Mauritanie: la radio et la TV ont cessé d'émettre



La radio et la télévision nationale mauritanienne ont cessé d'émettre mercredi après que des militaires en eurent chassé le personnel, rapporte l'AFP; Al Jazeera et Al Arabia.
Des renforts militaires ont également été constatés autour de la présidence.
Selon Al Jazeera le président et son premier ministre sont détenus.


La Mauritanie traverse actuellement une grave crise politique, marquée notamment par la démission lundi de 48 parlementaires du parti présidentiel.

Le pays était dirigé par Maaouiya Ould Taya jusqu'au 3 août 2005. Militaire de carrière, il était chef d’état-major puis premier ministre (1981-1984) et ministre de la défense. Il présida le Comité militaire de salut national qui renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla en 1984. En 1991, il proclame une nouvelle constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti républicain démocratique et social. En 1992, il est élu président et est réélu en 1997, malgré de fortes contestations sur l'état des libertés dans le pays.


Le 3 août 2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la justice et la démocratie, prend le pouvoir pour officiellement « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Ce putsch eut lieu alors que le président était sur le chemin du retour de Riyad où il avait assisté la veille aux funérailles du roi Fahd d'Arabie saoudite. Après un cours séjour au Niger et en Gambie, il se réfugia en définitive au Qatar où il obtint résidence permanente.


Le 21 avril 2006, le chef de l'ةtat mauritanien Ely Ould Mohamed Vall a autorisé l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique en cours jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a toutefois pas regagné la Mauritanie.

Conformément a ses engagements formulés lors de la prise de pouvoir d'août 2005, Ely Ould . Mohamed Vall ne s'est pas présenté à l’élection présidentielle de mars 2007. Lors du premier tour aucun des candidats en lice n'ayant obtenu 50 % des suffrages, un second tour a eu lieu le 25 mars 2007.

Sidi Ould Cheikh Abdallahi, a prêté serment le 19 avril 2007.