Des ministres et des représentants des médias tunisiens et égyptiens se sont rencontrés cette semaine à Tunis pour discuter des moyens d'améliorer le discours islamique sur les ondes.
A la conclusion d'un colloque tuniso-égyptien intitulé "Information religieuse et défis du temps" organisé mardi 17 février à Tunis, les participants ont souligné les moyens d'améliorer les programmes religieux pour diffuser un discours modéré permettant de lutter contre l'extrémisme.
Ces experts ont proposé d'assurer une formation pour les producteurs de programmes religieux et de mettre à la disposition des réseaux satellitaires des personnalités capables de dissuader les jeunes de se tourner vers le fanatisme et de promouvoir la critique et la pensée rationnelle.
Durant ce colloque de deux jours, les participants ont abordé un certain nombre de sujets tels que "l'image de l'Islam dans la presse écrite religieuse", "l'impact de la dimension idéologique des programmes religieux", "la pensée religieuse dans les chaînes satellitaires arabes", et "les domaines de divergence dans l'approche de la religion sur l'internet".
Le Dr. Touraia Snoussi, de l'Institut de la Presse et des Sciences de l'Information de Tunis, a déclaré que les quarante-trois réseaux satellitaires privés et publics à contenu religieux que compte le monde arabe ne proposent pas un discours islamique uniforme.
Le Dr. Snoussi a appelé à une revitalisation des mécanismes du discours religieux, pour s'adresser de manière plus active aux gens avec un message plus étroitement lié à leurs préoccupations.
Le ministre tunisien des Affaires Religieuses Abou Baker Okzouri a qualifié la plupart des programmes religieux du monde arabe d'"absurdes, avec les fatwas abominables et arriéristes qu'ils diffusent".
Dans un propos intitulé "Regard sur le contexte intellectuel des préjugés occidentaux envers l'Islam", le ministre égyptien du Waqf Mahmoud Hamdi Zakzouk a souligné la nécessité d'aider les centres de recherche islamique et de favoriser la coordination entre eux et les grands médias arabes, de manière à produire un discours religieux éclairé.
M. Zakzouk s'est également déclaré partisan d'une plus étroite collaboration entre les médias arabes et la Ligue Arabe, l'Organisation de la Conférence Islamique, et la Fédération des Universités du Monde Islamique.
Le Dr. Mohammed Fehri Chalbi, directeur général du Centre Africain de Formation des Journalistes et des Responsables de la Communication, a pour sa part consacré son intervention à "l'information religieuse dans la presse tunisienne".

Des experts ont discuté des manières de dissuader les jeunes de
se tourner vers l'extrémisme. (Photo: Mona Yahia)
Au début de son propos, il a expliqué que le message religieux publié dans la presse tunisienne est basé sur la modération et la tolérance, deux valeurs très fortement enracinées dans la société tunisienne.
La Tunisie diffuse Hannibal Elferdaws et Radio Zaytouna, qui ont commencé à émettre en septembre 2007.
Mohammed Saker Materi, propriétaire de Radio Zaytouna, a expliqué que le fait d'autoriser la diffusion de sa station de radio "souligne le désir profond d'accorder la plus haute attention à l'Islam".
M. Materi a conclu en disant que la Tunisie s'efforce de promouvoir "un dialogue fructueux et une interaction vivante entre les cultures et les civilisations".
A la conclusion de ce colloque, les participants ont mis en place le cadre initial d'une future rencontre des ministres du Waqf et des Affaires Religieuses et des médias du monde islamique, qui sera organisée sous les auspices de l'Organisation Islamique pour l'Education, la Science et la Culture (ISESCO).
Mona Yahia (Magharebia)
A la conclusion d'un colloque tuniso-égyptien intitulé "Information religieuse et défis du temps" organisé mardi 17 février à Tunis, les participants ont souligné les moyens d'améliorer les programmes religieux pour diffuser un discours modéré permettant de lutter contre l'extrémisme.
Ces experts ont proposé d'assurer une formation pour les producteurs de programmes religieux et de mettre à la disposition des réseaux satellitaires des personnalités capables de dissuader les jeunes de se tourner vers le fanatisme et de promouvoir la critique et la pensée rationnelle.
Durant ce colloque de deux jours, les participants ont abordé un certain nombre de sujets tels que "l'image de l'Islam dans la presse écrite religieuse", "l'impact de la dimension idéologique des programmes religieux", "la pensée religieuse dans les chaînes satellitaires arabes", et "les domaines de divergence dans l'approche de la religion sur l'internet".
Le Dr. Touraia Snoussi, de l'Institut de la Presse et des Sciences de l'Information de Tunis, a déclaré que les quarante-trois réseaux satellitaires privés et publics à contenu religieux que compte le monde arabe ne proposent pas un discours islamique uniforme.
Le Dr. Snoussi a appelé à une revitalisation des mécanismes du discours religieux, pour s'adresser de manière plus active aux gens avec un message plus étroitement lié à leurs préoccupations.
Le ministre tunisien des Affaires Religieuses Abou Baker Okzouri a qualifié la plupart des programmes religieux du monde arabe d'"absurdes, avec les fatwas abominables et arriéristes qu'ils diffusent".
Dans un propos intitulé "Regard sur le contexte intellectuel des préjugés occidentaux envers l'Islam", le ministre égyptien du Waqf Mahmoud Hamdi Zakzouk a souligné la nécessité d'aider les centres de recherche islamique et de favoriser la coordination entre eux et les grands médias arabes, de manière à produire un discours religieux éclairé.
M. Zakzouk s'est également déclaré partisan d'une plus étroite collaboration entre les médias arabes et la Ligue Arabe, l'Organisation de la Conférence Islamique, et la Fédération des Universités du Monde Islamique.
Le Dr. Mohammed Fehri Chalbi, directeur général du Centre Africain de Formation des Journalistes et des Responsables de la Communication, a pour sa part consacré son intervention à "l'information religieuse dans la presse tunisienne".

Des experts ont discuté des manières de dissuader les jeunes de
se tourner vers l'extrémisme. (Photo: Mona Yahia)
Au début de son propos, il a expliqué que le message religieux publié dans la presse tunisienne est basé sur la modération et la tolérance, deux valeurs très fortement enracinées dans la société tunisienne.
La Tunisie diffuse Hannibal Elferdaws et Radio Zaytouna, qui ont commencé à émettre en septembre 2007.
Mohammed Saker Materi, propriétaire de Radio Zaytouna, a expliqué que le fait d'autoriser la diffusion de sa station de radio "souligne le désir profond d'accorder la plus haute attention à l'Islam".
M. Materi a conclu en disant que la Tunisie s'efforce de promouvoir "un dialogue fructueux et une interaction vivante entre les cultures et les civilisations".
A la conclusion de ce colloque, les participants ont mis en place le cadre initial d'une future rencontre des ministres du Waqf et des Affaires Religieuses et des médias du monde islamique, qui sera organisée sous les auspices de l'Organisation Islamique pour l'Education, la Science et la Culture (ISESCO).
Mona Yahia (Magharebia)





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