Trois chefs d'Etat africains dans le collimateur de la justice française



APA – Paris (France) Trois chefs d’Etat africains, Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Guema (Guinée Equatoriale) pourraient bientôt faire l’objet de poursuites judiciaires en France à la suite d’une plainte déposée en décembre dernier par deux ONG françaises ainsi qu’un citoyen gabonais (Gregory Ngbwa Mintsa) pour recel de détournement de fonds publics, blanchissement, abus de bien social, abus de confiance et complicité.

En effet, une juge française a déclaré, mardi, recevable la plainte introduite par les plaignants qui s’intéressent notamment aux biens en particuliers immobiliers estimés à plusieurs milliards d’euros que possèdent dans l’Hexagone ces trois chefs d’Etat africains.


Les deux ONG (Transparency International France et Sherpa) veulent, en effet, être éclairés sur « les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par les chefs d’Etat » qui disposent tous d’immeubles cossus dans les quartiers chics de la capitale française, en particulier dans les très prisés 7ème, 8ème et 16ème arrondissements.

Avril 2009, le Parquet de Paris s’était prononcé contre l’ouverture d’une enquête contre les mis en cause après les vives protestations émises par le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba auprès des autorités françaises.

Le Parquet a désormais cinq jours pour faire appel de la décision de la juge, passé ce délais une enquête judiciaire devrait être ouverte pour déterminer les conditions dans lesquels les chefs d’Etat mis en cause ont pu acquérir ces biens.

Cette affaire constitue une patate chaude pour les autorités françaises notamment l’Elysée dont le président gabonais demeure, par le biais de la Françafrique, un interlocuteur privilégié sur le continent africain.

Elle pourrait aussi, en cas d’ouverture d’une enquête judiciaire, avoir de sérieuses conséquences diplomatiques mais surtout économiques d’autant plus que la France, à travers la multinationale ‘‘Total’’, est bien implantée au Gabon, en Guinée Equatoriale et au Congo.

Dans le passé, Paris avait réussi, non sans porter un sérieux coup à l’indépendance de la justice obtenu le classement sans suite de deux précédentes plaintes sur cette même affaire déposées en mars 2007 et en juillet 2008 contre les mis en cause.

Pour cette dernière plainte, le Parquet a, à compter de mardi, cinq jours pour faire appel de la décision de la juge. Sans préciser leur position, les autorités françaises à travers le ministère de la Justice se sont refusé à tout commentaire préférant « laisser la justice faire son travail ».

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Communiqué de Presse émis par le Gouvernement de la Guinée Équatoriale sur le décision qui aurait été rendue par la Doyenne des Juges d´instruction du pôle financier de Paris.





La République de Guinée Equatoriale a eu à reveler que depuis plus de 48 heures, la presse occidentale et tout particulièrement française, s´est faite l´echo des termes d´une décisión qui aurait été rendue par la Doyenne des Juges d´instruction du pôle financier de Paris et ce, suite à une plainte déposée par Transparence International France à l´encontre, notamment, de son Excellence M. le Président Obiang Nguma Mbasogo.

S´il est légitime que la presse informe le public, il n´en demeure pas moins, que dans le traitement d´une information, l´objectivité et la prudence s`imposent, ce d´autant plus que dans le cas d´espèce, la présomption d´innocence interdit tout commentaire et a fortiori tout “jugement” prématuré.

Il est vrai que lorsqu´il s´agil de l´Afrique, et tout particulièrement des dirigeants de l´Afrique subsahariene, la presse occidentale se déchaîne en jetant d´emblée l´anathème sur leurs dirigeants politiques. Etre propiétaire d´un bien inmobilier n´est pas répréhensible car par exemple en France. Des millions de français le sont, y compris des responsables politiques au plus haut niveau. Pourquoi n´en serait-il pas de même des africains, si ce n´est que malheuresusement une certaine opinión occidentale, ne veut pas aujourd´hui accepter qu´il en soit ainsi. A cet ógard, il est pour les moins inadmisibles que des ONG telle que Transparece International France ne “s`interesen” qu`à nos dirigeants africains, “oubliant” qu´il existe des occidentaux ou ressortissants d´autre régions du monde ayant assumé des mandats électifs et/ou qui l´assument toujours et qui possèdent un patrimoine pour le moins consistant.

S´agisssant de son Excellence M. le Président Obiang Nguema Mbbasogo, la Republique de Guinée Equatoriale tient à préciser que ce dernier ne possède en France qu´un seul actif immobilier, à saoir un pavillon, comme le possédent sans doute quelques millions d´européens, pavillon qu´il a acquis en 1986 donc bien avanti la découverte dans notre pays de gisements pétroliers. Il n´y dispose d´aucun autre avoir et n´y est titulaire d´aucun compte bancaire.

S´agissant de l´argent public, qui selon les dires de l´ONG précitée aurait été “détourné” par les dirigeants africains visés par leurs plaintes, la République de Guinée Equatoriale invite les responsables de Transparence International France à se render dans notre pays où, de visu, ils pourront constater que les ressourcees generes par l´exploitation de nos gisements, notamment pétroliers, d´una part, servent à bâtir des infrastructures, notamment des routes, logements sociaux, hôpitaus, écoles et d´autre part, sont consacrés au bien-être du peuple équato-guinéen (réalisation de projets d´electrification et d´adduction de´eau ainsi que dans les secteurs de la santé, de l´education, etc…)

A cet égard, la République de Guinee Equatoriale tient à rappeler qu´elle a adhéré a l´Iniciative pour la Transparence dans les Industries Extractives (EITI) et ce, afin d´assurer une transparece optimale dans la gestion de l´argent public.

Il faut que les ONG telle Transparence International France comprennet une fois pour toute qué elles ne nous intimiderons pas et que l´Afrique saura toujours se defendre avec la plus grande énergie et dignité.

Ce sont ces déferlements mediatiques quisont à l`evidence à l´origine des maux dont souffre notre Continent.

Nous ne formulons qu´une requête: “laisser nous en paix”.

GOBIERNO DE GUINEA ECUATORIAL
MINISTERIO DE INFORMACION, CULTURA Y TURISMO DE GUINEA ECUATORIAL




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