Tunisie : Relations banques - entreprises à l'épreuve de la crise



L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a organisé hier un colloque sur « les relations banques-entreprises à l’épreuve de la crise économique mondiale ».

Les travaux de ce colloque ont été ouverts par M. Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, alors que son programme a englobé deux principaux panels pour sur les thèmes de :
« banques entreprises : intérêts convergents à l’épreuve de la crise » et

« pour une alliance banque entreprise ».

M. Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a souligné que la crise actuelle dépasse, désormais, la sphère financière pour toucher l''économie réelle.
Il a indiqué que les prévisions les plus optimistes prévoient une reprise vers 2010, précisant que cette crise a eu toutefois le mérite d''avoir favorisé la révision des mécanismes en place dans le secteur financier.
Le gouverneur a déclaré que la Tunisie a les moyens de dépasser cette crise comme elle l''avait fait avec les crises précédentes de 2001 (secteur touristique) et de 2005 du démantèlement de l''accord multifibre (secteur textile).
Il a indiqué que la Tunisie doit profiter du redéploiement des Investissements Directs Etrangers (IDE) à l''échelle internationale à travers la mise en valeur de ses atouts et des multiples avantages offerts par le site Tunisie.

Le gouverneur a mis en exergue le rôle du secteur financier et monétaire dans le renforcement et le soutien de l''économie nationale, relevant que l''octroi des prêts a augmenté au cours de l''année 2008 de 3900 millions dinars, soit une hausse de13, 9 pc un taux record depuis près de 10 ans.
Il a ajouté que la BCT avait par ailleurs baissé son taux directeur de 5,25pc à 4,5pc afin d''alléger les charges financières et faciliter les opérations de financement des entreprises, rappelant à cet effet la décision de rééchelonner les dettes des entreprises totalement exportatrices sur 3 ans maximum avec la prise en charge par l''Etat d''une partie du taux d''intérêt des prêts octroyés.
Le gouverneur a précisé que le dinar avait connu depuis le début de cette année une dépréciation de l''ordre de 1,5pc par rapport à l''euro ce qui constitue un avantage certain pour les entreprises exportatrices.
M. Baccar a appelé à établir des rapports de confiance entre les banques et les entreprises par la mise en place d''un véritable partenariat gagnant-gagnant entre les deux parties.
D’après TAP



Commentaires


0 de 0 commentaires pour l'article 15386