Magharebia - Des responsables de la sécurité de cinquante-trois pays africains se rencontrent à Alger pour mettre sur pied une approche continentale de lutte contre le terrorisme, le crime organisé et le trafic d''êtres humains.
Dans les semaines qui viennent, les chefs d''Etat et de gouvernements africains devraient signer un accord visant l''interdiction du financement du terrorisme, en particulier par le paiement de rançons versées aux groupes terroristes qui détiennent des otages. Ces nouvelles mesures devraient renforcer l''arsenal juridique mis en place par l''Union Africaine dans ses efforts de lutte contre le terrorisme.
Le Centre africain d''Etudes et de recherche sur le Terrorisme (CAERT) a organisé mercredi 17 juin une rencontre de trois jours à Alger destinée à préparer un plan d''action pour la période 2010-2013, à laquelle participent le coordinateur des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme, le coordinateur européen et des attachés militaires accrédités en Algérie.
Cette conférence se tient au lendemain du meurtre de l''otage britannique Edwin Dyer par al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), un acte condamné par les pays du Maghreb et la communauté internationale.
Le terrorisme est la principale menace qui pèse sur la sécurité et la stabilité du continent africain, a déclaré le directeur du CAERT, Boubacar Gaoussou Diarra, depuis que le GSPC a rallié la nébuleuse al-Qaida et s''est implanté dans les pays du Sahel.
A cela vient s''ajouter le trafic de drogue, qui a fait passer la région d''une zone de transit à un marché de consommation. Parmi les autres risques se trouvent les actes de piraterie en Somalie, dans le Golfe de Guinée et dans le delta du Niger, en plus des conflits récurrents au Darfour, au Nord-Kivu et en Somalie. Les problèmes liés à la prolifération des armes légères et au trafic d''êtres humains sont également à l''ordre du jour.
"Les réponses à ces menaces, le continent veut les trouver dans un système d’alerte et une architecture de paix et de sécurité", a déclaré M. Diarra. "La rencontre d’Alger sera l’occasion d’examiner... les difficultés rencontrées sur le terrain, en vue de préparer le programme d’action 2010-2013."
Gilles de Kerchove, coordinateur européen de la lutte antiterroriste, a renouvelé le soutien de l''Union Européenne aux efforts déployés par l''Union Africaine dans sa lutte contre le terrorisme. Il a rappelé aux participants que son organisation avait déjà contribué à hauteur d''un million d''euros à l''aide au CAERT, et qu''elle fournira une aide supplémentaire dès que cette institution aura défini sa mission et ses besoins précis.
M. de Kerchove a également rappelé la stratégie européenne de lutte contre le terrorisme, une approche légale fondée sur le respect de la loi et des droits de l''Homme.
Il a également parlé des problèmes liés à l''engagement pris par les différentes agences de sécurité dans la lutte contre le terrorisme de travailler ensemble.
Son homologue aux Nations Unies, Mike Smith, a rappelé que vingt-quatre agences onusiennes participent à la lutte contre le terrorisme, sans se limiter à la fourniture de matériel ou à la formation des policiers. Son objectif premier est de mettre en oeuvre une vision globale qui définisse le terrorisme et lui ôte toute légitimité.
Le terrorisme étant un phénomène transfrontalier, a poursuivi M. Smith, c’est à travers des conventions internationales qu’il pourra être le mieux combattu. Il a expliqué que l''ONU est prête à apporter son soutien sous forme d''expertise technique, et a souhaité voir se renforcer les relations entre sa propre agence et le CAERT.
L''ambassadeur Ramtane Lamamra, commissaire pour la paix et la sécurité de l''Union Africaine, a rappelé que les chefs d''Etat africains s''étaient réunis en 1999 à Alger pour adopter la convention de lutte contre le terrorisme. Il a indiqué qu’un projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre le financement du terrorisme sera soumis à une réunion des Etats membres dans quelques mois.
M. Lamamra a souligné que l''UA avait adopté un traité faisant de l''Afrique une zone dénucléarisée, pour dissuader les groupes terroristes d''acquérir des armes de destruction massive. De même, il a rappelé aux participants que l''Afrique avait ratifié la convention sur les armes chimiques.
Le conseiller du Président algérien Rezzag Bara a fait part de l''expérience de son pays dans la lutte contre le terrorisme.
"L’Algérie a acquis une expérience et une connaissance approfondie du phénomène", a-t-il indiqué, "[en se dotant] de moyens politiques et opérationnels pour réduire les capacités de nuisance du terrorisme."
Malgré ces efforts, a-t-il poursuivi, "le terrorisme dispose de capacités d’adaptation".
Il a rappelé la nécessité d''une démarche globale de réconciliation, qu''il a qualifiée de "dimension politique de la lutte antiterroriste".
"La dimension idéologique, représentée par les discours d’endoctrinement et de manipulation du discours religieux en vue de recruter davantage de terroristes, doit être combattue", a-t-il conclu.
Source: Magharebia
Dans les semaines qui viennent, les chefs d''Etat et de gouvernements africains devraient signer un accord visant l''interdiction du financement du terrorisme, en particulier par le paiement de rançons versées aux groupes terroristes qui détiennent des otages. Ces nouvelles mesures devraient renforcer l''arsenal juridique mis en place par l''Union Africaine dans ses efforts de lutte contre le terrorisme.
Le Centre africain d''Etudes et de recherche sur le Terrorisme (CAERT) a organisé mercredi 17 juin une rencontre de trois jours à Alger destinée à préparer un plan d''action pour la période 2010-2013, à laquelle participent le coordinateur des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme, le coordinateur européen et des attachés militaires accrédités en Algérie.
Cette conférence se tient au lendemain du meurtre de l''otage britannique Edwin Dyer par al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), un acte condamné par les pays du Maghreb et la communauté internationale.
Le terrorisme est la principale menace qui pèse sur la sécurité et la stabilité du continent africain, a déclaré le directeur du CAERT, Boubacar Gaoussou Diarra, depuis que le GSPC a rallié la nébuleuse al-Qaida et s''est implanté dans les pays du Sahel.
A cela vient s''ajouter le trafic de drogue, qui a fait passer la région d''une zone de transit à un marché de consommation. Parmi les autres risques se trouvent les actes de piraterie en Somalie, dans le Golfe de Guinée et dans le delta du Niger, en plus des conflits récurrents au Darfour, au Nord-Kivu et en Somalie. Les problèmes liés à la prolifération des armes légères et au trafic d''êtres humains sont également à l''ordre du jour.
"Les réponses à ces menaces, le continent veut les trouver dans un système d’alerte et une architecture de paix et de sécurité", a déclaré M. Diarra. "La rencontre d’Alger sera l’occasion d’examiner... les difficultés rencontrées sur le terrain, en vue de préparer le programme d’action 2010-2013."
Gilles de Kerchove, coordinateur européen de la lutte antiterroriste, a renouvelé le soutien de l''Union Européenne aux efforts déployés par l''Union Africaine dans sa lutte contre le terrorisme. Il a rappelé aux participants que son organisation avait déjà contribué à hauteur d''un million d''euros à l''aide au CAERT, et qu''elle fournira une aide supplémentaire dès que cette institution aura défini sa mission et ses besoins précis.
M. de Kerchove a également rappelé la stratégie européenne de lutte contre le terrorisme, une approche légale fondée sur le respect de la loi et des droits de l''Homme.
Il a également parlé des problèmes liés à l''engagement pris par les différentes agences de sécurité dans la lutte contre le terrorisme de travailler ensemble.
Son homologue aux Nations Unies, Mike Smith, a rappelé que vingt-quatre agences onusiennes participent à la lutte contre le terrorisme, sans se limiter à la fourniture de matériel ou à la formation des policiers. Son objectif premier est de mettre en oeuvre une vision globale qui définisse le terrorisme et lui ôte toute légitimité.
Le terrorisme étant un phénomène transfrontalier, a poursuivi M. Smith, c’est à travers des conventions internationales qu’il pourra être le mieux combattu. Il a expliqué que l''ONU est prête à apporter son soutien sous forme d''expertise technique, et a souhaité voir se renforcer les relations entre sa propre agence et le CAERT.
L''ambassadeur Ramtane Lamamra, commissaire pour la paix et la sécurité de l''Union Africaine, a rappelé que les chefs d''Etat africains s''étaient réunis en 1999 à Alger pour adopter la convention de lutte contre le terrorisme. Il a indiqué qu’un projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre le financement du terrorisme sera soumis à une réunion des Etats membres dans quelques mois.
M. Lamamra a souligné que l''UA avait adopté un traité faisant de l''Afrique une zone dénucléarisée, pour dissuader les groupes terroristes d''acquérir des armes de destruction massive. De même, il a rappelé aux participants que l''Afrique avait ratifié la convention sur les armes chimiques.
Le conseiller du Président algérien Rezzag Bara a fait part de l''expérience de son pays dans la lutte contre le terrorisme.
"L’Algérie a acquis une expérience et une connaissance approfondie du phénomène", a-t-il indiqué, "[en se dotant] de moyens politiques et opérationnels pour réduire les capacités de nuisance du terrorisme."
Malgré ces efforts, a-t-il poursuivi, "le terrorisme dispose de capacités d’adaptation".
Il a rappelé la nécessité d''une démarche globale de réconciliation, qu''il a qualifiée de "dimension politique de la lutte antiterroriste".
"La dimension idéologique, représentée par les discours d’endoctrinement et de manipulation du discours religieux en vue de recruter davantage de terroristes, doit être combattue", a-t-il conclu.
Source: Magharebia





Warda - بودّعك
Commentaires
0 de 0 commentaires pour l'article 16227