APA, Tunis (Tunisie) La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a annoncé la création d’une cellule de veille en vue de «suivre de près l’évolution de la situation sur les marchés financiers internationaux, et partant prendre à temps les décisions qui s’imposent pour la préservation des acquis de l’économie tunisienne».
Une Commission d’évaluation a été également mise en place et plusieurs mesures ont été adoptées, tant au niveau de la gestion des réserves en devises du pays, qu’au niveau de la réglementation des crédits de logements, suite à la crise financière qui touche l’économie mondiale.
Analysant les origines de la crise financière internationale, ses conséquences sur le plan international et l’appréciation de la gravité de la crise par la Tunisie dès son début, Taoufik Baccar, gouverneur de la BCT, a évoqué lors d’une rencontre avec la presse à Tunis des "mesures prises face à cette crise et les enseignements tirés au plan national et sur les projections économiques".
M. Baccar a estimé qu’il "faut distinguer" entre l’impact direct, et l’impact indirect ou à terme.
Les marges sur les émissions tunisiennes qui ont baissé jusqu’à 40-50 points de base pour des maturités de 5 à 10 ans, sont passées au pic de la crise, lors de la faillite de Lehman Brothers, à plus de 200 points de base.
M. Baccar a indiqué que les institutions financières tunisiennes n’utilisent pas de façon massive les techniques qui étaient à l’origine de la crise et du décalage entre la sphère réelle et la sphère financière à l’instar des produits de titrisation structurés.
Ceux-ci sont les Mortgages Backed Securities (MBS), les Credit Defautl Swap (CDS), les Collateralized Debt Obligations (CDO) alors que les placements des banques locales de leurs ressources en devises sur les marchés financiers internationaux obéissent à des règles strictes.
Le responsable tunisien a expliqué que la Tunisie "n’a aucun placement" auprès des banques Bear Stearns, Lehman Brothers, Merrill Lynch, ou encore Fortis, les établissement tombés en faillite ou nationalisés en raison de la précarité de leur positions vis-à-vis de la crise de subprime.
Concernant la Bourse de Tunis, la part des étrangers dans la capitalisation boursière, de l’ordre de 25 % est détenue par des actionnaires de référence et non par des investisseurs financiers, ce qui lui confère une certaine stabilité et la met à priori à l’abri des risques de contagion.
En revanche, la BCT pense que si l’économie mondiale entre dans une phase de récession, "son impact sera direct sur l’économie tunisienne".
Le schéma retenu pour 2009 par la BCT table sur une augmentation de la croissance de 6 % contre 5,1 % estimé pour 2008, grâce en particulier à la demande extérieure.
Concernant les mesures prises pour parer à la crise, Taoufik Baccar a souligné que face à la forte remontée des marges de crédits et à l’incertitude croissante régnante sur les marchés des capitaux internationaux, il a été décidé au niveau de la gestion des réserves en devises du pays "de ne pas programmer de sortie sur les marchés financiers internationaux en 2008 et en 2009".
Le but est d’"d’orienter" les placements en devises de la Banque Centrale de Tunisie "vers les instruments d’investissement les plus sûrs, à savoir les bons et obligations du Trésor en euro et accessoirement en dollar émis par les principaux pays industrialisés, disposant d’une notation financière AAA".
Une Commission d’évaluation a été également mise en place et plusieurs mesures ont été adoptées, tant au niveau de la gestion des réserves en devises du pays, qu’au niveau de la réglementation des crédits de logements, suite à la crise financière qui touche l’économie mondiale.
Analysant les origines de la crise financière internationale, ses conséquences sur le plan international et l’appréciation de la gravité de la crise par la Tunisie dès son début, Taoufik Baccar, gouverneur de la BCT, a évoqué lors d’une rencontre avec la presse à Tunis des "mesures prises face à cette crise et les enseignements tirés au plan national et sur les projections économiques".
M. Baccar a estimé qu’il "faut distinguer" entre l’impact direct, et l’impact indirect ou à terme.
Les marges sur les émissions tunisiennes qui ont baissé jusqu’à 40-50 points de base pour des maturités de 5 à 10 ans, sont passées au pic de la crise, lors de la faillite de Lehman Brothers, à plus de 200 points de base.
M. Baccar a indiqué que les institutions financières tunisiennes n’utilisent pas de façon massive les techniques qui étaient à l’origine de la crise et du décalage entre la sphère réelle et la sphère financière à l’instar des produits de titrisation structurés.
Ceux-ci sont les Mortgages Backed Securities (MBS), les Credit Defautl Swap (CDS), les Collateralized Debt Obligations (CDO) alors que les placements des banques locales de leurs ressources en devises sur les marchés financiers internationaux obéissent à des règles strictes.
Le responsable tunisien a expliqué que la Tunisie "n’a aucun placement" auprès des banques Bear Stearns, Lehman Brothers, Merrill Lynch, ou encore Fortis, les établissement tombés en faillite ou nationalisés en raison de la précarité de leur positions vis-à-vis de la crise de subprime.
Concernant la Bourse de Tunis, la part des étrangers dans la capitalisation boursière, de l’ordre de 25 % est détenue par des actionnaires de référence et non par des investisseurs financiers, ce qui lui confère une certaine stabilité et la met à priori à l’abri des risques de contagion.
En revanche, la BCT pense que si l’économie mondiale entre dans une phase de récession, "son impact sera direct sur l’économie tunisienne".
Le schéma retenu pour 2009 par la BCT table sur une augmentation de la croissance de 6 % contre 5,1 % estimé pour 2008, grâce en particulier à la demande extérieure.
Concernant les mesures prises pour parer à la crise, Taoufik Baccar a souligné que face à la forte remontée des marges de crédits et à l’incertitude croissante régnante sur les marchés des capitaux internationaux, il a été décidé au niveau de la gestion des réserves en devises du pays "de ne pas programmer de sortie sur les marchés financiers internationaux en 2008 et en 2009".
Le but est d’"d’orienter" les placements en devises de la Banque Centrale de Tunisie "vers les instruments d’investissement les plus sûrs, à savoir les bons et obligations du Trésor en euro et accessoirement en dollar émis par les principaux pays industrialisés, disposant d’une notation financière AAA".





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