La Tunisie s’est engagée résolument depuis 2003, année qui a été accompagnée de pluies diluviennes notamment dans le Grand Tunis, sur la voie de la prévention et de la veille météorologique. Des experts sont à pied-d’œuvre pour étudier toutes les éventuelles perturbations qui pourraient avoir des effets pervers (sécheresse, inondations…) et trouver des solutions idoines.
Dans cette perspective, plusieurs structures ont été créées pour veiller à un développement harmonieux du territoire, la protection de nos villes que nous voulons durable et la consolidation des indicateurs d’amélioration de la qualité de vie.
Des actions d’envergure de protection des villes contre les inondations ont été engagées, un train de mesures a été décidé et un ambitieux programme a été arrêté, témoignant de l’intérêt accordé à la lutte contre les risques d’inondations.
D’où le lancement d’une étude couvrant le Grand Tunis, devant identifier les moyens à mettre en œuvre pour protéger cette zone. Un intérêt qui s’est matérialisé par le lancement du projet «protection du Grand Tunis contre les inondations». Un projet qui a pour objectif la protection de la zone Ouest du Grand Tunis et qui constitue la première tranche des travaux et des ouvrages recommandés par l’étude globale engagée à cet effet.
C’est l’un des projets les plus importants inscrits dans le cadre du 11ème plan de développement visant à protéger la zone Ouest du Grand Tunis de l’écoulement de Sebkhat Séjoumi et des Oueds Guériana et Khaznadar.
Plusieurs quartiers situés dans les zones de La Manouba, Den Den, du Bardo, Ettadhamen, Al Intilaka ainsi que tous les quartiers des abords de la Sebkha de Séjoumi dont la population avoisine un million d’habitants bénéficieront de ce projet.
Le projet s’articule autour de quatre axes :
l’aménagement d’un canal de vidange de Sebkhat Séjoumi relié à Oued Méliane, long de 6 km, le requalibrage et l’aménagement de Oued Guériana au niveau de la cité Ezzouhour long de 3 km, de Oued Khaznadar jusqu’à la cité Ibn Sina et Ksar Saïd (sur une longueur de 3 km) et l’installation d’un canal-ceinture le long de l’avenue 7 Novembre, reliant l’échangeur Ksar Saïd à Oued Khaznadar et Oued Gueriana à Sebkhat Séjoumi (3km).
Concernant les projets programmés pour 2009, environ 40 projets seront lancés pour la protection de 56 villes, moyennant des investissements de l’ordre de 115MD. Faut-il savoir que le ministère de tutelle a réalisé plusieurs projets couvrant tous les gouvernorats, renforcés par un plan de développement permettant ainsi la protection de 160 villes avec des investissements dépassant les 200MD depuis le Changement.
Un traitement en amont et en aval
Pour ce qui est des projets en cours de réalisation, cette année, il est prévu la protection de 10 villes contre les inondations, l’entretien des ouvrages hydrauliques (environ 50 anciens et 14 nouveaux ouvrages).
S’agissant des nouveaux projets, l’année 2009 verra la protection de 3 villes contre les inondations: Tunis-Ouest, El Gtar (gouvernorat de Gafsa) et le pôle technologique à Monastir et El Fejja, outre l’aménagement des grands ouvrages hydrauliques.
La stratégie de protection des villes tunisiennes contre les risques des inondations, faut-il le rappeler, a favorisé l’élaboration d’une carte des zones menacées par les inondations, inscrite dans le cadre de l’impact de ce phénomène sur les villes. Mieux encore, l’étude globale élaborée, concernant la protection du district du Grand Tunis contre les inondations, a tenu compte de l’extension urbaine, de la nécessité d’adapter les plans d’aménagement aux impératifs de protection des inondations et la bonne gestion des eaux pluviales dans les villes.
L’étude s’étend sur la zone reliant le nord au sud et l’est à l’ouest, couvrant huit unités hydrographiques: l’Ariana Nord, avec la plaine de Choutrana, La Soukra et La Marsa, Sidi Daoud et la zone Séjoumi-Ouest, les deux Sebkha de Séjoumi et Ariana, les lacs Nord et Sud de Tunis et les ouvrages associés, les bassins de Oued Guerreb et Poriche, les bassins des Oueds Bardo et Guériana, les zones Fouchana, M’Hamdia, El Ouardia, El Mourouj, Radès, Ben Arous et Delta de l’Oued Méliane, les bassins côtiers du sud et leurs oueds Ezzahra et oued Maïzette, Hammam Chott et Hammam-Lif.
Dans la liste des bassins versants cités, certains ont été décrétés zones d’études et d’aménagement prioritaires de par les risques d’inondations qu’ils recèlent et la nécessité de leur affecter des moyens d’analyses lourds.
C’est, en effet, dans ces bassins que se concentrent les problèmes hydrauliques du Grand Tunis et dont la résolution passe par la mise en œuvre de modèles hydrauliques sophistiqués, permettant à la fois l’analyse d’écoulements multidirectionnels transitoires et la cartographie numérique des zones inondables.
Il n’en reste pas moins vrai que des risques parfois sérieux pèsent, également, sur d’autres zones du Grand Tunis, notamment sur les bassins côtiers du sud où le sous-dimensionnement des canalisations et la faible pente des ouvrages perçant la GP1 et la voie ferrée de Hammam-Lif et Hammam Chott sont la cause d’inondations répétées nécessitant la mise en œuvre de moyens techniques adaptés, pour appréhender leur contexte hydrologique et hydraulique.
La direction de l’hydraulique urbaine et le groupement BECOM se sont assigné comme objectifs à cette étude l’évaluation de la situation actuelle, le diagnostic des ouvrages déjà construits, la recherche de scénarios de protection contre les inondations pour différentes récurrences, l’étude et l’amélioration des outils institutionnels employés jusqu’à ce jour pour la gestion de l’eau en Tunisie.
Il est opportun de rappeler que le projet de protection de Tunis-Ouest inscrit dans le cadre de la première tranche du projet de protection du Grand Tunis contre les inondations, a nécessité des investissements de l’ordre de 101 MD, avec une contribution de la banque japonaise de coopération internationale de l’ordre de 75 MD. Les travaux consistent en l’aménagement des Oueds de Geriana et Khaznadar (6.000 mètres), d’un canal couvert parallèle à l’avenue 7 novembre sur une longueur de 3100m outre un bassin versant au niveau de Sebkhet Séjoumi en la reliant à Oued Méliane sur une longueur de 6000m. Les études concernant cette tranche s’achèveront en mars 2010 et la remise des appels d’offres pour la réalisation des travaux est prévue pour le mois de juin 2010.
Volet entretien et réhabilitation, le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire a consacré au cours de l’année 2008, 2,6 MD pour l’évacuation et l’entretien des ouvrages hydrauliques dans les villes menacées par les inondations. Des opérations ayant eu lieu dans plusieurs gouvernorats, ont été confiées conjointement aux différentes directions des ministères de l’Intérieur et du Développement local, de l’Environnement et du Développement durable et de la Santé publique. L’exécution de ce programme d’entretien se poursuit au cours de l’année 2009, moyennant des investissements dépassant les 3 MD.
Faut-il rappeler que, durant le 10ème plan de développement, 75 projets ont été programmés nécessitant un volume d’investissement de l’ordre de 105 MD. Ces projets devaient tenir compte de l’extension urbaine dans les villes du district de Tunis et de la nécessité de coordonner les schémas d’aménagement urbain et les actions de protection des inondations.
Najoua Hizaoui
Dans cette perspective, plusieurs structures ont été créées pour veiller à un développement harmonieux du territoire, la protection de nos villes que nous voulons durable et la consolidation des indicateurs d’amélioration de la qualité de vie.
Des actions d’envergure de protection des villes contre les inondations ont été engagées, un train de mesures a été décidé et un ambitieux programme a été arrêté, témoignant de l’intérêt accordé à la lutte contre les risques d’inondations.
D’où le lancement d’une étude couvrant le Grand Tunis, devant identifier les moyens à mettre en œuvre pour protéger cette zone. Un intérêt qui s’est matérialisé par le lancement du projet «protection du Grand Tunis contre les inondations». Un projet qui a pour objectif la protection de la zone Ouest du Grand Tunis et qui constitue la première tranche des travaux et des ouvrages recommandés par l’étude globale engagée à cet effet.
C’est l’un des projets les plus importants inscrits dans le cadre du 11ème plan de développement visant à protéger la zone Ouest du Grand Tunis de l’écoulement de Sebkhat Séjoumi et des Oueds Guériana et Khaznadar.
Plusieurs quartiers situés dans les zones de La Manouba, Den Den, du Bardo, Ettadhamen, Al Intilaka ainsi que tous les quartiers des abords de la Sebkha de Séjoumi dont la population avoisine un million d’habitants bénéficieront de ce projet.
Le projet s’articule autour de quatre axes :
l’aménagement d’un canal de vidange de Sebkhat Séjoumi relié à Oued Méliane, long de 6 km, le requalibrage et l’aménagement de Oued Guériana au niveau de la cité Ezzouhour long de 3 km, de Oued Khaznadar jusqu’à la cité Ibn Sina et Ksar Saïd (sur une longueur de 3 km) et l’installation d’un canal-ceinture le long de l’avenue 7 Novembre, reliant l’échangeur Ksar Saïd à Oued Khaznadar et Oued Gueriana à Sebkhat Séjoumi (3km).
Concernant les projets programmés pour 2009, environ 40 projets seront lancés pour la protection de 56 villes, moyennant des investissements de l’ordre de 115MD. Faut-il savoir que le ministère de tutelle a réalisé plusieurs projets couvrant tous les gouvernorats, renforcés par un plan de développement permettant ainsi la protection de 160 villes avec des investissements dépassant les 200MD depuis le Changement.
Un traitement en amont et en aval
Pour ce qui est des projets en cours de réalisation, cette année, il est prévu la protection de 10 villes contre les inondations, l’entretien des ouvrages hydrauliques (environ 50 anciens et 14 nouveaux ouvrages).
S’agissant des nouveaux projets, l’année 2009 verra la protection de 3 villes contre les inondations: Tunis-Ouest, El Gtar (gouvernorat de Gafsa) et le pôle technologique à Monastir et El Fejja, outre l’aménagement des grands ouvrages hydrauliques.
La stratégie de protection des villes tunisiennes contre les risques des inondations, faut-il le rappeler, a favorisé l’élaboration d’une carte des zones menacées par les inondations, inscrite dans le cadre de l’impact de ce phénomène sur les villes. Mieux encore, l’étude globale élaborée, concernant la protection du district du Grand Tunis contre les inondations, a tenu compte de l’extension urbaine, de la nécessité d’adapter les plans d’aménagement aux impératifs de protection des inondations et la bonne gestion des eaux pluviales dans les villes.
L’étude s’étend sur la zone reliant le nord au sud et l’est à l’ouest, couvrant huit unités hydrographiques: l’Ariana Nord, avec la plaine de Choutrana, La Soukra et La Marsa, Sidi Daoud et la zone Séjoumi-Ouest, les deux Sebkha de Séjoumi et Ariana, les lacs Nord et Sud de Tunis et les ouvrages associés, les bassins de Oued Guerreb et Poriche, les bassins des Oueds Bardo et Guériana, les zones Fouchana, M’Hamdia, El Ouardia, El Mourouj, Radès, Ben Arous et Delta de l’Oued Méliane, les bassins côtiers du sud et leurs oueds Ezzahra et oued Maïzette, Hammam Chott et Hammam-Lif.
Dans la liste des bassins versants cités, certains ont été décrétés zones d’études et d’aménagement prioritaires de par les risques d’inondations qu’ils recèlent et la nécessité de leur affecter des moyens d’analyses lourds.
C’est, en effet, dans ces bassins que se concentrent les problèmes hydrauliques du Grand Tunis et dont la résolution passe par la mise en œuvre de modèles hydrauliques sophistiqués, permettant à la fois l’analyse d’écoulements multidirectionnels transitoires et la cartographie numérique des zones inondables.
Il n’en reste pas moins vrai que des risques parfois sérieux pèsent, également, sur d’autres zones du Grand Tunis, notamment sur les bassins côtiers du sud où le sous-dimensionnement des canalisations et la faible pente des ouvrages perçant la GP1 et la voie ferrée de Hammam-Lif et Hammam Chott sont la cause d’inondations répétées nécessitant la mise en œuvre de moyens techniques adaptés, pour appréhender leur contexte hydrologique et hydraulique.
La direction de l’hydraulique urbaine et le groupement BECOM se sont assigné comme objectifs à cette étude l’évaluation de la situation actuelle, le diagnostic des ouvrages déjà construits, la recherche de scénarios de protection contre les inondations pour différentes récurrences, l’étude et l’amélioration des outils institutionnels employés jusqu’à ce jour pour la gestion de l’eau en Tunisie.
Il est opportun de rappeler que le projet de protection de Tunis-Ouest inscrit dans le cadre de la première tranche du projet de protection du Grand Tunis contre les inondations, a nécessité des investissements de l’ordre de 101 MD, avec une contribution de la banque japonaise de coopération internationale de l’ordre de 75 MD. Les travaux consistent en l’aménagement des Oueds de Geriana et Khaznadar (6.000 mètres), d’un canal couvert parallèle à l’avenue 7 novembre sur une longueur de 3100m outre un bassin versant au niveau de Sebkhet Séjoumi en la reliant à Oued Méliane sur une longueur de 6000m. Les études concernant cette tranche s’achèveront en mars 2010 et la remise des appels d’offres pour la réalisation des travaux est prévue pour le mois de juin 2010.
Volet entretien et réhabilitation, le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire a consacré au cours de l’année 2008, 2,6 MD pour l’évacuation et l’entretien des ouvrages hydrauliques dans les villes menacées par les inondations. Des opérations ayant eu lieu dans plusieurs gouvernorats, ont été confiées conjointement aux différentes directions des ministères de l’Intérieur et du Développement local, de l’Environnement et du Développement durable et de la Santé publique. L’exécution de ce programme d’entretien se poursuit au cours de l’année 2009, moyennant des investissements dépassant les 3 MD.
Faut-il rappeler que, durant le 10ème plan de développement, 75 projets ont été programmés nécessitant un volume d’investissement de l’ordre de 105 MD. Ces projets devaient tenir compte de l’extension urbaine dans les villes du district de Tunis et de la nécessité de coordonner les schémas d’aménagement urbain et les actions de protection des inondations.
Najoua Hizaoui





Om Kalthoum - ÃÞáß Çíå Úä ÇáÔæÞ
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