De nouveaux horaires de travail imposés par le Gouvernement tunisien ne semblent pas convenir aux fonctionnaires. Les tunisiens se plaignent que ce nouveau système ne tient pas compte des horaires scolaires et qu'ils doivent de toute manière partir tôt de leurs foyers pour déposer leurs enfants.
Par Jamel Arfaoui -Magharebia -
De nouveaux horaires de travail approuvés vendredi 7 novembre par le Gouvernement ont mis en colère de nombreux tunisiens qui leur reprochent de rendre leur quotidien "plus compliqué".
Le nouveau système, dont le Gouvernement affirme qu'il facilitera le trafic automobile dans la grande agglomération de Tunis, exige des fonctionnaires qu'ils débutent leur journée à 9 heures et la terminent à 17 heures 45, avec un arrêt de 90 minutes. La journée de travail commençait jusqu'à présent à 8 heures du matin.
Sans surprise, ces nouveaux horaires ne sont pas parvenus à satisfaire les 350 000 fonctionnaires de la capitale. Certains trouvent ce changement inutile, et d'autres disent qu'il leur a compliqué l'existence et celle de leurs conjoints et enfants.
"La situation est devenue plus complexe", dit Meryam Mkademi, employée gouvernementale. Son mari travaille dans le secteur privé et doit commencer plus tôt. "Nous n'avons qu'une seule voiture, et je dois partir avec lui pour qu'il me dépose, et j'attends alors jusqu'à 9 heures pour commencer à travailler. C'est une perte de temps, et je n'ai plus de temps pour me reposer. Cela porte sur les nerfs".
Selon un communiqué gouvernemental, le nouveau système des horaires de travail est une expérience destinée à être évaluée plus tard par les instances dirigeantes.
Avec d'autres changements d'horaires qui ont été appliqués en Tunisie, comme l'heure d'hiver et les heures de travail du Ramadan, les tunisiens se sentent mal à l'aise et irrités.
"On nous a transformés en rats de laboratoire", dit Selma Khiari, "et on se demande pourquoi la violence a augmenté dans les familles et pourquoi l'éducation est tombée à des niveaux tellement honteux".
Kamel Drissi, médecin généraliste, dit que les nouveaux horaires, ajoutés à l'étranglement des encombrements routiers, "causent un surmenage physique qui se transforme en surmenage nerveux, aboutissant à un stress chronique, qui a des effets au sein de la famille comme sur le lieu de travail".
Même si c'est encore prématuré, de nombreux tunisiens disent ne pas avoir constaté de changements dans le trafic routier, en particulier lorsque les gens doivent être de toute manière à une heure matinale dans les rues pour laisser leurs enfants à l'école. Certains avancent que si seulement le nouveau système avait pris les écoles en compte, tout en aurait été facilité.
"Le temps que je mets à me rendre à mon travail n'a pas changé pour autant", dit Mourad Hnia, qui doit conduire ses enfants à l'école avant huit heures.
Mais le Gouvernement tient à trouver une solution au problème du trafic routier dans la capitale tout comme il veut réduire le nombre d'accidents. Selon les statistiques gouvernementales, il y a eu, pour l'année 2007 seulement, 1516 morts et plus de 1500 blessés au cours de 11 000 accidents de la route à travers la Tunisie. Plus de 39% de ces accidents se sont produits dans la capitale.
Ce n'est pas la première fois que le Gouvernement tente de remédier à ce problème en changeant les horaires de travail. Un représentant gouvernemental dit qu'une expérience similaire a échoué dans les années 1980, mais ne développe pas.
Pour résoudre le problème du trafic routier, certains sont allés à l'extrême et ont suggéré de déplacer la capitale dans un autre lieu, ou encore de déménager certains Ministères dans d'autres villes.
"De cette manière," dit Slimen Belhadj Ali, "nous pourrions garantir le flot régulier du trafic, même pour les piétons".
Source : Magharebia
Par Jamel Arfaoui -Magharebia -
De nouveaux horaires de travail approuvés vendredi 7 novembre par le Gouvernement ont mis en colère de nombreux tunisiens qui leur reprochent de rendre leur quotidien "plus compliqué".
Le nouveau système, dont le Gouvernement affirme qu'il facilitera le trafic automobile dans la grande agglomération de Tunis, exige des fonctionnaires qu'ils débutent leur journée à 9 heures et la terminent à 17 heures 45, avec un arrêt de 90 minutes. La journée de travail commençait jusqu'à présent à 8 heures du matin.
Sans surprise, ces nouveaux horaires ne sont pas parvenus à satisfaire les 350 000 fonctionnaires de la capitale. Certains trouvent ce changement inutile, et d'autres disent qu'il leur a compliqué l'existence et celle de leurs conjoints et enfants.
"La situation est devenue plus complexe", dit Meryam Mkademi, employée gouvernementale. Son mari travaille dans le secteur privé et doit commencer plus tôt. "Nous n'avons qu'une seule voiture, et je dois partir avec lui pour qu'il me dépose, et j'attends alors jusqu'à 9 heures pour commencer à travailler. C'est une perte de temps, et je n'ai plus de temps pour me reposer. Cela porte sur les nerfs".
Selon un communiqué gouvernemental, le nouveau système des horaires de travail est une expérience destinée à être évaluée plus tard par les instances dirigeantes.
Avec d'autres changements d'horaires qui ont été appliqués en Tunisie, comme l'heure d'hiver et les heures de travail du Ramadan, les tunisiens se sentent mal à l'aise et irrités.
"On nous a transformés en rats de laboratoire", dit Selma Khiari, "et on se demande pourquoi la violence a augmenté dans les familles et pourquoi l'éducation est tombée à des niveaux tellement honteux".
Kamel Drissi, médecin généraliste, dit que les nouveaux horaires, ajoutés à l'étranglement des encombrements routiers, "causent un surmenage physique qui se transforme en surmenage nerveux, aboutissant à un stress chronique, qui a des effets au sein de la famille comme sur le lieu de travail".
Même si c'est encore prématuré, de nombreux tunisiens disent ne pas avoir constaté de changements dans le trafic routier, en particulier lorsque les gens doivent être de toute manière à une heure matinale dans les rues pour laisser leurs enfants à l'école. Certains avancent que si seulement le nouveau système avait pris les écoles en compte, tout en aurait été facilité.
"Le temps que je mets à me rendre à mon travail n'a pas changé pour autant", dit Mourad Hnia, qui doit conduire ses enfants à l'école avant huit heures.
Mais le Gouvernement tient à trouver une solution au problème du trafic routier dans la capitale tout comme il veut réduire le nombre d'accidents. Selon les statistiques gouvernementales, il y a eu, pour l'année 2007 seulement, 1516 morts et plus de 1500 blessés au cours de 11 000 accidents de la route à travers la Tunisie. Plus de 39% de ces accidents se sont produits dans la capitale.
Ce n'est pas la première fois que le Gouvernement tente de remédier à ce problème en changeant les horaires de travail. Un représentant gouvernemental dit qu'une expérience similaire a échoué dans les années 1980, mais ne développe pas.
Pour résoudre le problème du trafic routier, certains sont allés à l'extrême et ont suggéré de déplacer la capitale dans un autre lieu, ou encore de déménager certains Ministères dans d'autres villes.
"De cette manière," dit Slimen Belhadj Ali, "nous pourrions garantir le flot régulier du trafic, même pour les piétons".
Source : Magharebia





Om Kalthoum - أقلك ايه عن الشوق
Commentaires
13 de 13 commentaires pour l'article 14431