Coup d'envoice soir du festival de Hammamet avec « Manifesto- essourour »



Le coup d’envoi de la 45è édition du festival international de Hammamet sera donné ce soir avec « Manifesto essourour », un véritable happening, un poème visuel basé sur des textes originaux de Ali Douagi.

Créé en commémoration du centenaire de la naissance de cet écrivain, ce spectacle conjugue installations graphiques et univers sonores inattendus, chorégraphie et médias audiovisuels, musique et chants.


Manifeste d’une époque, cette œuvre produite par El Teatro et El Teatro Studio est l’hymne à la joie d’une génération de pionniers, l’hommage des artistes d’aujourd’hui à l’une des racines du mouvement littéraire tunisien.


La Première sera donnée le 07 Juillet 2009, au Centre Culturel International de Hammamet .

La seconde sera donnée le 17 Juillet , à l’Amphithéâtre romain de Carthage-
Des cycles seront programmés à ELTEATRO, durant sa 23ème saison artistique : Octobre 09/Juin 2010, ainsi qu’à travers les villes de la Tunisie -








Notre DOUAGI
Par Taoufik JEBALI


Affubler Ali DOUAGI du titre de « l’Artiste de l’infortune » m’indispose profondément – car, de tous ses titres et écrits brillants , n’est mise en avant que cette étiquette vétuste qui humilie l’Artiste et le fige dans cet état de nécessiteux , quémandant pitié et assistance !

Nous aimons un Ali DOUAGI, grand artiste aimant les petites gens.
Nous aimons à le présenter et à le représenter fier, digne, malicieux, avec son imaginaire débridé, satirique, fin, tendre et coquin.

Alors,

Excavons-le de l’exiguïté des espaces scolaires et portons-le aux places ensoleillées du Théâtre,
Transposons le du café « el Abassias » au café « el Abathiya » où lui seraient accordés tous ses désirs d’antan,

Et que Ali DOUAGI nous pardonne ce long oubli : nous pensions qu’il était hors du pays, dans un pays nommé « BILAD TARARANNI ! »











Pourquoi DOUAGI ?
Par Raja FARHAT



Au-delà de la célébration des figures littéraires et artistiques centenaires en cette année 2009 :Chebbi, Douagi, Jouini …, ce qui est essentiel est de s’interroger clairement : ces créateurs sont-ils encore d’actualité ? Nous parlent-ils encore ?
La réponse est à la fois évidente et problématique.
A l’évidence la puissance et la beauté poétique de l’œuvre inachevée de Chebbi est encore fulgurante ,l’esprit rebelle ,l’imaginaire foisonnant et l’humour incisif de Ali Douagi sont encore sans égal et les airs et chansons de Hédi Jouini séduisent autant aujourd’hui qu’hier.
Problématique ? Oui car dans les esprits, la comparaison la plus aimable avec la qualité des créations littéraires et artistiques contemporaines impose ces illustres disparus comme des modèles souvent imités sans jamais être égalés.
Cela ne devrait pas choquer outre mesure.
Presque toutes les cultures vivent cette dualité, parfois difficile, entre leurs créateurs classiques et leurs créateurs contemporains.
Quelques cultures parviennent à réconcilier ce passé incontournable avec leur vie présente par un mouvement créateur et critique qui relit les œuvres classiques ,les réinvente pour en montrer la modernité et l’extrême proximité avec la société actuelle.
C’est ainsi que Mozart , Verdi ,Goldoni, Molière ou Shakespeare sont restés de grands contemporains ,réinventés par des artistes aussi réputés aujourd’hui que Brecht, Brook, Dario Fo ,Strehler ou Alex Rigola de Barcelone
Loin des hommages artificiels et superficiels , C’est l’exigence constante qu’il faudrait imposer à la relation vive avec nos classiques.









Quid Ali DOUAGI ?



Ali Douagi, né le 4 janvier 1909 à Tunis et décédé le 27 mai 1949 à Tunis, est un nouvelliste et homme de théâtre tunisien.

Sa famille, d'origine turque, appartient à la petite bourgeoisie de Tunis. Ali Douagi perd son père à l'âge de trois ans et est élevé par sa mère. Il fréquente l'école Kheireddine et la médersa Irfaniya mais ne dépasse pas l'enseignement primaire. Il devient ouvrier dans un magasin de textile appartenant à Béji Mebazzaa.

Connu pour ses satires, il est l'une des figures emblématiques de la bohème et du spleen des intellectuels du café Taht Essour de Bab Souika.

Fondateur et co-fondateur de plusieurs journaux dont le plus fameux est « Essourour », il a été aussi publié dans plusieurs mensuels et hebdomadaires des années 1930 et 1940. Ses écrits sont caractérisés par un réalisme souvent caricatural, ce qui rend parfaitement compte des mœurs et travers de la société tunisienne de l'époque.

Plusieurs de ses nouvelles parues dans divers journaux, entre 1935 et 1959, ont été réunies dans un recueil intitulé Il m'en a fait veiller, des nuits (سهرت منه الليالي). Les plus connues sont :
• Le trésor du pauvre (1935) ;
• Le berger des étoiles (1944) ;
• La mère d'Eve (1959) préfacée par Taha Hussein.
• Il meurt de la tuberculose à l'hôpital La Rabta de Tunis.





Fiche artistique :
« Manifesto - essourour »
Textes : Ali DOUAGI –
Conception ,dramaturgie et mise en scène : Taoufik JEBALI
Conseiller littéraire : Taoufik BACCAR
D’après une idée de : Raja FARHAT, Ezzedine EL MADANI
Encadreurs et Metteurs en scène associés :Ghazi ZAGHBANI , Naoufal AZARA ,Assistants : Chédli ARFAOUI, foued LITAYEM
Chorégraphie : Nejib KHALFALLAH
Musique originale sur les textes de DOUAGI : SLAM 3LIKOM avec Hatem KAROUI , Mehdi et Nejib REKIK
Scénographie et Univers sonore : Taoufik JEBALI
Régie générale, lumières, plateau : Sabri ATROUS
Assistant: Abdelkrim DHIFALLAH
Régie Images et support audio visuel : MICH
« Manifestou Essourour » est interprété par les artistes - élèves d’Elteatro studio.



Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 16226

   (email)  |Mardi 07 Juillet 2009 à 23h 17m |           
Invité officiel et à double titre, par carte et par internet à travers facebook, j'ai du rebrousser chemin de devant les portes d'entrées? invitation bidon et je ne suis pas le seul quelques dizaines espèrent encore honorer cette invitation.
pour un démarrage c'est plutôt raté...