L'Union pour la Méditerranée : Les réactions des pays riverains



L’Union pour la Méditerranée, ou bien Union méditerranéenne, est un projet qui a pour vocation d'être le cœur et le moteur de la coopération en Méditerranée et pour la Méditerranée. Il est issu du Processus de Barcelone; le concept d’Union méditerranéenne a été proposé par le président français Nicolas Sarkozy en 2007 avant d'être présenté à l'ensemble des pays riverains de la Méditerranée.
L’« appel de Rome » du 20 décembre 2007, lancé par les chefs d'État et de gouvernement italien, espagnol et français, formalise cette initiative en invitant l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée et des pays de l'Union européenne, à se réunir lors d’un sommet les 13 et 14 juillet 2008 à Paris. Ce Sommet permettra de définir leur vision commune et les contours des projets qui seront mis en œuvre dans l'espace méditerranéen.



Prospective politique sur ce projet : buts et institutions
La valeur ajoutée de l’Union pour la Méditerranée devrait résider d’abord dans l’élan politique qu’elle devrait donner à la coopération autour de la Méditerranée et à la mobilisation des sociétés civiles, des entreprises, des collectivités locales, des associations et des ONG.
Il s'agit d'un projet fondé sur une logique de coopération et non sur une logique d’intégration.
Le projet d’Union pour la Méditerranée n’a pas vocation à se substituer aux procédures de coopération et de dialogue qui réunissent déjà les pays riverains de la Méditerranée, mais à les compléter, à renforcer leur visibilité en leur donnant une impulsion supplémentaire, une impulsion politique. L'Union pour la Méditerranée propose une nouvelle méthode. Elle part de « projets concrets » qui créeront une dynamique complémentaire à celles des processus existants. Les projets doivent répondre à deux principes : celui du partenariat égalitaire d'abord, exigeant que les projets soient définis et proposés conjointement par les pays de la rive sud et de la rive nord ; celui de la géométrie variable ensuite, permettant de ne réunir sur un projet concret que les pays volontaires.
Des secteurs prioritaires de travail sont d'ores et déjà évoqués. Ils pourraient recouvrir l’environnement, l’énergie renouvelable, la protection civile, l’enseignement, la formation, la culture. Les questions liées au financement de ces projets, mais aussi favorisant le développement économique dans la rive sud, seront largement abordées.
L'Union pour la Méditerranée devrait être codirigée par un pays de l'Union européenne riverain de la Méditerranée et par un pays hors Union Européenne.
Un secrétariat permanent, léger, devrait être mis en place à l'issue du sommet des 13 et 14 juillet, afin de suivre la mise en route des projets décidés par les chefs d'État et de gouvernement et pour préparer le prochain sommet, qui devrait se tenir tous les deux ans, dans un pays différent.


Les réactions des pays riverains



Le Maroc
Les autorités marocaines accueillent favorablement la proposition française. Lors de la visite d'État au Maroc du président français en octobre 2007, le roi du Maroc Mohammed VI déclare dans son discours de Marrakech : « Nous sommes déterminés à explorer avec vous toutes les opportunités visant à promouvoir une approche inédite et progressive du partenariat ainsi envisagé et une prise en charge novatrice et solidaire des multiples défis de notre espace méditerranéen». L’ambassadeur marocain à Paris, Fathallah Sijilmassi est actif dans la promotion du projet.

La Tunisie
La Tunisie accepte le projet dès l'été 2007 et le président Zine el-Abidine Ben Ali soutient les démarches de Nicolas Sarkozy tout en rappelant, lors de la visite d'état de ce dernier en Tunisie en avril 2008, sa volonté d'«une participation plus large des pays de la rive sud à l'élaboration des plans et à la prise des décisions». Les chefs d'entreprise tunisiens voient cette Union comme un "accélérateur de projets".

L’Egypte
Le président égyptien Mohammed Hosni Moubarak est aussi favorable au projet. Les milieux intellectuels et universitaires égyptiens se montrent intéressés, tel le professeur de sciences politiques Mona Makram-Ebeid qui dans Al-Ahram Hebdo soutient fermement la coopération méditerranéenne et considère que l’Égypte pourrait « jouer un énorme rôle pour être la force motrice de cette Union. » aux côtés de la France. Cependant, comme le note Antoine Basbous, de l'Observatoire des pays arabes, dans Le Figaro10 "la principale préoccupation de ces dirigeants n'est pas d'intégrer un club de démocraties méditerranéennes, mais de sanctuariser leurs régimes et de maintenir leurs clans au pouvoir(...) Donner la liberté à leur peuple, instaurer un État de droit ou offrir à leur jeunesse une véritable perspective, cela n'est pas à l'ordre du jour."

La Libye
Le Colonnel Kadhafi a de son côté montré son hostilité au projet français, parlant d'une tentative de diviser les pays arabes. Il ne souhaite pas qu'une Union pour la Méditerranée soit engagée sans l'appui de tous les pays arabes.

La Grèce
En octobre 2007 le président grec Karolos Papoulias, qui effectue une visite d'État en France, affirme son approbation et son soutien au projet d'Union méditerranéenne. « La Grèce se montre particulièrement intéressée », selon le service de presse de l'Élysée.
L’Espagne et l'Italie
Les deux pays soutiennent le projet mais restent prudents face à l'enthousiasme français. À Rome lors d'un sommet entre M. Zapatero, M. Romano Prodi et M. Sarkozy le 20 décembre 2007, est lancé un appel en faveur de la coopération méditerranéenne en continuité avec les dispositifs existants. Selon l'appel de Rome, le projet intéresserait en premier lieu 25 pays, les 22 ayant un littoral méditerranéen ainsi que le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, tous trois déjà très impliqués dans divers processus euro-méditerranéens.
Les États-Unis
Le journal Le Monde parle d'une « bienveillance américaine à l'égard du projet d'Union méditerranéenne». Cette « bienveillance » ne suffit néanmoins pas à faire taire les critiques européennes : aucune concertation n'a eu lieu avec les partenaires européens non-méditerranéens de la France.


Commentaires


4 de 4 commentaires pour l'article 13818

Lecteur  (italianovero12@hotmail.co)  |Jeudi 17 Juillet 2008 à 06h 44m |           
Israel en fait n"as pas vraiment besoin de renouer ses relations avec les pays arabes pour des raiosn economiques parce ces derniers sont entrain de consommer des produit made in israel indirectement sous d"autres appelation made in china ou made in pakistan ou meme made in ..pays europeen, mais l.union pour les pays mediterraneen est une nouvelle formule colonialiste francaise a la sarkozy, en fait l,europe et specialement la france passe par
une periode economique critiaue les solution se minimisent les francais quitteent de plus en plus la france pour aller s.installer au quebec ou investir ailleur a dubai ou autres , seul moyen pour profiter du gaz et petrole qui devien de plus ne plus cher ces dernoiers temps des pays producteurs lybie algerie etc etc bref jespere que les autres president font commekaddafi ki lui est intelligent la dessu cela ne fais pas mon interetje ny adere
pas je prefere minventer lidee de lunion africaine c mon argent je fais ce que je veux mais je le donne pas au francais et il fais bien ...

Ii  (tevfiktn@yahoo.com)  |Dimanche 13 Juillet 2008 à 19h 49m |           
Les commentaires me font rire, qunad est ce qu on va arreter de tout mettre sur le dos d'Israel et de dire que les problemes des pays arabes vinnenent seulement d eux et de leurs nombreux defauts qu'ils ne veulent pas admettre,
ca me fait vraiment rire, mais un rire decu de cette pensee generalisee et auquelle croient les gens a defaut de mieux, reveillez vous, lesa autres avancent et nous on est entrain de raconter des histoires de mytho

Chater Chater  (ch@ch.ch)  |Dimanche 13 Juillet 2008 à 15h 47m |           
Une nouvelle deguisee pour la naturalisation des realtions entre israel et les pays arabes, sarkizy d'origines juives!!

Ala  (hichem@gmx.de)  |Dimanche 13 Juillet 2008 à 15h 38m |           
Cette methode d´un nouveau colonialisme et de rapprocher les sionistes des pays arabes ne dure pas longtemps.
Basta Sarkozy et occupe toi de la France et des francais