates)  |Samedi 12 Septembre 2009 à 11h 15m |           
نشاء الله ربي يستر صغيرانا وربي ينجحهم راهي تونس راس مالها هوما
موش كيف هنا في الامارات الناس الكل نادي باش ياجلو العام وما يقراوش السنا
انا نقول نشوفو اليابان وبربي بالمناسبة دعوة مني باش الي ما يعرفشي برنامج خواطر على ام بي سي مع 4 غير درجين بوقت تونس يحكي على نهضة وتطور اليابان
تامهم في اليابان العطلة كان 10 ايام في العام
هذا مثال يحتضى به
وناكد نشاء الله الدولة تاخذ نفس الاجراءات مع الناس والتليمذات الي عايشين في القرا والاماكن بعيدة على البلديات والمعتمديات من باب اولى ان المعاملة تكون بالمثل
ونتمنى نشاء الله ربي معاهم والي عندو حد يعرفو ما عندوش باش يشري كتب وحوايج باش يدخل بيهم للمدرسة بربي لا تسكتو ثمة عباد تحب تعمل الخير اما ما تعرفشي لشكون