L'Office des Tunisiens de l'Etranger a rencontré des expatriés vendredi à Tunis pour discuter de leurs préoccupations concernant la crise financière mondiale et le coût des transferts financiers qu'ils effectuent.
Par Mona Yahia ( Magharebia)
La crise financière mondiale continue de peser sur les expatriés tunisiens. Certains ont reporté ou annulé leur déplacement annuel en Tunisie pour voir leurs familles et leurs amis afin d'économiser leur argent.
Des responsables tunisiens ont rencontré des expatriés et des chefs d'entreprises, vendredi 8 août, pour discuter de ces problèmes, lors d'un séminaire organisé par l'Office des Tunisiens de l'Etranger.
Pour expliquer leur situation, plusieurs d'entre eux ont décrit les difficiles conditions qu'ils endurent dans leurs pays d'adoption. Habib, agent immobilier en Italie, est l'un d'eux.
"En Europe, contrairement à la Tunisie, on ressent très clairement la crise financière mondiale", explique-t-il. "Les compagnies de métro et de bus réduisent le nombre de trajets. Quand aux projets immobiliers, ils sont pratiquement à l'arrêt."
Selon les chiffres officiels, plus d'un million de Tunisiens vivent désormais à l'étranger. Près de 82 pour cent d'entre eux vivent dans des pays européens, dont plus de la moitié pour la seule France.
Lorsque la crise financière mondiale s'est accentuée, elle a frappé très durement la communauté tunisienne à l'étranger. Certains ont été licenciés, d'autres ont perdu une partie de leur salaire et ont dû renoncer aux petits plaisirs pour pouvoir joindre les deux bouts.
Fathy, qui habite en Allemagne, explique qu'il avait envisagé de se rendre en Tunisie avec sa femme et ses deux fils, mais qu'il s'était vu contraint en dernier ressort de n'y envoyer que son fils aîné, pour réduire les dépenses.
Le ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens de l'Etranger, Ali Chaouch, a décrit la situation différemment lors de ce colloque, affirmant que les effets de la crise financière mondiale se font certes ressentir, mais restent minimes. L'un de ces indicateurs, explique-t-il, est que le montant des transferts d'argent effectués par les expatriés en Tunisie a augmenté de huit pour cent au premier semestre 2009 par rapport à la même période de l'année précédente.
A la fin de ce séminaire, les participants ont recommendé la mise en place de nouveaux mécanismes destinés à protéger les Tunisiens travaillant à l'étranger, en les aidant à surmonter les difficultés liées à la crise actuelle. Ils ont également demandé au gouvernement de renforcer le rôle des missions diplomatiques et consulaires pour surveiller la situation des Tunisiens de l'étranger.
Taoufik Baccar, le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, a mené un débat sur les moyens de protéger les économies des expatriés contre l'incertitude économique. Les participants ont fait part de leur espoir de voir davantage de banques tunisiennes ouvrir des bureaux à l'étranger et que des solutions moins coûteuses que Western Union soient proposées pour les transferts internationaux.
M. Baccar a déclaré que le gouvernement travaille avec des banques françaises et tunisiennes pour créer les moyens d'envoyer de l'argent à moindre coût.
Naila Dalaji, qui participait à ce séminaire, a affirmé que "la crise a conduit les Tunisiens à envisager sérieusement de transférer leurs [économies] des banques étrangères dans des banques tunisiennes."
Selon les chiffres du gouvernement, ces transferts monétaires des expatriés ont représenté entre 1987 et 2008 24,261 millions de dinars par an, soit 4,8 pour cent du PIB, 21,8 pour cent des économies des Tunisiens, et 43,7 pour cent du déficit commercial extérieur pour la seule année 2007. De plus, les économies des Tunisiens de l'étranger constituent la quatrième plus importante source de devises.
Le gouvernement tunisien a également approuvé un certain nombre de mesures incitatives pour le retour temporaire ou définitif d'émigrés tunisiens. Ainsi, les créateurs d'entreprises potentiels peuvent-ils être exemptés du paiement des taxes à l'importation.
En rentrant au pays, les Tunisiens vivant à l'étranger bénéficient d'un double statut. Ils sont considérés comme des "résidents", un statut qui leur confère tous les avantages dont bénéficient les Tunisiens dans leur pays, mais aussi comme "non-résidents", bénéficiant ainsi des mesures d'incitation aux entreprises.
Lors d'un autre colloque organisé le 4 août à Tunis par l'Office des Tunisiens de l'Etranger, en association avec le Centre d'Information, de Formation, d'Etudes et de Documentation sur les Associations (Ifeda), les participants avaient appelé de leurs voeux la mise en place d'un panel de juristes destiné à défendre les Tunisiens de l'étranger qui sont lienciés du fait de la crise mondiale et risquent d'être extradés.
Par Mona Yahia ( Magharebia)
La crise financière mondiale continue de peser sur les expatriés tunisiens. Certains ont reporté ou annulé leur déplacement annuel en Tunisie pour voir leurs familles et leurs amis afin d'économiser leur argent.
Des responsables tunisiens ont rencontré des expatriés et des chefs d'entreprises, vendredi 8 août, pour discuter de ces problèmes, lors d'un séminaire organisé par l'Office des Tunisiens de l'Etranger.
Pour expliquer leur situation, plusieurs d'entre eux ont décrit les difficiles conditions qu'ils endurent dans leurs pays d'adoption. Habib, agent immobilier en Italie, est l'un d'eux.
"En Europe, contrairement à la Tunisie, on ressent très clairement la crise financière mondiale", explique-t-il. "Les compagnies de métro et de bus réduisent le nombre de trajets. Quand aux projets immobiliers, ils sont pratiquement à l'arrêt."
Selon les chiffres officiels, plus d'un million de Tunisiens vivent désormais à l'étranger. Près de 82 pour cent d'entre eux vivent dans des pays européens, dont plus de la moitié pour la seule France.
Lorsque la crise financière mondiale s'est accentuée, elle a frappé très durement la communauté tunisienne à l'étranger. Certains ont été licenciés, d'autres ont perdu une partie de leur salaire et ont dû renoncer aux petits plaisirs pour pouvoir joindre les deux bouts.

Fathy, qui habite en Allemagne, explique qu'il avait envisagé de se rendre en Tunisie avec sa femme et ses deux fils, mais qu'il s'était vu contraint en dernier ressort de n'y envoyer que son fils aîné, pour réduire les dépenses.
Le ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens de l'Etranger, Ali Chaouch, a décrit la situation différemment lors de ce colloque, affirmant que les effets de la crise financière mondiale se font certes ressentir, mais restent minimes. L'un de ces indicateurs, explique-t-il, est que le montant des transferts d'argent effectués par les expatriés en Tunisie a augmenté de huit pour cent au premier semestre 2009 par rapport à la même période de l'année précédente.
A la fin de ce séminaire, les participants ont recommendé la mise en place de nouveaux mécanismes destinés à protéger les Tunisiens travaillant à l'étranger, en les aidant à surmonter les difficultés liées à la crise actuelle. Ils ont également demandé au gouvernement de renforcer le rôle des missions diplomatiques et consulaires pour surveiller la situation des Tunisiens de l'étranger.
Taoufik Baccar, le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, a mené un débat sur les moyens de protéger les économies des expatriés contre l'incertitude économique. Les participants ont fait part de leur espoir de voir davantage de banques tunisiennes ouvrir des bureaux à l'étranger et que des solutions moins coûteuses que Western Union soient proposées pour les transferts internationaux.
M. Baccar a déclaré que le gouvernement travaille avec des banques françaises et tunisiennes pour créer les moyens d'envoyer de l'argent à moindre coût.
Naila Dalaji, qui participait à ce séminaire, a affirmé que "la crise a conduit les Tunisiens à envisager sérieusement de transférer leurs [économies] des banques étrangères dans des banques tunisiennes."
Selon les chiffres du gouvernement, ces transferts monétaires des expatriés ont représenté entre 1987 et 2008 24,261 millions de dinars par an, soit 4,8 pour cent du PIB, 21,8 pour cent des économies des Tunisiens, et 43,7 pour cent du déficit commercial extérieur pour la seule année 2007. De plus, les économies des Tunisiens de l'étranger constituent la quatrième plus importante source de devises.
Le gouvernement tunisien a également approuvé un certain nombre de mesures incitatives pour le retour temporaire ou définitif d'émigrés tunisiens. Ainsi, les créateurs d'entreprises potentiels peuvent-ils être exemptés du paiement des taxes à l'importation.
En rentrant au pays, les Tunisiens vivant à l'étranger bénéficient d'un double statut. Ils sont considérés comme des "résidents", un statut qui leur confère tous les avantages dont bénéficient les Tunisiens dans leur pays, mais aussi comme "non-résidents", bénéficiant ainsi des mesures d'incitation aux entreprises.
Lors d'un autre colloque organisé le 4 août à Tunis par l'Office des Tunisiens de l'Etranger, en association avec le Centre d'Information, de Formation, d'Etudes et de Documentation sur les Associations (Ifeda), les participants avaient appelé de leurs voeux la mise en place d'un panel de juristes destiné à défendre les Tunisiens de l'étranger qui sont lienciés du fait de la crise mondiale et risquent d'être extradés.





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