L´édition 2008 du rapport annuel de la CNUCED sur les tendances de l´investissement dans le monde, parue le 24 septembre, a pour thème "Transnational Corporations and the Infrastructure Challenge" (Les sociétés transnationales et le défi des infrastructures).
Après quatre années consécutives de croissance, les entrées mondiales d’IED ont augmenté de 30 % pour s’élever à 1 833 milliards de dollars en 2007, dépassant ainsi largement le record historique atteint en 2000.
Malgré la crise financière et la crise du crédit qui sévissent depuis le deuxième semestre de 2007, les entrées d’IED ont continué de progresser dans les trois grands groupements économiques que sont les pays développés, les pays en développement et les pays en transition de l’Europe du Sud-Est et de la Communauté d’ةtats indépendants (CEI) .
Les entrées d’IED dans les pays développés ont atteint 1 248 milliards de dollars. Les ةtats-Unis sont restés le premier pays destinataire, suivis du Royaume-Uni, de la France, du Canada et des Pays-Bas.
L’Union européenne (UE) était la première région d’accueil, attirant près des deux tiers du total des entrées d’IED dans les pays développés.
En Afrique
Selon ce rapport, en 2007, les IED en Afrique sont restés concentrés sur le plan géographique: les 10 principaux pays de destination ont absorbé à eux seuls 82 % du total et 9 pays ont enregistré des IED d´un montant supérieur ou égal à un milliard de dollars.
La très forte augmentation des IED dans la région et leur rentabilité s´expliquent par l´explosion des prix des produits de base et par l´évolution des politiques en Afrique.
L´Afrique du Nord a attiré 42 % des IED dans la région, et l´Afrique subsaharienne 58 %. Les investissements dans les pays les moins avancés (PMA) ont également augmenté pour la deuxième année consécutive.

Du fait de l´explosion des prix des produits de base, la rentabilité des IED a bondi de 31 % en 2007 et le taux de rendement des investissements a été plus élevé en Afrique que dans les autres régions en développement, aussi bien en 2006 qu´en 2007 (fig. 3). Une grande partie des IED en 2007 ont concerné le développement de projets d´exploitation de ressources naturelles, financé pour partie par le réinvestissement des bénéfices dont la part dans le total des IED a atteint 28 %. Les IED dans l´exploitation des ressources naturelles ont contribué à une accélération de la croissance des exportations des principaux pays producteurs. Les réserves de devises de la région ont augmenté d´environ 36 % en 2007, et plus encore dans certains grands pays exportateurs de pétrole comme le Nigéria et la Jamahiriya arabe libyenne.
Toutefois, en dépit de ces augmentations, la part de l´Afrique s´est maintenue aux environs de 3 % du montant total des IED dans le monde (1833 milliards de dollars). Les principaux investisseurs sur le continent ont été les sociétés transnationales (STN) américaines et européennes, suivis des investisseurs africains, en particulier d´Afrique du Sud. Les STN asiatiques se sont principalement intéressées à l´exploitation du pétrole et du gaz et aux infrastructures. Les perspectives d´une nouvelle hausse des IED en 2008 sont encourageantes compte tenu de la persistance des prix élevés des produits de base, des grands projets déjà annoncés pour l´année, et des paiements à venir liés aux opérations passées de fusions et acquisitions transfrontières. Ainsi, les IED en Afrique pourraient augmenter pour la quatrième année consécutive.
Sur le plan des politiques, les gouvernements africains et leurs partenaires ont adopté diverses lois et pris d´autres mesures pour attirer davantage les IED. L´enquête annuelle de la CNUCED sur l´évolution des législations et règlements nationaux susceptibles d´influencer l´arrivée de sociétés transnationales montre qu´une évolution de l´environnement législatif et réglementaire s´est produite dans 10 pays d´Afrique en 2007, et qu´elle était pour l´essentiel destinée à accorder des concessions aux investisseurs étrangers et à faciliter les IED. Les pays de la région ont signé 11 traités bilatéraux d´investissement et 11 nouveaux traités de double imposition. Environ 50 % des premiers et 60 % des seconds ont été conclus avec des pays développés. C´est l´ةgypte qui a conclu le plus grand nombre de traités d´investissement et l´Afrique du Sud qui a conclu le plus grand nombre de traités de double imposition.
Voir le rapport en Pdf
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L’Union européenne (UE) était la première région d’accueil, attirant près des deux tiers du total des entrées d’IED dans les pays développés.
En Afrique
Selon ce rapport, en 2007, les IED en Afrique sont restés concentrés sur le plan géographique: les 10 principaux pays de destination ont absorbé à eux seuls 82 % du total et 9 pays ont enregistré des IED d´un montant supérieur ou égal à un milliard de dollars.
La très forte augmentation des IED dans la région et leur rentabilité s´expliquent par l´explosion des prix des produits de base et par l´évolution des politiques en Afrique.
L´Afrique du Nord a attiré 42 % des IED dans la région, et l´Afrique subsaharienne 58 %. Les investissements dans les pays les moins avancés (PMA) ont également augmenté pour la deuxième année consécutive.

Du fait de l´explosion des prix des produits de base, la rentabilité des IED a bondi de 31 % en 2007 et le taux de rendement des investissements a été plus élevé en Afrique que dans les autres régions en développement, aussi bien en 2006 qu´en 2007 (fig. 3). Une grande partie des IED en 2007 ont concerné le développement de projets d´exploitation de ressources naturelles, financé pour partie par le réinvestissement des bénéfices dont la part dans le total des IED a atteint 28 %. Les IED dans l´exploitation des ressources naturelles ont contribué à une accélération de la croissance des exportations des principaux pays producteurs. Les réserves de devises de la région ont augmenté d´environ 36 % en 2007, et plus encore dans certains grands pays exportateurs de pétrole comme le Nigéria et la Jamahiriya arabe libyenne.
Toutefois, en dépit de ces augmentations, la part de l´Afrique s´est maintenue aux environs de 3 % du montant total des IED dans le monde (1833 milliards de dollars). Les principaux investisseurs sur le continent ont été les sociétés transnationales (STN) américaines et européennes, suivis des investisseurs africains, en particulier d´Afrique du Sud. Les STN asiatiques se sont principalement intéressées à l´exploitation du pétrole et du gaz et aux infrastructures. Les perspectives d´une nouvelle hausse des IED en 2008 sont encourageantes compte tenu de la persistance des prix élevés des produits de base, des grands projets déjà annoncés pour l´année, et des paiements à venir liés aux opérations passées de fusions et acquisitions transfrontières. Ainsi, les IED en Afrique pourraient augmenter pour la quatrième année consécutive.
Sur le plan des politiques, les gouvernements africains et leurs partenaires ont adopté diverses lois et pris d´autres mesures pour attirer davantage les IED. L´enquête annuelle de la CNUCED sur l´évolution des législations et règlements nationaux susceptibles d´influencer l´arrivée de sociétés transnationales montre qu´une évolution de l´environnement législatif et réglementaire s´est produite dans 10 pays d´Afrique en 2007, et qu´elle était pour l´essentiel destinée à accorder des concessions aux investisseurs étrangers et à faciliter les IED. Les pays de la région ont signé 11 traités bilatéraux d´investissement et 11 nouveaux traités de double imposition. Environ 50 % des premiers et 60 % des seconds ont été conclus avec des pays développés. C´est l´ةgypte qui a conclu le plus grand nombre de traités d´investissement et l´Afrique du Sud qui a conclu le plus grand nombre de traités de double imposition.
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