La plupart des fumeurs voudraient arrêter de fumer mais ne disposent pas des moyens pour le faire



Tunis – D’après les résultats d’une étude récente conduite par la société mondiale de recherches et d’informations sur la santé « IMS Health », une majorité de fumeurs de certains pays d’Afrique ou du Moyen Orient (Algérie, Egypte, Maroc, Afrique du Sud, Tunisie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis) veulent arrêter de fumer mais beaucoup ne sont pas certains du meilleur moyen pour y arriver. L’enquête qui fait partie d’une étude internationale sponsorisée par Pfizer pour comprendre les attitudes des fumeurs envers leur tabagisme et l’arrêt du tabac, a trouvé que 61% des fumeurs dans la région voudraient arrêter mais que l’envie pressante de fumer et les autres symptômes liés à l’abstinence représentent la raison essentielle de leur échec.

La plupart des fumeurs pensent qu’arrêter de fumer dépend fondamentalement de leur unique volonté. Cependant, cette méthode ne réussit que dans environ cinq pour cent des tentatives de sevrage. La majorité des fumeurs, 74%, pensent également que le tabac est une dépendance et 68% pensent qu’un professionnel dans le domaine de la santé tel que leur médecin traitant a un rôle à jouer pour les aider à arrêter le tabac. Malgré cela, très peu de fumeurs, en fait 30% uniquement, ont eu avec leur médecin une discussion sérieuse sur le tabac et les traitements disponibles pour arrêter de fumer.


75% des fumeurs qui ont fait l’objet de l’étude ont déclaré être concernés par les dangers du tabac sur leur santé. Il est démontré avec certitude que le tabac nuit à presque tous les organes du corps humain et qu’il est à l’origine d’une grande variété de maladies dont beaucoup sont mortelles, tels les maladies cardiovasculaires, de nombreux cancers, les maladies respiratoires chroniques et les accidents vasculaires cérébraux. Interrogés à ce sujet, 89% des fumeurs de la région ont répondu que l’arrêt de la cigarette était le meilleur moyen d’améliorer leur état de santé.

Fumer est une maladie chronique souvent récidivante, impliquant typiquement une dépendance physique et psychologique à la nicotine. C’est la raison pour laquelle de nombreux fumeurs, malgré leurs meilleures intentions, n’arrivent pas à arrêter de fumer et à vaincre les symptômes d’abstinence pouvant être associés au sevrage. Il leur est difficile d’arrêter de fumer, par eux-mêmes, sans aide ou soutien pour vaincre leur dépendance. Pour y arriver, ceux qui veulent à arrêter de fumer doivent chercher de l’aide auprès de profesionnels de santé, leur médecin de famille.en premier lieu.

«En tant que médecin, lorsque je sais que mon patient fume, la décision la plus importante qu’il peut prendre en matière de santé c’est de s’arrêter», explique le Professeur Hichem Aouina, Pneumologue à l’hôpital Charles Nicolle. «Cette étude a montré qu’il existe une certaine confusion parmi les fumeurs sur leur capacité de s’arrêter de fumer par eux-mêmes. Il est très difficile d’arrêter de fumer mais il s’agit d’une décision qui a un rapport avec la santé et qui devrait impliquer le soutien d’un médecin».

54% des fumeurs ayant participé à l’étude ont déjà essayé d’arrêter de fumer sans succès avec une moyenne de 3 à 4 tentatives. De nombreux traitements aujourd’hui disponibles ont été développés pour aider les fumeurs à réussir leur tentative d’arrêt; c’est leur médecin qui est le mieux placé pour les conseiller sur la méthode la plus adaptée à leur cas.

«Cette enquête représente une première démarche très importante dans la compréhension des perceptions qu’ont les populations à travers l’Afrique et le Moyen Orient sur leur propre dépendance à la nicotine», explique le Professeur Gérard Dubois, Professeur à l’Hôpital Universitaire d’Amiens en France. «Cette région est caractérisée par des cultures et des attitudes uniques et c’est en comprenant comment ses habitants se voient par rapport au reste du monde que nous pourrons aborder le problème de l’épidémie du tabac qui nuit à notre santé, à la santé de nos familles et à celle de nos communautés. Cette étude est également importante pour les gouvernements. Elle va leur permettre de mieux comprendre la perception des populations et développer des politiques et des décisions appropriées pour mieux contrôler l'épidémie du tabac.»
PR

Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 15457

Farid  (email)  |Samedi 18 Avril 2009 à 05h 12m |           
C'est vrai les pauvres fumeurs.ils depensent chaque mois entre 60 et 200dinars/mois.
faites le calcul par an.
non smoking est une manie.et ca gagne du terrain.pratiquement tous les eleves et les etudiant(e)s fument 1 a 2 paquets de lights.
vous demandez peut etre pourquoi ils/elles fument?
ils/elles fument car il n'y a aucune activite apres les cours.