Position commune des pays africains face aux changements climatiques



APA-Alger,Les participants à la conférence d’Alger sur les changements climatiques ont convenu d’une position africaine commune pour faire face à ce phénomène, a indiqué mercredi soir dans un point de presse, le ministre algérien de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, M. Chérif Rahmani.

"Nous avons décidé d’avoir une position commune. Aujourd’hui nous avons assemblé, consolidé et synthétisé l’ensemble des positions" des pays africains, a déclaré M. Rahmani.


il s’exprimait au cours d’un point de presse à l’issue des travaux de la 1ère journée de la conférence africaine des ministres de l’Environnement sur les changements climatiques pour l’après 2012.

La conférence d’Alger énonce que "lorsqu’il y a un problème global, il faut qu’il y ait une solution globale et lorsqu’il y a des problèmes communs, il faut qu’il y ait des solutions communes".

L’Afrique a décidé de peser sur les décisions et sur les négociations des conférences de Pozna’n (Pologne) et de Copenhague (Danemark), selon le ministre qui insisté sur la plate-forme africaine sur les changements climatiques.

Il a affirmé que les pays africains participant à la conférence ont écarté l’idée d’une position défensive et ont décidé d’aller vers "l’action" à travers l’application de la plate-forme.

Concernant les formes que prendront les prochaines négociations sur la question des changements climatiques, M. Rahmani a souligné que l’important est "la prise de décisions pour l’après 2012".

"Nous avons aujourd’hui une vision partagée qui doit fixer un objectif, un plafond au-delà duquel les pays développés ne doivent pas aller", a-t-il indiqué, rappelant que la pollution générée par le continent africain ne représente que 3% du total de la pollution dans le monde, dont la responsabilité incombe aux pays développés.

"L’Afrique n’est pas concernée par l’atténuation (des émissions de gaz à effet de serre) qui doit se faire fondamentalement par les pays développés.

Le continent demande une adaptation, en modifiant ses économies pour pouvoir intérioriser une économie moins carbonée et être dans la perspective du développement durable", a-t-il dit.

M. Rahmani a ajouté que cette adaptation doit avoir un "ancrage juridique" dans les accords de la conférence de Copenhague (décembre 2009).

La plate-forme affirme aussi la nécessité d’un meilleur partage des mécanismes de développement propres (MDP) et préconise une modification et l’élargissement des sources de leur financement, a-t-il indiqué.

La conférence d’Alger appelle à une alliance intercontinentale pour tirer profit de l’expérience des autres groupes développés en matière de transfert technologique et financier, a conclu le ministre Rahmani.



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