Bienvenue Au Président Chirac



Le Président Jacques Chirac et son épouse, Mme Bernadette Chirac, sont attendus aujourd'hui mercredi, à Tunis, pour une visite d'Etat de trois jours, à l'invitation du
Président Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse, Mme Leïla Ben Ali.


Deuxième du genre après celle effectuée par le Chef de l'Etat français en 1995, cette visite traduit une forte volonté commune de resserrer toujours davantage les relations bilatérales dans tous les domaines.



Elle intervient dans un contexte des plus favorables, alors que ces relations se fondent désormais sur la concertation politique et le respect mutuel. Un partenariat rénové, une ambition commune et une convergence de vues sur les grands dossiers régionaux et
internationaux en sont les marques.


Nombreux sont cependant les facteurs qui militent en faveur d'une plus grande progression dans les rapports des deux pays que tant d'affinités rapprochent au plan de la civilisation.


Des relations positives, denses et sereines dans tous les domaines font que les rapports tuniso-français ne sont pas seulement traditionnels, mais stratégiques et privilégiés.


Les liens personnels d'amitié et de confiance établis entre les Présidents Ben Ali et Chirac, à travers notamment des contacts réguliers, ont donné plus de vigueur et de constance à ces rapports. La concertation entre Tunis et Paris s'est traduite par une intensification des visites et des rencontres de haut niveau.


C'est ainsi que pas moins de huit membres du gouvernement français et autres personnalités de premier plan dont le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, se sont déplacés à Tunis depuis octobre 2002, faisant de la Tunisie le pays du Maghreb le plus visité par les responsables gouvernementaux français.


Une telle dynamique a conforté la coopération bilatérale qui se caractérise aujourd'hui par un partenariat mutuellement profitable et par de nouvelles approches fondées sur la mobilisation de moyens et d'énergies au service de secteurs prioritaires répondant aux besoins de la Tunisie et aux exigences de son ouverture économique.


Il s'agit d'actions portant notamment sur l'appui aux grandes réformes structurelles induites par l'accord d'association signé par la Tunisie avec l'Union européenne, d'amélioration des systèmes de formation pour l'emploi, la recherche-développement et la mise à
niveau technologique, de développement durable et d'aménagement du territoire.


Le cadre juridique régissant cette coopération sera consolidé à l'occasion de la visite du Chef de l'Etat français par la signature de nouvelles conventions. Il s'agit d'un accord de coopération en matière touristique, d'un avenant à la convention de sécurité sociale
signée en juin dernier, d'un accord portant sur les échanges de jeunes professionnels et d'un avenant à la convention relative aux obligations de service militaire en cas de double nationalité.


Autant d'instruments qui auront des incidences positives sur les relations économiques et financières tuniso-françaises déjà excellentes.


La France est le premier client et le premier fournisseur de la Tunisie avec une part de marché de près de 27% du commerce extérieur tunisien.

En constante amélioration, la balance commerciale qui enregistrait un déficit chronique aux dépens de la Tunisie, tend vers un certain équilibre. C'est ainsi que le taux de couverture est passé de 77,6% en 2001, à 87,5% en 2002 pour atteindre 96% pour les neuf premiers mois de 2003 (2651,5 MDT en importations contre 2535,5 en exportations).


Occupant le premier rang également, les investissements français en Tunisie connaissent depuis 1993 une nette progression.


Jusqu'a octobre 2003, le nombre des entreprises françaises ou à capitaux mixtes s'est élevé à 1027 ayant mobilisé un volume d'investissement total de 1,1 milliard de dinars et assurant environ 81.000 emplois.


Répartis essentiellement sur les secteurs de l'industrie et des services et à un degré moindre sur le tourisme et l'agriculture, les investissements français tendent vers la diversification pour englober d'autres secteurs notamment électrique et électronique.


La France se situe également en tête au niveau des flux touristiques avec plus d'un million de touristes ayant visité la Tunisie.


Elle occupait toujours la première place en 2002 et pendant les huit premiers mois de 2003, malgré des baisses respectives de 14 et 8%.


De même, la France figure parmi les premiers bailleurs de fonds de la Tunisie. Au cours des années 2000-2001, les engagements français ont atteint une moyenne annuelle de 100 millions d'euros (près de 135 MDT).

Parmi les instruments mis en place au titre de cette coopération, l'Agence française de développement (Afd) participe fortement au partenariat franco-tunisien.

Le groupe Afd dont la stratégie porte sur la mise à niveau des entreprises et le renforcement de la compétitivité de l'économie a accordé à la Tunisie des prêts concessionnels d'un montant global de 708 millions d'Euros depuis 1992 (1040 MDT).

Avec 10% des concours d'aide-projet consentis par l'Afd dans l'ensemble des pays où elle intervient, la Tunisie en aura été le premier bénéficiaire par tête d'habitant.

Ce rôle central de l'Afd sera renforcé par la signature, lors de la visite du Président Chirac en Tunisie, de deux nouvelles conventions relatives à l'alimentation en eau potable en milieu rural et au programme de mise à niveau.


Par ailleurs, l'Afd intervient en Tunisie à travers sa filiale "Proparco" (Société de promotion et de participation pour la coopération économique), spécialisée dans la promotion et le
financement du secteur privé.


D'autres mécanismes de financement ont été créés pour soutenir et impulser la coopération bilatérale.


C'est le cas du Fonds de solidarité prioritaire (Fsp) destiné à financer, sous forme de dons, des projets de coopération culturelle, scientifique et technique. Il en est de même de la Réserve des pays émergents (Rpe) qui finance des projets exceptionnels ayant un fort
effet d'entraînement et du Fonds d'aide au secteur privé (Fasep) dont les interventions ont notamment bénéficié jusqu'à octobre 2003 à 28 entreprises inscrites au programme de mise à niveau industrielle.


Riche et variée, la coopération culturelle, scientifique et technique couvre plusieurs domaines tels que l'éducation et l'enseignement supérieur, la recherche scientifique, la culture et le patrimoine, la santé, l'environnement, la formation et la réforme
administrative.


La contribution française à cette coopération, accordée à titre de don, est de l'ordre de 10 millions d'euros par an (plus de 14 MDT).


Sur la quarantaine de nouveaux projets retenus par le Comité des projets et programmes, six doivent être financés par le Fsp à partir de 2003, portant notamment sur l'aquaculture, la mise en valeur du site archéologique de Dougga, l'amélioration de l'enseignement du
français, l'appui au développement de l'agriculture, l'environnement et l'aménagement du territoire (réseau et qualité de l'air).


Ce tableau est une autre illustration des liens denses et profonds qui unissent la Tunisie et la France, deux pays qui appartiennent à la même région euro-méditerranéenne et qui ont l'ambition d'en faire un espace de paix et de prospérité.


Le contexte régional marquant cet espace dans toutes ses dimensions sera, au demeurant, au centre des entretiens Ben Ali-Chirac, à la veille du Sommet 5+5 prévu les 5 et 6 décembre à Tunis.


Outre les relations bilatérales, les deux Chefs d'Etat examineront assurement les principales questions de l'heure parmi lesquelles la relance du processus de paix au Proche-Orient et la situation en Irak tout en affirmant leur attachement à un monde apaisé, équilibré et solidaire.

Source: Infotunisie


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