La Tunisie a franchi un nouveau pas vers son objectif de création d'un million d'emplois d'ici 2016. Aux termes d'un nouvel accord de coopération, l'Espagne a investi cinq millions de dinars pour améliorer les perspectives d'emploi à Gafsa et dans d'autres régions.
Aux termes d'un nouvel accord signé le 15 décembre à Tunis, le ministère tunisien du Travail collaborera avec les Nations Unies et d'autres partenaires pour améliorer les chiffres de l'emploi des jeunes dans certaines des régions les plus durement frappées du pays.
Par Mona Yahia et Jamel Arfaoui -Magharebia -
Le ministère du Travail lancera en janvier 2009 un programme triennal disposant d'un soutien financier sous la forme d'un prêt de cinq millions de dinars du gouvernement espagnol et d'une coopération avec l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et d'autres agences onusiennes.
Ce projet vise à stimuler l'emploi des jeunes en créant des emplois région par région et en préparant les futurs travailleurs grâce à une formation et à des services d'embauche.
Selon un communiqué de l'agence Tunis Afrique Presse, ce projet visera dans un premier temps les provinces de Gafsa et de Kef, ainsi que plusieurs districts du Grand Tunis.
Gafsa avait été au centre de l'attention en juillet, lorsqu'une personne avait été tuée et des dizaines d'autres blessées lors des affrontements entre la police et des manifestants rassemblés pour protester contre le chômage dans la ville de Redeyef, située dans un bassin riche en phosphates.
"Nous espérons mettre à profit cet accord pour renforcer les ressources financières consacrées par l'Etat au domaine de l'emploi, réduire le taux de chômage dans ces provinces, et mieux répondre aux demandes des demandeurs d'emploi", a déclaré une source au ministère du Travail.
Le gouvernement tunisien s'est engagé à créer un million d'emplois d'ici 2016 par le biais d'un grand nombre de nouveaux projets, mais une attention particulière a été accordée aux problèmes du bassin minier de Gafsa.
Le Président tunisien Zein Al Abidine Ben Ali avait tenu une réunion en juillet dernier consacrée exclusivement à l'examen des conditions de vie à Gafsa. Plusieurs nouveaux projets avaient vu le jour lors de cette réunion, dont un investissement de 160 millions de dinars dans les secteurs industriel, agricole et touristique de la région, qui ont permis de créer plus de 3 700 emplois.
Malgré ces améliorations, le gouvernement tunisien estime que le taux de chômage s'établit à 14,1 pour cent. Dans un récent communiqué, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi a indiqué que ce chiffre "inclut le nombre croissant de diplômés de l'université".
Dans une étude publiée en mars 2007, la Banque Mondiale montrait que le nombre de diplômés sans emploi en Tunisie avait doublé durant la dernière décennie, pour atteindre quelque 336 000 personnes.
Le ministre de l'Emploi Slim Tletli a déclaré que la Tunisie était impatiente de "gagner la bataille de l'emploi" en investissant dans les ressources humaines et en favorisant l'esprit d'initiative chez les jeunes.
Si de nombreux Tunisiens se déclarent optimistes quant aux perspectives offertes par ce nouveau programme, ils restent cependant prudents.
"J'espère qu'il y aura beaucoup de projets bilatéraux et internationaux, afin que les jeunes puissent avoir plus de possibilités d'emploi", affirme Mourad Ben Salma, 35 ans.
Mouna Saiem a expliqué à Magharebia que ce programme sera plus bénéfique pour l'Espagne que pour la Tunisie, affirmant qu'il s'agit en fait d'un effort pour lutter contre l'immigration clandestine. "Les pays européens tentent d'aider les pays de la rive sud à lutter contre cette immigration."
Elle reconnaît toutefois que ce projet servira en dernier ressort les intérêts des jeunes Tunisiens.
Le gouvernement tunisien a créé près de 600 000 nouveaux emplois durant la période 2000-2007, avec 120 000 au cours de la seule dernière année. Mais il n'y a pas assez d'emplois proposés pour répondre aux nombres croissants de diplômés de l'université.
Source: Magharebia
Aux termes d'un nouvel accord signé le 15 décembre à Tunis, le ministère tunisien du Travail collaborera avec les Nations Unies et d'autres partenaires pour améliorer les chiffres de l'emploi des jeunes dans certaines des régions les plus durement frappées du pays.
Par Mona Yahia et Jamel Arfaoui -Magharebia -
Le ministère du Travail lancera en janvier 2009 un programme triennal disposant d'un soutien financier sous la forme d'un prêt de cinq millions de dinars du gouvernement espagnol et d'une coopération avec l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et d'autres agences onusiennes.
Ce projet vise à stimuler l'emploi des jeunes en créant des emplois région par région et en préparant les futurs travailleurs grâce à une formation et à des services d'embauche.
Selon un communiqué de l'agence Tunis Afrique Presse, ce projet visera dans un premier temps les provinces de Gafsa et de Kef, ainsi que plusieurs districts du Grand Tunis.
Gafsa avait été au centre de l'attention en juillet, lorsqu'une personne avait été tuée et des dizaines d'autres blessées lors des affrontements entre la police et des manifestants rassemblés pour protester contre le chômage dans la ville de Redeyef, située dans un bassin riche en phosphates.
"Nous espérons mettre à profit cet accord pour renforcer les ressources financières consacrées par l'Etat au domaine de l'emploi, réduire le taux de chômage dans ces provinces, et mieux répondre aux demandes des demandeurs d'emploi", a déclaré une source au ministère du Travail.
Le gouvernement tunisien s'est engagé à créer un million d'emplois d'ici 2016 par le biais d'un grand nombre de nouveaux projets, mais une attention particulière a été accordée aux problèmes du bassin minier de Gafsa.
Le Président tunisien Zein Al Abidine Ben Ali avait tenu une réunion en juillet dernier consacrée exclusivement à l'examen des conditions de vie à Gafsa. Plusieurs nouveaux projets avaient vu le jour lors de cette réunion, dont un investissement de 160 millions de dinars dans les secteurs industriel, agricole et touristique de la région, qui ont permis de créer plus de 3 700 emplois.
Malgré ces améliorations, le gouvernement tunisien estime que le taux de chômage s'établit à 14,1 pour cent. Dans un récent communiqué, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi a indiqué que ce chiffre "inclut le nombre croissant de diplômés de l'université".
Dans une étude publiée en mars 2007, la Banque Mondiale montrait que le nombre de diplômés sans emploi en Tunisie avait doublé durant la dernière décennie, pour atteindre quelque 336 000 personnes.
Le ministre de l'Emploi Slim Tletli a déclaré que la Tunisie était impatiente de "gagner la bataille de l'emploi" en investissant dans les ressources humaines et en favorisant l'esprit d'initiative chez les jeunes.
Si de nombreux Tunisiens se déclarent optimistes quant aux perspectives offertes par ce nouveau programme, ils restent cependant prudents.
"J'espère qu'il y aura beaucoup de projets bilatéraux et internationaux, afin que les jeunes puissent avoir plus de possibilités d'emploi", affirme Mourad Ben Salma, 35 ans.
Mouna Saiem a expliqué à Magharebia que ce programme sera plus bénéfique pour l'Espagne que pour la Tunisie, affirmant qu'il s'agit en fait d'un effort pour lutter contre l'immigration clandestine. "Les pays européens tentent d'aider les pays de la rive sud à lutter contre cette immigration."
Elle reconnaît toutefois que ce projet servira en dernier ressort les intérêts des jeunes Tunisiens.
Le gouvernement tunisien a créé près de 600 000 nouveaux emplois durant la période 2000-2007, avec 120 000 au cours de la seule dernière année. Mais il n'y a pas assez d'emplois proposés pour répondre aux nombres croissants de diplômés de l'université.
Source: Magharebia





Om Kalthoum - أقلك ايه عن الشوق
Commentaires
2 de 2 commentaires pour l'article 14736